Localisations Hémopathies malignes (cancers du sang) Myélome multiple
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LES MOLÉCULES CONNUES
Plusieurs nouveaux médicaments de chimiothérapie utilisés dans le traitement d’autres cancers ont été récemment proposés pour traiter les myélomes réfractaires. Parmi les nombreuses molécules en cours d'étude, on peut citer les essais portant sur :
LA BENDAMUSTINE
Une molécule ancienne et originale
La bendamustine, synthétisée pour la première fois au début des années 1960 en Allemagne de l’Est, possède une structure chimique originale associant à la fois des propriétés d’agents alkylants et d’analogues des purines.
Une évaluation en cours dans le traitement du myélome multiple...
En rechute, ce médicament a été associé à la fois au thalidomide et aux corticoïdes, ou bien au bortezomib et aux corticoïdes avec des résultats positifs.
Un seul essai a été rapporté testant la bendamustine à 150 mg/m² à J1 et J2 tous les 28 jours, en première ligne, en association à la prédnisone en comparaison à l’association MP. Par rapport à l’association MP, l'association bendamustine/prednisone, donne un taux de réponse supérieur et une durée de réponse supérieure.
Sa tolérance
Elle est satisfaisante avec essentiellement quelques nausées et vomissements facilement prévenus par l’utilisation des médicaments usuels, et une toxicité hématologique à type de neutropénie et de thrombopénie doses-dépendantes et réversibles.
LE CARFILZOMIB
Le PR171, comme le bortézomib, est un inhibiteur du protéasome de nouvelle génération, actif sur les lignées de cellules myélomateuses résistantes.
Il est utilisé par voie intraveineuse 2 jours consécutifs par semaine par cycles de 3 semaines, suivis d’une semaine d’arrêt.
Il est en Phase 3 de développement en association avec le Revlimid™
et la dexaméthasone.
Le carfilzomib semble présenter peu de toxicité neurologique et permet d’obtenir des réponses chez les malades réfractaires et déjà lourdement traités.
D'AUTRES PROJETS PLUS PRÉCOCES
De nouvelles molécules, appartenant à cette classe thérapeutique, sont en recherche clinique. Elles ont pour objectifs d'être, plus performantes en cas de résistance au Velcade™, d'être moins neurotoxiques, de ne pas interférer avec la prise de vitamine C et de certains autres compléments alimentaires et d'être actives par voie orale.
Parmi, les molécules les plus avancées ont peut citer le CEP-18770 actif par voie orale en Phase 2 de développement.
Le pomalidomide ou CC4047 est un nouvel immunomodulateur de la famille du thalidomide et du lénalidomide.
Les données expérimentales suggèrent que cette molécule soit la plus puissante des Imids actuellement disponibles.
Le taux de réponse semble intéressant chez les malades réfractaires au thalidomide, au lénalidomide ou au bortezomib.
Le pomalidomide en association avec la dexaméthasone a le même profil de toxicité que le lénalidomide, à savoir une toxicité hématologique et un risque thromboembolique nécessitant une prophylaxie.
L’ARSENIC
L'arsenic trioxyde (Trisinox™) est une molécule active par voie injectable qui forcerait les cellules tumorales à maturer et se diriger vers un processus d’apoptose, c’est-à-dire de mort naturelle.
Cette molécule pourrait, aussi, permettre l’expression du CD31 sur certaines cellules immunologiquement compétentes. Ces cellules ainsi armées pourraient alors détruire les cellules myélomateuses exprimant le CD39+.
Les premiers résultats publiés du nouveau protocole MAC (Melphalan + Arsenic trioxyde (Trisinox™) + vitamine C sont encourageants.
LA TANESPIMYCINE
La tanespimycine est un antibiotique inhibiteur de la protéine de choc HSP90 (
Heat Schock protein
) qui maintient la fonction de certaines protéines oncogéniques.
Cette molécule est en Phase 3 de développement en association avec le Velcade™.
LE PANOBINOSTAT
Le panobinostat est un inhibiteur d’histone déacétylase.
Ce médicament est étudié en association au lénalidomide et à la dexaméthasone dans des essais de Phase 2.
LA RADIOTHERAPIE MÉTABOLIQUE
Le 166 holmium-DOTMP
C’est une nouvelle modalité de radiothérapie ciblée sur le squelette. Le
rayonnement est produit par l’holmium 166 qui se lie spécifiquement à
un composé de l’os le DOTMP. Cette nouvelle modalité thérapeutique est
en cours de développement, phase 3, en association avec la
chimiothérapie conventionnelle.
L'IMMUNOTHÉRAPIE
Le CNTO 32
C'est un anticorps monoclonal qui cible l’interleukine-6 (IL-6). Un taux
élevé de IL-6 peut favoriser le développement de cellules myélomateuses
et induire une résistance aux médicaments de chimiothérapie. Cette
molécule est en Phase 2 de développement en association avec les intensifications thérapeutiques dans les formes de mauvais pronostic.
D'autres options...
Des essais sont en cours utilisant la radio-immunothérapie (CD138).
On peut aussi citer les études en cours sur l’IL-12, certains agents biologiques comme la bétathine ou la vaccination anti-idiotypique avec ou sans cellules dendritiques.
LA LUTTE CONTRE LES RÉSISTANCES
Des médicaments s’opposant à la résistance à la chimiothérapie des cellules tumorale comme le PSC-833 sont en cours d’évaluation. Si les résultats sont positifs, ils devraient permettre d’améliorer l’efficacité des protocoles traditionnels de chimiothérapie comme le VAD ou le VAMP.
7 septembre 2010