Selon le stade

Le traitement des tumeurs localisées (T1 et T2)

SOIGNER LES DENTS !

Avant toute chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie, la réalisation d’un bilan buccodentaire complet est nécessaire.

LA CHIRURGIE

Pour les cancers glottiques

Pour les tumeurs limitées des cordes vocales, la chirurgie endoscopique obtient des résultats sont comparables à ceux obtenus avec les techniques de chirurgie traditionnelle, avec un taux de contrôle local de l’ordre de 95 %. La chirurgie traditionnelle conserve cependant sa place pour les cancers T1-T2 glottiques.
Les techniques de chirurgie par voie externe sont des options possibles, comme la cordectomie, la laryngectomie fronto-latérale, et dans une certaine mesure, la laryngectomie frontale antérieure avec épiglottoplastie.

Pour les cancers supra-glottiques

La chirurgie endoscopique
Elle est plus controversée. Les auteurs qui ont le plus d’expérience sur ce sujet avancent des taux de contrôle local excellents pour les T1, et bons pour les T2 (80 à 96 %) mais avec, pour certains, une radiothérapie associée.

Le traitement des aires ganglionnaires
S’il existe des ganglions métastatiques ou pour les tumeurs classées T2, un curage ganglionnaire sera proposé.
Un alternative récente consiste à pratiquer, 12 semaines après la fin du traitement, une tomographie par émission de positons (TEP) couplée à la tomodensitométrie (TDM)avec un analogue du glucose, le déoxyglucose marqué par le fluor 18 (FDG-TEP-TDM). Si cette dernière plaide en faveur d’une réponse thérapeutique incomplète, un curage cervical sélectif sera proposé pour confirmer l’existence d’une maladie résiduelle et envisager un traitement complémentaire. La négativité de l’examen permet d’éviter, dans plus de trois quarts des cas, ce geste chirurgical. .


LA RADIOTHÉRAPIE

C’est une alternative à la chirurgie mais ce n’est pas un traitement standard car, à ce jour, il n’y a pas d’étude publiée, comparant la radiothérapie à la chirurgie pour le traitement des tumeurs débutantes ou limitées du larynx.

Pour les tumeurs sus-glottiques
Les différentes études publiées sont encourageantes pour l'utilisation de la radiothérapie pour le traitement des tumeurs T1 et certaines T2. Ces résultats parcellaires demandent à être confirmés.

Pour les tumeurs glottiques
L a radiothérapie obtient de très bons résultats pour les tumeurs classées T1, avec un contrôle local de 90 %, qui se maintiennent à long terme dans les évaluations à 10 ans.
Les tumeurs T2 sont moins bien contrôlées. La radiothérapie accélérée ne semble pas apporter d’amélioration significative. En revanche, l’irradiation bifractionnée semble mieux contrôler ces tumeurs que l’irradiation conventionnelle. Des essais sont encore pour préciser les indications de ce type de traitement.

Tumeurs localement avancées (T3 et T4)

LA CHIRURGIE

Le traitement endoscopique à visée curative


Ce n’est pas un traitement recommandé. Pour des tumeurs étendues, il est peut être considéré pour libérer les voies aériennes. Cela peut éviter la réalisation d’une trachéotomie et permet de laisser du temps pour
compléter le bilan d’extension.

La laryngectomie totale

Elle est indiquée lorsque le larynx est fixé, que la tumeur présente une infiltration profonde et une extension vers la sous-glotte ou en dehors du larynx. Elle peut être proposée en première intention lorsque la tumeur est obstructive et/ou lorsqu’il existe une contre-indication à la chimiothérapie.Les résultats de cette chirurgie sont bons, avec un contrôle local de près de 90 %.


Une préservation du larynx

Elle peut être tentée par l'administration, avant l'intervention en néo-adjuvant de 3 cycles de chimiothérapie de type PF (cisplatine + 5-fluorouracile) ou TPF (Taxotère
TM + cisplatine + 5-fluorouracile) suivi d'une radiothérapie.
L’association TPF permet de conserver un larynx fonctionnel dans 70 % des cas sans être délétère en termes de survie.


