Localisations Hémopathies malignes (cancers du sang) Myélome multiple
[imprimer la page]La maladie de Kahler n'a pas de symptômes spécifiques. Cependant, il existe trois grands types de manifestations et de signes de nature différente qui peuvent être évocateurs de la maladie :
POURQUOI ?
La prolifération monoclonale peut se développer dans n’importe quelle région du corps contenant de la moelle osseuse. Ceci explique, pourquoi les signes osseux sont présents dans 8 cas sur 10 et que le diagnostic est souvent fait par les rhumatologues.
QUELS SIGNES
Des douleurs osseuses
Elles sont fixes, parfois intenses. Il peut s'agir, aussi, d'épisodes de sciatique, souvent révélateurs de la maladie.
Une fracture pathologique
Elle affecte les côtes, le sternum ou le rachis à l’occasion d’un traumatisme minime. Dans ce cas, les médecins parlent de fracture pathologique qui est retrouvée dans environ un tiers des cas.
Parfois, l’apparition de déformations osseuses
Elles se traduisent par une voussure. Elles peuvent être repérées au niveau d’une côte, du crâne, du sternum, d’une clavicule, de l’épaule, du bassin osseux.
POURQUOI ?
Les plasmocytes malins se développent dans la moelle osseuse et peuvent « étouffer » les cellules normales. Dans ce cas, la maladie peut se manifester par une insuffisance de production des éléments figurés du sang, comme les globules rouges ou les plaquettes.
QUELS SIGNES ?
Une anémie qui peut se traduire par de la fatigue, de la pâleur ou de l’essoufflement.
Des saignements, comme une épistaxis, des saignements de gencives (gingivorragies) ou un purpura, secondaires à un manque de plaquettes (thrombopénie) ou à une amylose.
DES INFECTIONS À RÉPÉTITION…
Elles
ne sont pas rares car le système immunitaire ne fonctionne pas
normalement.
La susceptibilité aux infections bactériennes à germes
encapsulés, principalement pulmonaire, est favorisée par le déficit de
l’immunité humorale spécifique, la chimiothérapie et les fractures de
côtes (diminution de l'ampliation respiratoire favorisant les
infections respiratoires).
UN SYNDROME D'HYPERVISCOSITÉ
Pourquoi ?
Certaines immunoglobulines monoclonales, le plus souvent des IgM, en
raison de leur concentration élevée, mais aussi pour des raisons
biochimiques (polymérisation, ...) sont responsables d'un syndrome
clinique d'hyperviscosité qui est donc plus fréquent dans la maladie de
Waldenström.
Il se manifeste par des :
Le traitement
Il peut nécessiter un traitement d’urgence comme une plasmaphérèse (épuration du sang).
La surveillance de la viscosité sérique dans ces cas permet de suivre
l'évolution sous traitement. Si le sérum présente une cryoglobuline, la
mesure doit être faite à + 37°C (étuve) pour que le résultat soit
correct.
LES CRYOGLOBULINES
Ce sont un groupe particulier d'anticorps (immunoglobulines) ayant la propriété de précipiter lorsque la température est inférieure à 37°C.
POURQUOI ?
En raison de la présence d'importantes quantités de protéines dans le sang, le rein chargé de leur élimination peut être affecté. Les médecins, dans ce cas parlent de rein myélomateux.
LES CONSÉQUENCES
De l’albumine dans les urines (protéinurie).
C'est fréquent, en particulier si cette protéine est thermolabile (disparaît lorsque les urines sont chauffées). Dans ce cas il s’agit d’une protéine dite de Bence Jones constituée de chaînes légères d'immunogobulines.
Une insuffisance rénale
C'est la diminution de la capacité du rein à jouer son rôle d’émonctoire.
L’insuffisance rénale a des causes
multiples, comme par exemple, une amylose, une précipitation dans le
rein (tubulaires) des chaînes légères d’immunoglobulines.
Elle peut être diagnostiquée à l’occasion d’examen de sang et d’urine.
DES SIGNES GÉNÉRAUX
Ce sont des manifestations témoignant du retentissement de la maladie sur l’ensemble de l’organisme, sans aucune caractéristique d’organe. Il s'agit de la perte d’appétit (anorexie), d'une fatigue pathologie ou asthénie, d'un amaigrissement et de la fièvre.
UNE ALTÉRATION DE L’ÉTAT GENERAL
Elle se traduit par une asthénie, une anorexie et un amaigrissement, non désiré.
DES TROUBLES NEUROLOGIQUES
Ils sont la conséquence des localisations osseuses de la maladie et/ou de l’amylose. Les manifestations sont variables.
L'AMYLOSE
L'amylose est constituée d'un matériel homogène, extra-cellulaire amorphe, repérable en microscopie optique. Il est caractérisé par une biréfringence vert-jaune après coloration au rouge Congo et examen au microscope à lumière polarisée. Au microscope électronique, sa structure est fibrillaire.
Elle provient de la précipitation dans les tissus de protéines de petit poids moléculaire, déposées en excès.
HYPERCALCÉMIE
Elle est liée à l’importance de l’atteinte osseuse. Ses principales
manifestations cliniques sont digestives, neurologiques,
cardio-vasculaires et métaboliques.
8 août 2011