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Les gammapathies monoclonales

Comment se présente la maladie ?

LA GMSI (MGUS)

Définition

La GaMmapathie de Signification Incertaine ( GMSI ) est souvent dénommée par son acronyme anglais, MGUS pour Monoclonal Gammapathy of Uncertain Significance .

Le fait que le nom contienne « de signification incertaine » reflète l’incertitude des spécialistes à établir un pronostic précis pour cette maladie bien que la plupart des chercheurs considère que la GMSI constitue la première étape pouvant conduire à un myélome multiple symptomatique.


Ses caractéristiques

Les gammapathies monoclonales s’observent chez les personnes âgées. Des études récentes ont précisé la prévalence de cette affection qui se retrouve dans environ 3 % de la population générale et augmente avec l’âge. La prévalence est d'environ 5 %, chez les moins de 70 ans et augmente à 7,5 % chez les plus de 80 ans.
Comme pour le myélome multiple, la GMSI est plus fréquente chez l’homme que chez la femme.


LES CRITÈRES DE DIAGNOSTIC

La gammapathie monoclonale est définie par la présence dans le sang d’une protéine monoclonale M qui est produite par un clone mineur de plasmocytes. Il s’agit, dans environ 70 % des cas, d’une immunoglobuline de type IgG.
Par définition, la GMSI doit présenter les caractéristiques suivantes : 

  • Un taux sanguin de la protéine M, inférieur à 30 mg/l
  • Moins de 5 % de plasmocytes dans la moelle osseuse
  • Le caractère asymptomatique et l’absence de complications ; il y a ni lésion osseuse ni insuffisance rénale, ni anémie ou d’hypercalcémie
  • Un taux urinaire de protéine M inférieur à 500 mg/24 heures.


La GMSI se caractérise par des mutations génétiques des plasmocytes. Les plus fréquemment rencontrées sont :


  • Des réarrangements 14q32, surtout t(11;14), plus rarement autres translocations -13/13q-
  • Une hyperméthylation promoteur p16, p15
  • Une instabilité du caryotype.


EN PRATIQUE…


Si ce diagnostic est porté, ne vous inquiétez pas outre mesure car le risque d’évolution vers un myélome n'est que de 1 % par an, dans le cas général (IgG et taux de paraprotéine < 15 g/L).

Cependant, vous devrez être suivi deux fois par an.
Le suivi comprend sur un examen clinique, une électrophorèse des protéines du sang et une évaluation de la protéinurie des 24 heures avec électrophorèse des protéines urinaires, si la protéinurie est significative.

L’AVENIR…

L'apport de la génomique ouvre des perspectives très prometteuses. Dans les GMSI, des études prospectives et longitudinales devraient permettre de mettre en évidence de nouveaux critères prédictifs de transformation maligne. Ainsi, sur une population à très haut risque, il pourrait être licite de mettre en œuvre un traitement préventif de la transformation.

Dans la prise en charge thérapeutique, la pharmacogénomique pourra aider à la sélection des médicaments les plus efficaces non pas de façon probabiliste mais de façon adaptée à chaque patient.


Mise à jour

Vendredi 10 mars 2009



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