LES AUTRES OPTIONS

La radiothérapie

Plusieurs faibles doses de radiation par jour (radiothérapie hyperfractionnée) sont une option.

Les médicaments radio-sensibilisants

C'est une option pour rendre les cellules cancéreuses plus sensibles à la radiothérapie. Ce traitement est alors suivi soit d'une radiothérapie soit d'une chimiothérapie associée à radiothérapie (radio-chimiothérapie).

La chimiothérapie adjuvante ou de prévention

Elle est indiquée pour éviter l'apparition de cancer secondaire dans la bouche, la gorge, la trachée, le nez ou l'œsophage.

En cas de récidive, quelles sont les options possibles ?

GLOBALEMENT...

Habituellement, la récidive est principalement locale, sans dissémination ganglionnaire et donc de pronostic plus favorable.

LA CHIRURGIE OU LA RADIOTHÉRAPIE DE RATTRAPAGE


Les options dépendent des traitements antérieurs.
Si vous avez subi une chirurgie seule, une nouvelle chirurgie, dite chirurgie de rattrapage ou une radiothérapie peut vous êtes proposée.
Si vous été traité par une radiothérapie seule, une radiothérapie additionnelle ou une chirurgie peut être alors considérée.


LES CHIMIOTHÉRAPIES DE SECONDE LIGNE

Les nouveaux agents anticancéreux de seconde ligne comprennent :

  • La gemcitabine (Gemzar™)
  • Le paclitaxel (Taxol™) et son analogue le docétaxel (Taxotère™),
  • La vinorelbine (Navelbine™).

Ces nouveaux médicaments sont souvent associés au cisplatine plus rarement au carboplatine et font l’objet d’études.
L’intérêt de l’association de trois médicaments (triplet) est à l’étude. Des résultats préliminaires semblent monter que les triplets pourraient être supérieur aux doublets.
Si vous n'avez pas bien répondu à une chirurgie à une radiothérapie ou à une chimiothérapie de seconde ligne, des essais thérapeutiques de chimiothérapie peuvent être envisagés.
Des traitements spécifiques peuvent vous êtes proposés pour soulager des symptômes ou des douleurs.

L’IMMUNOTHÉRAPIE

Deux traitements sont actuellement validés après échec d’un traitement par un sel de platine : le nivolumab et le pembrolizumab.

 

 

Pour nous résumer...

  

TYPES

 SUS GLOTTIQUE

 GLOTTE & SOUS-GLOTTE

T1

Radiothérapie

Chirurgie par voie endoscopique au laser CO 2

Chirurgie par voie externe (laryngectomie supraglottique)

Curage cervical bilatéral

Radiothérapie

Chirurgie par voie endoscopique au laser CO2

Chirurgie par voie externe (cordectomie, laryngectomie frontolatérale, laryngectomie frontale antérieure avec épiglottoplastie)

T2

Chirurgie par voie externe (laryngectomie supraglottique, laryngectomie supracricoïdienne)

Curage cervical bilatéral

Chirurgie par voie externe (laryngectomie frontale antérieure avec épiglottoplastie, laryngectomie supracricoïdienne)

Curage uni- ou bilatéral

T3

Préservation laryngée

Chirurgie (laryngectomie totale le plus souvent

Curage cervical bilatéral

Préservation laryngée

Chirurgie (laryngectomie totale le plus souvent, exceptionnellement laryngectomie supracricoïdienne

Curage uni- ou bilatéral

T4

Laryngectomie totale

Curage cervical bilatéral

Radiothérapie et/ou chimiothérapie si inopérable

Laryngectomie totale

Curage uni- ou bilatéral

Radiothérapie et/ou chimiothérapie si inopérable

Immunoth&rapie

Mise à jour

20 mars 2020