Localisations Voies aériennes Cancers du poumon
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Cette différence en termes de détection est de 6,7 % (intervalle de confiance 95 1,2 à 13,6 %) et se traduit pour les malades détectés par une réduction de la mortalité de 13 % (intervalle de confiance 95 de 3 à 23 %).
LES ÉTUDES EN COURS
D’autres études sont en cours de réalisation comme l’étude
DEPISCAN
de la Société de Pneumologie de Langue Française (SPFL), de la Société Française de Radiologie (SFR) associées à l’INSERM. Cette étude suivra 20 000 fumeurs ou ex-fumeurs des deux sexes âgés de plus de 50 ans pendant 5 ans. Elle comparera l’efficacité du dépistage soit par la radiographie pulmonaire simple soit par le scanner thoracique.
Les résultats préliminaires de l’étude pilote montrent que cette méthode permet de détecter 8 cancers sur 336 scanners à faible dose contre un seul sur 285 radios du thorax (0,35 %) mais aussi 45 % de nodules non-calcifiés en scanner contre 7 % sur les radios du poumon.
LES PROBLEMES NON RÉSOLUS
Près de
90 % des anomalies détectées sur un scanner ne sont pas cancéreuses et
la gestion des faux positifs est particulièrement difficile.
DES RÉSULTATS CONTRADICTOIRES
Souvent des études non probantes…
Il n'est actuellement pas possible de faire des recommandations précises, car il n’existe aucun examen simple validé de diagnostic.
Une tentative de dépistage systématique par des radiographies thoraciques répétées tous les 4 mois chez les gros fumeurs de plus de 45 ans a permis de dépister de petites tumeurs généralement opérables mais n'a pas entraîné de modifications en terme de survie.
Trois études, couplant la recherche de cellules tumorales dans les crachats associée à des radiographies pulmonaires, n’ont pas prouvé leur efficacité en matière de dépistage.
Des résultats intéressants avec ELCAP et l'étude japonaise
Les résultats de l’étude ELCAP et de l’étude japonaise présentés dans le tableau ci-dessous, vont dans le même sens et semblent en faveur d’un dépistage chez les sujets à haut risque. Ils montrent que ces techniques permettent de détecter des cancers à leur début donc de bien meilleur pronostic.
Le revers de la médaille est que le nombre de malades détectés est très faible, même dans les populations dites à haut risque.
SI ON EXTRAPOLE LES RÉSULTATS DE L'ÉTUDE ELCAP...
La probabilité de dépister un cancer du poumon
C'est la probabilité de diagnostiquer un cancer asymptomatique. Cela dépend évidemment de votre âge de la quantité de tabac fumé (paquets/années) ainsi que du temps de sevrage éventuel.
Cette probabilité va de 0,5 % pour une personne de 60 ans ayant fumé 10 paquets/an et sevré depuis 20 ans à 6,8 % pour un fumeur de 85 ans non sevré et ayant fumé 100 paquets/an.
La probabilité de dépister un cancer au stade précoce
Cette probabilité est de 85 %, c'est-à-dire que l'on peut détecter 85 % des stades I existants. De ce fait, la probabilité que le cancer soit curable est de 92 %.
Si l'on prend en compte les deux paramètres précédents, la probabilité qu’un cancer détecté par un scanner de dépistage soit curable est donc de 78 % (intervalle de confiance de 85 à 92 %).
La probabilité de ne pas mourir d’autres causes avant le possible décès par un cancer pulmonaire qui pourrait être détecté par un dépistage précoce
Cette probabilité va de 98 % pour un patient de 60 ans à 10 paquets/an sevré depuis 20 ans à 37 % pour un patient de 85 ans, fumeur à 100 paquet/an
Probabilité d’un bénéfice en termes de survie
C’est le produit des probabilités présentées précédemment. Ce pourcentage diminue avec l’âge car, si la probabilité de diagnostiquer un cancer du poumon augmente avec l’âge, le risque de décéder d’autres causes augmente aussi !
Le dépistage radiographique est probablement possible mais déjà à une phase tardive de la maladie.
AU TOTAL...
Il faut se souvenir qu’avec un seuil de détection de 1 cm, on met en évidence des tumeurs correspondant au 30
ème
temps de doublement de cellules tumorales.
De ce fait, un tel dépistage serait plus pertinent pour les tumeurs à évolution rapide, alors que les petites tumeurs, de découverte fortuite d'évolution plus lente et de meilleur pronostic.
Le dépistage par scanner spiralé serait plus performant mais, aussi, de coût beaucoup plus élevé.
On peut penser que dans les années à venir des nouvelles techniques, telle la tomographie par émission de positrons (TEP) devrait permettre de détecter des tumeurs à un stade très précoce. Cette technique devrait permettre de diagnostiquer des tumeurs d’1 cm.
Pour plus de détails allez au chapitre
Imagerie Médicale
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29 juin 2011