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Les facteurs environnementaux

  • Vue microscopique

La consommation de tabac

LA PREMIÈRE CAUSE

Ne nous voilons pas la face,
pour le cancer du poumon de nombreux facteurs de risque existent et sont validés sur le plan scientifique. Cependant, en dehors des risques professionnels, le tabagisme est le facteur de risque qui domine très largement.
La consommation de tabac est la cause première du cancer du poumon. Plus de 80 % des patients diagnostiqués avec un cancer du poumon sont des fumeurs ou des anciens fumeurs.
Quiconque a été fumeur, a deux fois plus de chances de développer un cancer du poumon qu'une personne qui n'a jamais fumé. Cependant, environ une personne sur cinq diagnostiquée avec un cancer du poumon, n'a jamais fumé.

LA FUMÉE DU TABAC = 4000 COMPOSÉS

Le tabac et les additifs contenus dans la cigarette renferment :

  • De la nicotine qui est une substance addictive, toxicomanogène, favorisant l'accoutumance car c'est el le qui crée le besoin et la dépendance du fumeur au tabac
  • Des substances cancérogènes, comme le benzopyrène, le polonium, les nitrosamines, les dioxines et l'acroléine

 
Les autres sujets à risque sont les fumeurs passifs, c'est-à-dire, les personnes qui sont exposées à la fumée d'autres fumeurs et celles exposées à des agents carcinogènes environnementaux tels que le radon et l'amiante.


Type Consommation Autres paramètres
Pipe seule : risque X 2,5
Cigare seul : risque X 2,9
Cigarette seule : risque X 9
1 paquet/jour : risque X 20
2 paquets/jour : risque X 30
Absence de filtre : risque X 2
Inhalation profonde de la fumée : risque X 2
Retour à la normale à 10 ans Tabagisme passif : risque X 1,5 à 2.

Les cancers du poumon professionnels

QUELQUES CHIFFRES

En France, sur environ 35 000 nouveaux cas de cancers du poumon par an, le risque attribuable à des causes professionnelles chez l’homme, selon les chiffres de  l' InVS de 2003, serait compris entre 13 à 29 %, soit, annuellement, 2 500 à 5 500 cas.


L'AMIANTE


Les faits

L'exposition aux fibres d'amiante est une cause reconnue de maladie professionnelle. Elle peut être à l’origine de cancers professionnels.
Il s’agit soit d’un cancer bronchique (2 000 à 2 200 cas/an attribuables), soit d'une tumeur se développant à partir de la plèvre : le mésothéliome .
Les tableaux des maladies professionnelles correspondants sont le RG 30bis et le RA 47bis.

Où peut-on avoir été ou être exposé ?

On peut avoir été ou être exposé dans les mines d'amiante, dans la production de textile d'amiante, dans l’isolation de l'amiante, la construction navale. Les secteurs les plus à risque sont :

  • L’amiante textile, avec un risque relatif augmenté de 2 à 10 fois
  • L’isolation thermique, avec un risque relatif multiplié par 3 à 6 fois
  • La fabrication d’amiante ciment
  • La fabrication de matériaux de friction.


La marche à suivre

Il est important de noter que le cancer peut apparaître longtemps après l'arrêt de l'exposition, 20 ans parfois.
Si vous avez été exposé aux fibres d'amiante, signalez ce fait à votre médecin. Celui-ci vous proposera une surveillance accrue. Pour plus de détails, sur la procédure, allez à la section Cancers Professionnels.


L'association avec le tabac

Le risque de développer un cancer est encore plus important chez les fumeurs exposés aux fibres d'amiante. L'interaction avec le tabac est établie.
Le risque de cancer du poumon est multiplié par 5 pour les non fumeurs exposés à l’amiante. Il est multiplié par 50 pour les fumeurs.


Des informations complémentaires...

  • Sur les aspects juridiques : http://www.legifrance.gouv.fr/texteconsolide/SSEAAD.htm
  • Sur le site officiel de documentation sur l'Amiante du Gouvernement Français : www.sante.gouv.fr/amiante
  • Sur le site du Fonds D'indemnisation Des Victimes De L'amiante (FIVA) : www.fiva.fr 


LES AUTRES CAUSES DE CANCERS PROFESSIONNELS DU POUMON

C'EST FRÉQUENT...

Les résultats d'une étude récente, après ajustement sur le tabagisme, paraissent indiquer aussi un excès de risque de cancer du poumon lié à l'exposition au cadmium, à l'arsenic, aux pesticides, et probablement aux émissions des moteurs diesel.

