Traitements Traitements systémiques Thérapies ciblées
[imprimer la page]Il n’y a pas de cancer chez les organismes unicellulaires, procaryotes, comme les bactéries ou les eucaryotes, comme les champignons. A l’opposé, la plupart des organismes vivants, pluricellulaires, du règne végétal et animal, peuvent développer des cancers.
Un tissu normal est le résultat de la juxtaposition d’un grand nombre de cellules identiques. A chaque instant, le nombre de cellules qui naissent est égal au nombre de cellules qui meurent.
Chaque jour, environ 6 000 milliards de cellules de notre organisme remplissent la fonction qui leur a été assignée par leur code génétique, tout en veillant sur leurs voisines.
Les cellules somatiques, nouvellement créées, ont trois évolutions contrôlées par des mécanismes de régulation très précis. Elles peuvent, ainsi :
Ceci n'est possible que par la communication quasi constante entre les cellules. Pour cela, elles reçoivent une multitude de signaux de leur environnement. Ces signaux, une fois interprétés, vont permettre aux cellules de déterminer leur position et leur rôle dans l'organisme. Ces signaux sont indispensables à plusieurs fonctions essentielles.
Ces signaux assurent le maintien harmonieux de la taille et de la fonction des tissus.
Une cellule peut échapper aux mécanismes de surveillance, en cas de défaillance de ce système précis de régulation. Cette cellule peut alors devenir « immortelle » et proliférer de façon anarchique, ce qui peut conduire à l'apparition d'une tumeur. Le cancer est le résultat d'une prolifération cellulaire anarchique aboutissant à la mort du sujet hôte. Schématiquement, on peut dire qu’une cellule cancéreuse est une cellule qui :
Les cellules peuvent communiquer entre elles par l'intermédiaire de divers facteurs :
Pour simplifier, on distingue deux grands mécanismes d’intégration des informations.
PAR LA VOIE DES RÉCEPTEURS NUCLÉAIRES
Elle est empruntée par les hormones « stéroïdiennes », comme les estrogènes, la progestérone ou les androgènes.
Dans ce cas, le signal transmis par l’hormone est directement capté par son récepteur dans le noyau de la cellule (récepteur nucléaire).
Ce récepteur est également le facteur de transcription impliqué directement dans la réponse génétique au signal.
PAR L’ACTIVATION DES SECONDS MESSAGERS INTRACELLULAIRES
Chaque cellule possède à sa surface des récepteurs membranaires. Ce sont des protéines. Le récepteur est le lieu où se fixent les ligands, en général très spécifiques. Ces ligands sont souvent des facteurs de croissance cellulaire. Chimiquement, ce peut être des médiateurs chimiques spécifiques ou des protéines.
Une fois le récepteur activé, il reste, ensuite, à véhiculer l'information jusqu'à sa destination finale dans la cellule. Il s’agit de la « transduction du signal ».
La protéine « cible » est le plus souvent située dans le noyau. Cette protéine « cible » modifie l'expression de certains gènes qui vont commander la synthèse de protéines spécifiques. Ces protéines vont alors pouvoir modifier le comportement de la cellule.
Une même molécule informative peut avoir divers effets selon la nature de la cellule et la manière dont celle-ci va réagir. Cela dépend de la nature :
Vendredi 20 Mars 2009