L'immunothérapie

L'immunothérapie classique

LE PRINCIPE

La stimulation des défenses de l’organisme par des médicaments stimulant le système de défense (immunostimulants) est une option thérapeutique possible. L’utilisation de cette approche dans le traitement du cancer du poumon fait aussi l’objet d’essais thérapeutiques.

LES VACCINS THÉRAPEUTIQUES AUX RÉSULTATS DÉCEVANTS...

Les vaccins thérapeutiques à partir d’antigènes embryonnaires MAGE-3 ou MUC-1

Ce sont des antigènes surexprimés par les cellules cancéreuses.
Des effets notés en phase 2 chez des malades au stade I et II étaient encourageants mais les résultats de l'essai pour sur le vaccin ciblant le MAGE-3, en Phase 3 de développement, ont été négatifs.

Le belagenpumatucel-L

C'est un vaccin allogénique qui est réalisé à partir de 4 lignées de cellules tumorales de poumon irradiées modifiées par le facteur de croissance (TGF-β2) antisens.
Les études de Phase-III n'ont pas permis de mettre en évidence un bénéfice en termes de survie (overall survival - OS) .
 
Le técémotide (L-BLP25 liposomes) 

C'est un vaccin peptidique dont la cible est MUC1, une glycoprotéine mucineuse surexprimée et glycosylée (BLP25) dans les cancers du poumon.
Les premiers résultats d'une étude de Phase 3 en traitement de maintenance ne sont pas encourageant en termes de survie..

Cibler la synapse immunologique...

PD-1 & PDL-1

La molécule de co-stimulation PD-1 (Programmed cell Death-1) est exprimée à la surface des lymphocytes T.
Son ligand, le PDL-1, est pour sa part exprimé par les cellules tumorales.
Il existe, également, une autre protéine, PD-2, avec un autre ligand.

MODE D'ACTION

Quand le récepteur et son ligand sont liés…


On observe une diminution de la réponse T anti-tumorale de façon globale. Il se crée alors une sorte de bouclier, “rendant invisible” la cellule cancéreuse au système immunitaire du patient. En outre, cette liaison provoque ce qui a été appelé ‟T cell exhaustion”, l’épuisement T….

Quand il y a blocage....

Ils bloquent cette liaison et permettent au système immunitaire de reconnaître et de réagir contre les cellules cancéreuses. Les anti-PD-1 et anti-PDL-1 agissent, non seulement sur les lymphocytes T mais aussi B et NK.

La recherche de biomarqueurs prédictifs

UNE EFFICACITÉ DANS SEULEMENT 30 % DES CAS

Les différentes immunothérapies proposées dans le traitement des cancers du poumon ne sont efficaces ou très efficaces que dans environ 30 % des cas.
On sait que l'immunothérapie à d'autant plus de chances d'être efficace que la tumeur présente de nombreuses mutations. La présence de ces mutations ferait que ces cellules seraient plus visibles au système immunitaire réactivé.
C'est dans ce contexte que les chercheurs ont rechercher des marqueurs qui pourraient permettre de prédire l’efficacité des traitements.

LA CHARGE MUTATIONNELLE (CM)

La charge mutationnelle est un ratio entre le nombre de gène tumoraux altérés par rapport au nombre total de gènes étudiés
Des études récentes (POPLAR et OAK) ont montré que ce ratio serait le biomarqueur permettant d'améliorer la prédiction de l’efficacité de l’immunothérapie.

LES ANTI-PD-1

LAMBROLIZUMAB

C’est un anticorps monoclonal dirigé contre le PD-1 qui montre aussi une activité prometteuse dans le mélanome.
Le traitement semble avoir un faible taux de toxicité et un spectre différent de toxicité par rapport à ceux observés dans les essais ipilimumab, mais des essais plus importants sont nécessaires pour confirmer cette observation.

LES ANTI-PDL-1 efficaces dans le traitement des cancers à petites cellules du poumon...

L’Optivo™ (durvalumab) 

Cette immunothérapie vient d'être homologué comme traitement de seconde ligne chez les malades présentant une maladie métastatique.

Le Tecentriq™ (atezolizumab) 

En association à la chimiothérapie  (carboplatine + étoposide) chez des patients présentant une maladie étendue, ce médicament permet d’allonger très significativement la survie globale et le temps sans progression.

Mise à jour

26 septembre 2018