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Données générales

Les avancées majeures en matière de traitement des cancers...

  • La guérison de la maladie de Hodgkin par chimiothérapie
  • La guérison du cancer du testicule
  • Le rituximab, première thérapie ciblée enregistrée pour le traitement des lymphomes
  • L’imatinib transformant le pronostic de leucémie myéloïde chronique (LMC)
  • Les premiers vaccins approuvés pour prévenir le cancer du col de l’utérus



La médecine moléculaire ou personnalisée ou dite de "précision"

C'est un nouveau concept qui a pris son essor avec les nouvelles technologies.

Elle se définit par "toute forme de médecine qui utilise l'information des gènes, des protéines et de l'environnement des personnes pour prévenir, diagnostiquer et traiter les malades" .

Il s'agit, en matière de traitement, la prescription d'une thérapie ciblée fondée sur le profil moléculaire de la tumeur et ceci indépendamment de son type tumoral.


LE TRAITEMENT EN INTENTION DE GUÉRIR (Intention To Cure)

QUEL OBJECTIF ?

Ce type de traitement est aussi dit "à visée curative".
Il s'applique lorsqu'il est permis d'espérer, au moment du diagnostic, l'obtention d'une rémission complète suffisamment prolongée pour que l'espérance de vie du malade redevienne comparable à celle de la population des individus possédant les mêmes caractéristiques socio-démographiques.

LES CRITÈRES

La rémission complète est définie par la disparition de tout signe de la maladie détectable par l'examen clinique ainsi que sur les examens biologiques et d'imagerie réalisés de façon usuelle.
Il n'est cependant pas exclu que la présence de quelques cellules cancéreuses résiduelles, détectables par les méthodes modernes, soit compatible avec l'absence de rechute à long terme.

POUR QUELS CANCERS ?

Ces traitements concernent essentiellement les tumeurs localisées. Néanmoins, certaines tumeurs particulièrement sensibles, peuvent être guéries, y compris lorsqu'elles sont diffuses, comme par exemple, certains lymphomes, les tumeurs germinales ou certains cancers de l'enfant.

CE SONT DES TRAITEMENTS LOURDS...

Le traitement à visée curative peut être lourd, agressif et s'accompagner de toxicités non négligeables qui sont parfois le "prix à payer" pour obtenir la guérison.


Qu’est ce que la guérison d'un cancer ?

C'est la comparaison de la survie sans progression des patients traités pour un cancer donné et d’une population non atteinte par la maladie.
De ce fait, la "guérison" est actuellement une estimation...


LE TRAITEMENT palliatif

DÉFINITION

C'est un traitement qui, compte tenu des données actuelles de la science, ne permet pas d'espérer, raisonnablement d'obtenir la guérison.
Dans ce cas, l'objectif principal des traitements est de contrôler l'évolution de la maladie et de maintenir une bonne qualité de vie.

LES LIGNES DE TRAITEMENTS

Les premiers traitements administrés sont appelés traitements de première ligne ou de première intention.
En cas d'échec ou de résistance au traitement, d'autres lignes de traitement peuvent être proposées. On parle alors de traitement de deuxième ligne et ainsi de suite.

LES MOYENS

Ce sont souvent les mêmes que ceux utilisés pour obtenir une guérison, la chirurgie, plus rarement, la radiothérapie, la chimiothérapie classique et/ou ciblée, l'hormonothérapie.
Ces traitements incluent l'ensemble des modalités adaptées à la prise en charge d'une maladie chronique et parfois générale, comme, par exemple, des antalgiques, une diététique adaptée, un soutien psychothérapique, des mesures de réinsertion professionnelle, le cas échéant.

CE QU'IL FAUT EN ATTENDRE...

Ces traitements doivent permettre une survie prolongée et de bonne qualité.
De nos jours, il est fréquent que certains patients souffrant de cancer métastatique du sein, de la prostate ou de lymphome folliculaire puissent avoir une survie au-delà de dix ans, après le diagnostic...


La chronologie des traitements

NÉO-ADJUVANT OU D'INDUCTION

Il s'agit, dans l'ordre chronologique, de la première thérapeutique appliquée à une maladie locale ou locorégionale, dans le but de faire diminuer son volume et de faciliter le le traitement local ou loco-régional, en particulier la chirurgie. Elle peut permettre la sauvegarde de certains organes comme le larynx, la vessie ou un membre.
Elle aussi comme objectif de traiter la maladie micro-métastatique.

COMPLÉMENTAIRE

Il s'applique lorsque le traitement chirurgical initial a laissé en place, de façon indubitable, des résidus tumoraux macroscopiques ou microscopiques.

ADJUVANT OU DE PRÉVENTION

C'est un traitement mis en œuvre chez un patient qui ne présente plus de signes visibles de la maladie cancéreuse, par exemple, après exérèse chirurgicale de la tumeur.
Le but d'un traitement adjuvant est alors de détruire les cellules qui se seraient échappées de la tumeur et qui seraient, à ce stade, non détectables par les techniques actuelles. On parle alors d'une maladie micrométastatique infraclinique.


Comment les médecins jugent-ils l'efficacité des traitements ?

POURQUOI ?

La définition d'indicateurs est très importante pour exprimer de façon fiable et comparative, au sein d'une population de patients, les résultats de telle ou telle thérapeutique. Cela est particulièrement utile lors de l'analyse des résultats en recherche clinique.

