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En chirurgie

Cancer du sein

LES NOUVELLES TECHNIQUES

L'UTILITÉ  DU CURAGE GANGLIONNAIRE

Grâce au développement de la technique du ganglion sentinelle, les indications du curage ganglionnaire se sont précisées et permettent actuellement d'éviter les gestes inutiles.
Pour les ganglions de tumeurs T1 ou T2 présentant un ou deux ganglions sentinelles envahis par très peu de cellules tumorales, une étude récente portant sur 900 patientes, tend à montrer que le curage systématique n'apporterait qu'un gain marginal en termes de survie à long terme. Des études sont en cours pour confirmer ces résultats.

LA CHIRURGIE STÉRÉOTAXIQUE

C’est une technique décrite en 1996. Pour les petites tumeurs, détectées par l’imagerie médicale, elle permet d’enlever une tumeur en un seul morceau, « monobloc ». L’exérèse de petits cancers ne nécessitant pas de curage ganglionnaire est maintenant envisageable par cette technique. .

LES NOUVEAUTÉS EN MATIÈRE DE RECONSTRUCTION DU SEIN

La majorité des cancers du sein est traitée par la chirurgie. Bien que le nombre de femmes ayant un cancer du sein qui choisissent ou qui sont candidates à un traitement conservateur du sein ait régulièrement augmenté, de nombreuses femmes subissent une mammectomie pour des raisons personnelles ou médicales.
Les avancées techniques de la microchirurgie ont permis la mise au point de nouvelles méthodes de reconstruction mammaire plus performantes.
L’expansion tissulaire est une technique de reconstruction mammaire qui consiste à créer une loge en arrière du grand pectoral et du grand dentelé, puis à gonfler progressivement l’implant inséré. Celui-ci est remplacé 6 mois après par une prothèse en silicone. Cette technique est à réserver aux patientes avec un volume de sein faible, peu de radio-lésions et une épaisseur de tissus sous-cutanés graisseux suffisante au niveau du thorax.

LES IMPLANTS MAMMAIRES

Pendant plusieurs années, la polémique autour du lien éventuel entre les implants mammaires en silicone et l'apparition de maladies du système immunitaire a détourné certaines femmes du choix des implants comme procédé de reconstruction. Bien que les patientes doivent être averties sur la possibilité d'effets secondaires, comme la formation d'un tissu cicatriciel ferme ou dur, elles peuvent être assurées qu'elles n'ont pas plus de risque de maladies du système immunitaire que les femmes n'ayant pas eu recours à ce type de chirurgie. De même, l'influence des implants mammaires sur le risque de récidive de cancer du sein ou la formation de nouveaux cancers n'est pas prouvée.

Mise à jour

10 février 2011