Traitements De la douleur Les traitements médicamenteux
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LE PRINCIPE
Il s'agit administrer le médicament directement au contact du système nerveux central et permettre d'atteindre des concentrations adéquates lorsqu’une voie d’administration usuelle (intraveineuse, orale etc.) ne le permet pas.
UN PEU D'ANATOMIE
Les méninges
Ce sont des membranes qui entourent le cerveau et la moelle épinière. On distingue, trois types de membranes, la dure-mère, l'arachnoïde et la pie-mère.
Les espaces...
L’espace épidural
Il est situé entre le ligament jaune interépineux et la dure-mère.
Lorsqu’un médicament est administré dans cet espace, on parle de voie épidurale (EPI) ou péridurale. L’administration peut avoir lieu sur toute la longueur de l’axe neural en fonction de l’effet thérapeutique souhaité.
L’espace subdural
C'est la zone comprise entre la dure-mère et l’arachnoïde.
L’espace sous-arachnoïdien
Il est localisé entre l’arachnoïde et la pie-mère, il contient le liquide céphalo-rachidien. Lorsqu’un médicament est administré dans cet espace, on parle de voie intrarachidienne, intrathécale (IT) ou spinale.
L’administration peut avoir lieu sur toute la longueur de l’axe neural. Cependant, comme la moelle épinière s’arrête au niveau lombaire (L1-2), il est plus fréquent d’effectuer une injection à ce niveau pour ne pas risquer d’endommager la moelle épinière.
Les dispositifs utilisés sont des cathéters tunnélisés reliés à des pompes implantables. Par exemple les pompes programmables Isomed ou Synchromed II, sont souvent proposées.
LE POUR ET LE CONTRE
Le "pour"
Les éléments positifs de cette techniques sont sa grande efficacité, son effet quasi immédiat et son efficacité quelque soit le type de douleur et son utilité pour contrôler les accès paroxystiques.
Le "contre"
L’administration par voies intrathécale et péridurale n’est pas sans risque car elle revient à l’application directe de substances, à concentrations parfois élevées, sur un tissu particulièrement fragile, le tissu nerveux, dont dépendent des fonctions vitales de l’organisme.
Les incidents possibles sont une atteinte nerveuse, fuite de LCR secondaire à une brèche durale, un hématome secondaire à une brèche vasculaire ou une une infection nosocomiale sous forme de méningite.
LES MÉDICAMENTS
Les médicaments habituels
Par cette voie on peut administrer de la morphine et des co-analgésiques comme la clonidine et des anesthésiques locaux.
Le ziconotide (Prialt™)
C'est une substance non opiacée issu du venin d'un coquillage marin, le
Conus magu
s, qui ne se rattachant à aucune classe habituelle qui perturbe, notamment, l'influx nerveux dans la corne postérieure de la moelle épinière.
C’est un antagoniste des canaux calciques voltage dépendant de type N.
Son autorisation de mise sur le marché (AMM) est donnée pour le traitement des douleurs chroniques chez les patients nécessitant une analgésie par voie intra rachidienne et réfractaires aux autres traitements analgésiques, y compris la morphine par voie intrathécale”.
Les effets secondaires sont assez fréquents et consistent en des nausées vomissements, des troubles de l’humeur, des vertiges, une hypotension ou une rétention d’urine.
DÉFINITION
Ce sont des moyens
thérapeutiques, essentiellement médicamenteux, dont la fonction
première n’est pas l’antalgie. Certains potentialisent l’action des
antalgiques, d’autres améliorent le confort en agissant électivement
sur certains symptômes associés.
LES MOLÉCULES
Les corticoïdes
Ils
sont particulièrement utiles en cancérologie et sont utilisés en cas de
métastases et pour diminuer l’inflammation et l’œdème péri-tumoral.
Leur action antalgique passerait par leur action anti-inflammatoire.
Les
corticothérapies de courte durée, inférieure à 15 jours, non répétées,
ont peu d’effets secondaires indésirables. Il faut rappeler que le
traitement par la méthylprédnisolone (Solumédrol™), 150 mg à 1 g/j
pendant 1 à 5 jours, ne doit pas excéder 15 jours.
Celles
qui sont dites de longue durée, supérieures à deux semaines, exposent à
la survenue d’effets indésirables, tout en sachant que ceux ci sont
moins fréquents si la posologie est inférieure à 0,1 mg/kg/j et si on
utilise un corticoïde à action courte, comme, par exemple, la
prédnisolone, la prédnisone ou la méthylprédnisolone.
La kétamine
C'est une molécule, qui d'un point de vue pharmacologique, est très proche du dextrométhorphane et de la phencyclidine.
C’est
un antagoniste des récepteurs au glutamate (NMDA) qui est utilisé comme
anesthésique. L’administration se fait par voie IV ou IM, mais elle est
aussi utilisée par voie orale.
La kétamine est à éviter en cas
d’hypertension, glaucome, pathologie psychiatrique.
Ce produit était peu utilisé dans les douleurs en rapport avec un cancer.
Les antidépresseurs
Ils sont justifiés car ils posséderaient une action antalgique propre, essentiellement les antidépresseurs de type imipraminiques tricycliques.
LE PRINCIPE
Ils auraient un effet antalgique propre. Ils suppriment la composante douleur en rapport avec une contracture musculaire réflexe.
LES MOLÉCULES D’ACTION MIXTE (ACTION CENTRALE)
On peut citer, parmi les nombreuses spécialités pharmaceutiques :
LES MYORELAXANTS ANTISPASTIQUES (ACTION CENTRALE, SYSTÈME GABAERGIQUE)
Le bacloféne (Liorésal™)
C’est
l’antispastique de référence. Il possède une action antalgique propre.
Il se fixe sur les récepteurs GABA B, Il est utilisé pour traiter les
douleurs dans les spasticités neurologiques.
La posologie progressive quotidienne est de 5 à 75 mg.
Les effets secondaires possibles sont la fatigue et les troubles digestifs.
Les benzodiazépines
Ce
sont médicaments comme le diazépam (Valium™), le tétrazépam
(Myolastan™). Elles sont utiles dans les contractures musculaires en
particulier lors de métastases osseuses associées.
Ils
traitent de manière symptomatique les douleurs des troubles
fonctionnels digestifs, des voies biliaires, urinaires ou
gynécologiques.
Des
effets secondaires sont possibles de type atropinique, comme une
sécheresse de bouche, des troubles de l’accommodation, une tachycardie
ou des difficultés à uriner.
LEURS MODE D'ACTION
Ils
agissent en inhibant la résorption osseuse : ils diminuent la taille
des lacunes osseuses et des géodes ; ils ont également un rôle sur la
distorsion du périoste. Ce sont des analogues structuraux du
pyrophosphate qui est un inhibiteur de la formation du cristal osseux.
Ils
sont souvent utilisés chez les patients atteints de cancer du sein
métastatique et de myélome multiple afin de ralentir la progression des
atteintes osseuses. Ils ont un effet antalgique et un effet sur la
progression tumorale.
LES MOLÉCULES
Plusieurs
bisphosphonates existent sur le marché :
Ils s’appliquent sur la zone douloureuse elle-même. Parmi les différentes préparations, on peut citer :
28 mars 2012