Plusieurs activités industrielles et métiers sont apparus sur-représentés chez les cas, dans le bâtiment, la métallurgie notamment, mais aussi, de façon moins attendue, chez les travailleurs du textile, de la boulangerie industrielle, les conducteurs automobiles.


LES MALADIES PROFESSIONNELLES RECONNUES ET INDEMNISÉES

Les substances en cause pour une indemnisation par le régime général de l’Assurance Maladie sont les suivantes, la référence de la maladie étant entre parenthèses :

  • Arsenic : fonderie de cuivre, mines d'or, production de pesticides arsenicaux (MP 1-101)
  • Ethers – chlorométhyle : fabrication de résines échangeuses d'ions. (MP 1-117)
  • Hydrocarbures polycycliques : four à coke, gaz (MP 1-11801 huile isotopique)
  • Nickel : raffineries de nickel (MP 1-109)
  • Radon : mine d'uranium - interaction avec le tabac établie (MP 1-601)


POUR EN SAVOIR PLUS …

Vous pouvez consulter le site Internet de Institut national de recherche et de sécurité (INRS) pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles à l’adresse Internet suivante :

http://inrs.dev.optimedia.fr/mp3/.

D’autres informations importantes peuvent aussi être trouvées à l’adresse suivante :


http://www.sdv.fr/aimt67/dossier/listemp.htm.

Les niveaux d’indemnisation peuvent être trouvés à l’adresse suivante :


http://www.ucanss.fr/services/textes_documents/bareme_invalidite/bareme_mp/docPDF/mp91.pdf
 


Les radiations ionisantes

LES IRRADIATIONS PROFESSIONNELLES

L’exposition aux radiations ionisantes augmente le risque de cancer bronchique. Ce risque est augmenté chez les mineurs d’uranium, fumeurs ou non-fumeurs. L’excès de risque professionnel est lié à l’inhalation de radon, gaz radioactif inerte formé à partir du radium, lors de la décomposition de l’uranium.
En dehors des mines d’uranium, le radon, incolore et inodore, est retrouvé à de très faibles niveaux dans le sol et les roches, et peut-être libéré par les murs des habitations, particulièrement ceux construits en granit. La question de la responsabilité d’une exposition résidentielle au radon n’est pas aujourd’hui résolue.

LES IRRADIATIONS MÉDICALES

Le risque de cancer bronchique lié à l’irradiation d’un cancer du sein est clairement démontré. Ces cancers bronchiques radio-induits surviennent du côté de l’irradiation, plus de 10 ans après l’irradiation.
Le risque cancérigène lié à l’irradiation médicale diagnostique n’est pas clairement quantifié. Ce risque potentiel a justifié la mise au point d’examens tomodensitométriques thoraciques dits « faiblement irradiants », en particulier au cours des protocoles de dépistage du cancer bronchique.


Plusieurs affections respiratoires sont associées à un excès de risque de développer la maladie.

LES FIBROSES DU POUMON

La silicose

Ces maladies sont désignées par les médecins par le terme de pneumoconioses. Les pneumoconioses dont la plus connue est la silicose sont des maladies pulmonaires irréversibles provoquées par l'inhalation de poussières de dimension inférieure à cinq millièmes de millimètre qui pénètrent jusqu'à l'alvéole pulmonaire.
L’incidence du cancer bronchique parmi les sujets atteints d’une fibrose interstitielle diffuse est multipliée par 8. On estime que la majorité de ces cancers correspondent à des cancers bronchiques sur cicatrice.

Les fibres d’amiante

La fibrose en relation avec les fibres d’amiante asbestosique semble être un facteur de risque du cancer bronchique, indépendamment du rôle de l’exposition professionnelle elle-même, en particulier pour le développement d’adénocarcinomes situés dans les parties inférieures des poumons. L’excès de risque est estimé entre 1,5 et 2. En cas de silicose (maladie des mineurs) l’excès de risque est de 1,5 à 2,5.

LES AUTRES AFFECTIONS RESPIRATOIRES

Une bronchite chronique (BPCO )

L’existence d’une bronchite chronique ou broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) est un facteur de risque du cancer bronchique. Le risque relatif, tenant compte de la consommation tabagique et de l’âge, varie de 2,5 à 5, dépendant du degré de la sévérité de la maladie.