QUELQUES INDICATEURS USUELS

La survie globale

Elle prend en compte l'événement décès et ce quel qu'en soit la cause.
La survie spécifique est la survie globale amputée des décès non liés à la maladie cancéreuse. C'est un indicateur utile notamment chez les personnes âgées souffrant de multiples pathologies.

La survie sans rechute de la maladie

Elle est calculée à partir de l'obtention d'une rémission complète (RC).

La survie sans progression (PFS - Progression Free Survival )

C'est l'intervalle de temps entre la date de début d'un essai thérapeutique et la date de première progression ou le décès, quelle que soit sa cause.

Temps jusqu’à Progression (TTP)

C'est l'intervalle de temps entre la date de randomisation et la date de première progression. Les patients décédés sans progression sont censurés à la date de décès.


Espérance de vie en années
Source : INED - France 2011
À la naissance À 80 ans À 85 ans À 90 ans
Femmes 85 10,1 7,1 4,8
Hommes 78.5 8,0 5,8 4,1

Qu'appelle-t-on une réponse ?

C'est un critère d'évaluation de l'efficacité des traitements chez les patients présentant une maladie mesurable cliniquement ou par l'imagerie.
Deux types de lésions sont définies : les lésions mesurables et les lésions non mesurables.

  • Les lésions mesurables sont des lésions dont le plus grand axe est au minimum de 10 mm par la technique du scanner spiralé en coupes de 5 mm
  • Les lésions non mesurables sont les lésions inférieures à 10 mm ou les lésions dont les limites sont difficiles à définir


LES CRITÈRES
RECIST ( Response Evaluation Criteria In Solid Tumor)

La réponse complète (CR)

C'est la disparition de toutes les lésions cibles, confirmée par un nouvel examen réalisé à quatre semaines. En pratique, c'est l'équivalent d'une rémission

La réponse partielle (PR)

C'est la diminution d'au moins 30 % de la somme des plus grands diamètres de chaque lésion cible, en prenant pour référence la somme initiale des plus grands diamètres, confirmée par un nouvel examen réalisé à quatre semaines

La progression tumorale (PD)

C'est l'augmentation d'au moins 20 % de la somme des plus grands diamètres de chaque lésion cible, en prenant pour référence la plus petite somme des plus grands diamètres, rapportée depuis le début du traitement, ou apparition de une ou de plusieurs nouvelles lésions

La stabilité tumorale (SD)

C'est la diminution tumorale insuffisante pour définir une réponse partielle et/ou augmentation tumorale inférieure à celle nécessaire pour définir une progression tumorale, en prenant pour référence la plus petite somme des plus grands diamètres depuis le début du traitement.


Nouveaux médicaments depuis 2011
Tumeurs solides
Tumeurs solides Peau et sarcomes Hématologie
Sein
1. pertuzumab,
2. ado-trastuzumab
3. emtansine
4. palbociclib

Col de l’utérus
bevacizumab


Ovaire
1. olaparib
2. bevacizumab
3. rucaparib

Colorectal
1. regorafenib
2. ziv-aflibercept
3. trifluridine/tipiracil

Gastrique
ramucirumab


Pancréas
irinotecan
ORL
1. nivolumab
2. pembrolizumab

Poumon
1. crizotinib
2. afatinib
3. alectinib
4. ceritinib
5. ramucirumab
6. nivolumab
7. pembrolizumab
8. necitumumab
9. osimertinib
10. gefitinib
11. atezolizumab
liposome

Prostate
1. abiraterone acetate
2. enzalutamide
3. radium 223 dichloride

Rein
1. axitinib
2. nivolumab
3. lenvatinib
4. cabozantinib

Vessie
atezolizumab
Mélanome
1. ipilimumab
2. vemurafenib
3. trametinib
4. dabrafenib
5. pembrolizumab
6. nivolumab
7. talimogene laherparepvec
8. cobimetinib

Baso-cellulaire (peau)
1. vismodegib
2. sonidegib

Sarcome
1. mifamurtide (ostéosarcome)
2. trabectedin (lipo- or léiomyosarcome)
3. olaratumab
4. eribulin

GIST
regorafenib

Neuroblastome
dinutuximab
Leucémies
1. bosutinib (LMC)
2. omacetaxine mepesuccinate (LMC)
3. radotinib (LMC)
4. obinutuzumab (LLC)
5. ponatinib (LMC & LAL)
6. blinatumomab (LAL)
7. ibrutinib (LLC)
8. ofatumumab (LLC)
9. venetoclax (LLC)

Lymphome
1. romidepsin (PTCL, CTCL)
2. brentuximab vedotin (Hodgkin)
3. pixantrone (LNH)
4. rituximab (LNH)
5. idelalisib (CLL, FL, SLL)
6. chidamide (PTCL)
7. mogamulizumab (ATCL)
8. belinostat (PTCL)
9. ibrutinib (MCL, WM)
10. bortezomib (MCL)
11. nivolumab (Hodgkin)
12. obinutuzumab (FL)

Myélome Multiple
1. carfilzomib
2. pomalidomide
3. daratumumab
4. ixazomib
5. panobinostat
6. elotuzumab

Myélofibrose
ruxolitinib

Polyglobulie (Vaquez )
ruxolitinib

Mise à jour

5 juin 2017



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