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Le cancer de la lèvre

En bref...

GLOBALEMENT...

Les chiffres

Les cancers des lèvres ne sont pas rares et surtout chez les hommes. Depuis quelques années, on observe une baisse de leur incidence.

Sa présentation


Son siège de prédilection est le vermillon de la lèvre inférieure. Il se présente sous la forme d’une ulcération survenant sur une lésion précancéreuse d’aspect dyskératosique, souvent secondaire à la cigarette.

Son type


Les cancers de la lèvre blanche sont des épithéliomas baso- ou spino-cellulaires.
Les cancers de la lèvre rouge sont des carcinomes épidermoïdes.

LES CAUSES RECONNUES

La lèvre comprend une partie cutanée, une muqueuse sèche et une muqueuse humide.
La muqueuse sèche, vermillon, est exposée au soleil, au froid, au vent. Ceci explique la fréquence de la maladie chez les ouvriers agricoles ou les marins pêcheurs.

La pipe, la cigarette fumée jusqu’au bout sont d’autres facteurs favorisants.

Comme pour les tumeurs de la bouche, l’alcool, le tabac et la mauvaise hygiène bucco-dentaire sont des facteurs aggravants.

Des lésions, comme une leucoplasie, une kératose, une chéilite (réaction inflammatoire des lèvres, associée ou non à une atteinte de la peau bordant les lèvres) ou une lésion inflammatoire de la lèvre, précèdent souvent le cancer.

Plus récemment, de par ses propriétés photosensibilisantes, l’hydrochlorothiazide, un diurétique largement utilisé, serait aussi un facteur de risque.

LEUR ASPECT CLINIQUE

Il s'agit dans la plupart des cas d'une ulcération saignante au contact reposant sur une base indurée, plus ou moins douloureuse.


Les facteurs de risque

  • La consommation de tabac
  • L’exposition solaire
  • Et surtout les deux !


La maladie

L'ÉVOLUTION

L’extension ganglionnaire ne s’observe qu’au stade tardif de la maladie.
Les atteintes des commissures labiales s’apparentent néanmoins davantage sur le plan évolutif et pronostique aux cancers des faces internes de joue.

LA CLASSIFICATION TNM

  • T1 : Tumeur < 2 cm
  • T2 : Tumeur > 2 cm et < 4 cm
  • T3 : Tumeur > 4 cm
  • T4 : Envahissement des structures adjacentes (peau de la face, os, plancher buccal …)


La prise en charge

LES OPTIONS DE TRAITEMENT

Le traitement est radiothérapique ou chirurgical selon le stade de la maladie. Il permet dans la plupart des cas la guérison de la maladie.
La chirurgie est toujours suivie d’une chirurgie de reconstruction, prise en charge par l’Assurance Maladie.

LES INDICATIONS


Les indication thérapeutiques sont les suivantes

  • T1 < 1 cm : résection cunéiforme
    • N0 : surveillance ganglionnaire, parfois curiethérapie
    • N > 0 : curage bilatéral

  • T1> 1cm, T2 < 3 cm : curiethérapie ou chirurgie
    • N0 : curage, option surveillance ganglionnaire attentive
    • N1, N2 : curage bilatéral (radiothérapie si N multiple ou rupture capsulaire)

  • T2 > 3 cm, T3 : Résection + reconstruction
    • Curage bilatéral, radiothérapie si N+ (dose et technique fonction de l’extension et de l’infiltration)
    • Chimiothérapie associée s'il existe des facteurs de mauvais pronostic

  • T4 osseux : chirurgie + radio-chimiothérapie concomitante (option radiothérapie)



LE PRONOSTIC

Le diagnostic de la maladie est habituellement précoce et le pronostic est bon.
La survie, selon les statistiques de 2015, à 5 ans est de 90 % et de 80 % à 10 ans.


Mise à jour

13 septembre 2017



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