Traitements Traitements systémiques Thérapies ciblées
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LA FILIATION....
La grande majorité des médicaments de chimiothérapie traditionnelle a été conçue pour bloquer la multiplication cellulaire en s’attaquant à l’ADN de la cellule ou au fuseau mitotique nécessaire à la division cellulaire. L’inconvénient de cette approche est la relative non-spécificité des médicaments qui ne peuvent épargner les cellules saines. Il s’ensuit des effets secondaires, comme, par exemple, la perte des cheveux, les troubles digestifs, nausées, vomissements, diarrhées, mucite ou une toxicité pour la moelle osseuse.
Les découvertes de biologie moléculaire, suscitées par le projet Cancer du président des États-Unis, Richard Nixon, au début des années 1970, débouchent maintenant sur de nouveaux axes thérapeutiques n'utilisant plus l'atteinte cytotoxique, comme moyen de guérir le malade, mais plutôt l’utilisation d’un frein pour ralentir ou arrêter le développement des métastases, n'entraînant pas obligatoirement la mort des cellules cancéreuses mais réduisant considérablement leur potentiel délétère.
UNE DÉFINITION PARMI D'AUTRES
Les thérapies ciblées sont des thérapeutiques
dirigées contre des cibles moléculaires présentes et supposées jouer un rôle
dans la transformation néoplasique de la cellule cancéreuse.
Par opposition
aux médicaments de chimiothérapie traditionnelle qui s’opposent, globalement, à
la multiplication des cellules, les médicaments de chimiothérapie ciblée visent
les mécanismes intimes de la cancérisation des cellules. Actuellement, les
thérapeutiques ciblées ciblent avant tout :
A terme, ces médicaments pourraient être amenés à
devenir des traitements de maintenance d'un maladie chronique, le cancer, à
l'instar des pathologies cardiovasculaires, par exemple.
Ces recherches fondamentales ont mis en évidence l’existence de nombreux processus de transmission de signaux entre les cellules allant de « l'ordre » de se « multiplier » à celui de « se suicider », en passant par l'homéostasie quand aucune multiplication cellulaire n'est utile. Parallèlement, on s'est aperçu qu'au cours des cancers, ces mécanismes sophistiqués de régulation de la croissance tumorale étaient « déréglés » et qu'un certain nombre de récepteurs étaient soit en trop grand nombre (surexprimés), soit suractivés, soit encore que les molécules qui transmettent le signal étaient anormales et transmettaient un signal permanent de multiplication ou au contraire ne transmettaient pas un signal de mort cellulaire.
La recherche fondamentale sur ces mécanismes a permis la mise au point de ces nouveaux médicaments qui pourront, dans les années à venir, profondément renouveler et améliorer le traitement du cancer.
Il s’agit, le plus souvent d’altérations des gènes qui sont à l’origine de la production de protéines anormales responsables du phénotype « cancéreux ». Ces protéines sont dites « oncogéniques.
Deux types d’anomalies, mutuellement non exclusives, peuvent être :
Le développement et l’homologation des
thérapies ciblées du cancer sont récents, ce qui rend difficile une approche
synthétique de ce domaine en pleine évolution. Pour tenter de simplifier, les médicaments ont été classés en fonction de leur cible sur la cellule
cancéreuse :
12 juin 2010