Traitements Traitements locorégionaux Radiothérapie
[imprimer la page]Il existe 180 centres de radiothérapie, sont un peu moins de la moitié sont publiques regroupant 400 accélérateurs linéaires. Chaque année, plus de 200 000 malades sont traités par radiothérapie en corrélation ou non avec un autre traitement.
DÉFINITION
C’est un traitement du cancer par les « rayons » seuls.
SES INDICATIONS
Ce type de traitement est indiqué dans deux circonstances principales.
A titre « palliatif », en cas de métastase ou de cancer évolué.
A titre « curatif », en présence d’un cancer radiosensible encore limité. Elle peut s’appliquer au traitement des maladies suivantes :
POSTOPÉRATOIRE OU ADJUVANTE
L'objectif
Il est de diminuer les risques de rechute locale.
L’irradiation commence une fois que les plaies opératoires sont parfaitement cicatrisées et que l'état général du patient s'est normalisé, en général, un mois après l’opération. Il est bon de ne pas retarder le début de l'irradiation au-delà de 6 à 8 semaines après la chirurgie.
Il s’agit parfois d’une association radiothérapie et chimiothérapie.
Son intérêt est démontré pour…
Les indications les plus courantes sont le traitement des tumeurs cérébrales, des cancers ORL, du cancer du sein, du cancer du poumon et du cancer de l'endomètre.
PRÉOPÉRATOIRE OU NÉOADJUVANTE
Le contexte
Elle est réalisée 4 à 6 semaines avant l’intervention, surtout si l'on désire obtenir une régression du volume tumoral pour faciliter le geste chirurgical. C’est l’objectif, en cas de cancer du rectum, du sein ou du col utérin. Son principal inconvénient est de pouvoir gêner parfois le geste chirurgical.
Ses objectifs thérapeutiques
Plusieurs objectifs à cette technique, pour une localisation donnée, c’est-à-dire, non extrapolable à l’ensemble des cancers, sont reconnus.
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ADJUVANTE OU DE PRÉVENTION |
NÉO-ADJUVANTE |
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6 semaines après la chirurgie Pour réduire le risque de récidive |
Avant la chirurgie Permet de réduire la taille de la tumeur
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POURQUOI ?
Les avantages théoriques de ce type d'association sont de trois ordres :
COMMENT ?
Par interaction moléculaire..
Elle aboutit à la création de nouvelles lésions de l'ADN des cellules tumorales, transformant les lésions radio-induites réparables en lésions létales. La radio-chimiothérapie peut, aussi, bloquer la réparation des lésions potentiellement létales ou sub-létales, permettant l’élimination des cellules tumorales.
Par interaction cellulaire
C’est alors en intervenant sur le cycle cellulaire. On peut observer une cytotoxicité complémentaire dans le cycle cellulaire et/ou un recrutement des cellules dans le cycle cellulaire.
Une cytotoxicité complémentaire en fonction du degré d'hypoxie ou du pH est possible.
Par interaction tissulaire
Dans ce cas, le traitement mixte peut permettre une réoxygénation tumorale, une inhibition de la repopulation, un recrutement des cellules en phase G0 du cycle cellulaire, dans une phase sensible aux traitements.
Cette modalité de traitement peut amener à une diminution rapide du volume tumoral grâce à la radiothérapie, permettant une meilleure pénétration des médicaments cytotoxiques dans la tumeur.
LES MODALITÉS
Les associations séquentielles
L'intervalle entre les deux modalités thérapeutiques est de 2 à 4 semaines. Le but recherché est la coopération spatiale et l’additivité des effets antitumoraux.
La chimiothérapie première, avant irradiation conventionnelle, permettrait une cytoréduction tumorale augmentant ainsi l'efficacité de l'irradiation.
Ces associations séquentielles ont pour principal avantage leur faisabilité tant logistique que sur le plan de la toxicité.
Les associations alternées
Lors des associations alternées, des séquences de radiothérapie d'une semaine ou deux (soit 15 à 20 Gy) sont insérées entre les cycles de chimiothérapie. Elles permettent donc d'introduire rapidement la radiothérapie dans le schéma thérapeutique et d'utiliser des médicaments non tolérés en concomitance stricte, comme les anthracyclines, par exemple.
Les associations concomitantes
Elles sont devenues actuellement la principale modalité d'association chimio-radiothérapique. Ce type d'association vise à mettre à profit la synergie cytotoxiques-rayonnements afin d'obtenir un meilleur contrôle local ainsi qu'une limitation de la dissémination
métastatique.
LES INDICATIONS ACTUELLES
Elle est indiquée dans le traitement des tumeurs à
grand potentiel de dissémination et chimiosensibles.
La chimiothérapie s'attaque à l'ensemble des cellules néoplasiques et l'irradiation réalise un appoint focalisé sur les masses tumorales les plus importantes. On commence généralement par la chimiothérapie. Les principales indications aujourd’hui sont les suivantes.
21 septembre 2011