Traitements De la douleur Les principes de la prise en charge
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LES OBJECTIFS
L'OMS a fixé plusieurs objectifs au traitement de la douleur :
La douleur doit être replacer dans son contexte global. Le traitement de sa cause chaque fois que cela est techniquement possible est systématiquement rechercher.
EN FRANCE, LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ
Dans le fascicule spécial N° 86-32 bis, « Soulager la souffrance », du bulletin officiel du Ministère des Affaires Sociales, de la Santé et de la Ville, les principes suivants sont définis :
LE CHAMP D’APPLICATION
Le schéma de l’OMS s'applique à tous les malades présentant une douleur par excès de nociception qui sont dans l'attente ou en cours d'un traitement curatif. Les douleurs de désafférentation sont exclues de ce schéma thérapeutique, car elles ne répondent pas aux trois antalgiques de base.
LES PRINCIPES DE BASE
Les trois antalgiques de base
Les trois antalgiques de base sont l'aspirine, la codéine et la morphine, chefs de file des trois principales catégories d'antalgiques.
Leur prescription et leur posologie est fonction de l'intensité de la douleur et de son évolution dans le temps.
Les co-analgésiques
Ce sont des médicaments appelés adjuvants qui n’ont pas pour fonction première l’antalgie, mais qui vont potentialiser les médicaments antalgiques.
Les trois niveaux ou escalier thérapeutique
Il s'agit d'une stratégie thérapeutique en paliers, qui comporte trois niveaux auxquels correspond une catégorie d’antalgiques :
EN PRATIQUE…
L'intensité de la douleur
Elle va guider le niveau de la prescription. Habituellement, la morphine et les médicaments de la même famille ne sont pas donnés en première intention. Cependant, si la douleur est intense d’emblée, il est licite de proposer un antalgique de niveau III. Dans les autres cas, le médecin suivra la stratégie médicamenteuse définie par l'OMS en 1984.
Le changement de niveau
Un des principes de base de cette stratégie thérapeutique consiste à ne pas remplacer par un autre médicament de la même classe, un antalgique qui cesse d'être efficace, mais à prescrire un médicament plus actif de niveau supérieur. Ainsi, s'il n'est pas logique d'associer un antalgique de niveau I insuffisamment actif à un autre produit de même niveau, il est, en revanche, licite d'associer un médicament d'action périphérique de niveau I, voire de niveau II à un antalgique d'action centrale de niveau III.
Le passage d'un niveau à l'autre doit être rapide, l'association d'un analgésique périphérique et d'un analgésique central est licite.
LE CADRE GÉNÉRAL
On distingue les traitements curatifs que ce soit la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie ou l’hormonothérapie, visant à guérir la maladie qui vont entraîner par leur application une diminution de la douleur et les traitements symptomatiques.
Ils sont mis en œuvre en même temps que le traitement de la maladie proprement dite. On distingue plusieurs types de douleurs :
DANS LE CAS PARTICULIERS
Lorsque les analgésiques centraux (niveau III) ont épuisé leurs effets, d’autres approches sont envisageables.
En cas de douleur diffuse, l'administration de morphine par une autre voie peut être efficace que ce soit par voie sous-cutanée, péridurale, intrathécale ou intraventriculaire.
En cas de douleur localisée, d’autres méthodes peuvent être envisagées comme les blocs neurolythiques, les techniques percutanées d'interruption des voies de la nociception.
16 novembre 2010