Localisations Rein et voies urinaires Tumeurs de la Vessie

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Les nouveaux tests diagnostiques

L'état des lieux ...

Le suivi des cancers de la vessie se fait principalement par la cystoscopie et la cytologie urinaire. Jusqu'à présent, les quatre marqueurs urinaires les plus fréquemment utilisés possédaient des sensibilités et spécificité moindre que les examens de références. Leur potentiel restait donc limité.
Meilleure sensibilité des nouveaux marqueurs urinaires
De nombreuses études sur les marqueurs urinaires ont permis de découvrir de nouvelles molécules, mais contribuent également, à mieux cerner leurs indications. Leur sensibilité supérieure à celle de la cytologie urinaire, mais leur spécificité moindre, les réserve davantage au suivi des tumeurs qu´à leur diagnostic.
Le tableau ci-dessous résume les propriétés des nouveaux tests.


Test Sensibilité Spécificité
Cytologie urinaire Bas grade : 7 à 17 %
Haut grade : 53 à 90 %
90 à 98 %
BTA Stat
BTA TRAK
50 à 80 % 50 à 75 %
NMP-22 Tumeurs superficielles : 50%
Tumeurs infiltrantes : 90 %
> 85 %
ImmunoCyt 50 - 85 % 62 à 73 %
UroVision 70 à 86 % 66 à 93 %

Les autres tests du domaine de la recherche

LES NOUVELLES DONNÉES

Des études ont mis en évidence une sensibilité supérieure des nouveaux à celle des premiers marqueurs, comme le BTA et NMP22, par exemple. Il s’agit des tests mesurant dans les urines :

  • La cytokératine : tests UBD, CYFRA 21-1, et le CK20
  • La survivine, qui ne se trouve que dans les cellules tumorales,
  • La télomérase (ribonucléoprotéine) qui est un marqueur génétique.


Ces nouveaux tests seraient plus sensibles que la cytologie urinaire, mais moins que la cystoscopie qu´ils ne peuvent donc remplacer. En revanche, un taux élevé de faux positifs reste leur point faible. La présence d´inflammation, d´infection, d´une hématurie ou d´un antécédent de traitement par injection ou instillation de BCG, sont des facteurs très souvent retrouvés chez les faux positifs et pourraient expliquer ce mauvais score.


Les applications potentielles…


Pas encore dans la pratique de tous les jours, mais très prometteurs et avec un gain en terme de qualité de vie pour les patients (non invasifs), ces nouveaux marqueurs devraient prochainement trouver leur place dans l´algorithme du suivi des cancers de la vessie.

Deux grandes stratégies d´utilisation des tests urinaires devraient bientôt apparaître, une fois leur fiabilité augmentée. Elles devraient permettre :

  • De diminuer le nombre de cystoscopies de contrôle, voir les supprimer, ce qui serait un progrès pour le confort des patients. Cela serait surtout intéressant dans le suivi des tumeurs de bas grades. De plus, l´utilisation des marqueurs urinaires est non-opérateur dépendant, à l´inverse de la cystoscopie.
  • De contribuer au dépistage des cancers de la vessie dans les populations à haut risque.


Les nouveaux marqueurs urinaires devraient permettre d´évaluer rapidement la réponse dans le cas de traitements intravésicaux.


La présence de récepteurs androgènes

Il est connu depuis longtemps, tous facteurs égaux par ailleurs, que les cancers de la vessie sont plus fréquents chez l’homme que chez la femme. Des études récentes ont montré que la perte de l’expression des récepteurs androgènes serait associée à un plus mauvais pronostic de la maladie.


Mise à jour

20 juin 2009



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