Une tuberculose ancienne

Un antécédent de tuberculose augmente le risque de cancer bronchique de 1,5, après prise en compte des habitudes tabagiques. Le risque croît avec l’ancienneté de la tuberculose.

Les infections à Papillomavirus

Récemment, selon des travaux publiés par une équipe chinoise et américaine, il est apparu qu'une infection chronique à Papillomaviru s, surtout le HPV16 , multiplierait le risque de développer la maladie par 16.


J' ai eu des problèmes respiratoires..

  • Le risque n’est pas augmenté, si j’ai eu :
    • Une bronchite simple, une pneumonie
    • De l’asthme

  • Le risque est augmenté, si j’ai eu
    • Une silicose (maladie des mineurs)
    • Une bronchite chronique ou BPCO
    • Une tuberculose ancienne
    • Des rayons (radiothérapie) sur le thorax
    • Un cancer ORL ou de l’œsophage.


D’autres cancers des voies respiratoires …

POURQUOI ?

Il n’est pas rare que l’on puisse développer successivement plusieurs cancers des voies respiratoires. De nombreux facteurs ont été proposés pour expliquer la fréquence de ces seconds cancers, comme par exemple :

  • Le fait de fumer ou d’avoir fumé
  • Une plus grande susceptibilité individuelle
  • Les traitements anticancéreux mis en œuvre pour guérir le premier cancer, comme la radiothérapie thoracique ou la chimiothérapie.  


DEUX CANCERS BRONCHIQUES

En même temps : cancers synchrones

On désigne par le terme de cancer bronchique synchrone, un second cancer du poumon se développant en même temps, dans une autre partie des poumons.
Son incidence est rare. Elle est estimée à environ de 1,5 %. Cependant, elle serait de l’ordre de 10 % lorsque l’on tient compte des formes bronchiques superficielles et in situ .

Successifs : cancers métachrones

On parle de cancers métachrones lorsque qu’un même sujet développe successivement deux cancers primitifs bronchiques.
L’incidence des seconds cancers est estimée à 1 % par an pour les patients antérieurement atteints d’un cancer non à petites cellules, et à 6 % pour les patients antérieurement atteints d’un cancer à petites cellules.

APRÈS UN CANCER DE LA GORGE TRAITÉ…

L’incidence du cancer du poumon après cancer ORL est estimée à 3 %.


Les facteurs de risque discutés

LA POLLUTION

Une étude nord-américaine

Cette étude a montré une association significative entre les niveaux de SO4 et les décès par cancer bronchique, alors qu’aucune association n’a été observée avec la concentration de l’air en particules de diamètre inférieur à 2,5 µm

Qu’en penser ?

Il n’existe pas, à l’heure actuelle, de réponse définitive concernant le rôle de la pollution atmosphérique sur la survenue de cancers bronchiques. Il est difficile d’une part, d’évaluer les expositions environnementales sur de longues périodes et d’autre part, de dégager l’effet propre des facteurs de confusion tels que le tabagisme ou les facteurs professionnels, du fait de la faiblesse des niveaux de risque estimés.

L’ALIMENTATION

Ils sont très discutés par les scientifiques

Les études disponibles

Différentes études épidémiologiques ont montré une association entre régime alimentaire riche en fruits et légumes verts, aliments riches en bêta carotène (précurseur de la vitamine A) et diminution du risque de cancer bronchique.
Plusieurs études prospectives ont montré que des taux sériques faibles de bêta carotène, de vitamine E et de sélénium sont associés à une augmentation du risque de développer un cancer du poumon. Cependant, ces données ne signifient toutefois pas formellement que le bêta carotène ou la vitamine A exerce un rôle protecteur réel. Il est en effet reconnu que les sujets fumeurs consomment moins de fruits, légumes et fibres et plus de viande, graisses animales, café et alcool.

Qu’en penser ?

Plusieurs grandes études testant, dans les populations non carencées, une complémentation de micronutriments pour prévenir la survenue de cancers bronchiques chez les sujets à risques se sont soldées par des échecs.
La nature précise du ou des facteurs alimentaires responsables de l’effet protecteur des fruits et des légumes verts reste ainsi à identifier.


Ne nous voilons pas la face...

  • Être fumeur
  • Avoir fumé
  • Avoir été exposé à la fumée de cigarettes
  • Avoir plus de 50 ans
  • Avoir été exposé à l’amiante
  • Avoir inhalé des poussières radioactives


Mise à jour

30 janvier 2012



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