Localisations Hémopathies malignes (cancers du sang) Lymphomes hodgkiniens (maladie de Hodgkin)
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La maladie de Hodgkin est un lymphome qui est une hémopathie maligne (cancer du sang) dont le point de départ est
le tissu lymphoïde et est caractérisée par la présence de cellules de
Reed-Sternberg
.
C'est
une affection particulière associant à la fois une prolifération monoclonale tumorale et une réaction
inflammatoire.
La prolifération tumorale se
développe
à partir d’un équivalent normal d’une
cellule B
aux dépens des cellules du tissu lymphoïde ganglionnaire mais parfois
aussi extra ganglionnaire, comme la rate et le
MALT
.
À cette prolifération maligne,
l'organisme répond par une réaction inflammatoire importante impliquant des
cellules normales.
Elle distingue quatre types histologiques selon l’architecture des ganglions lymphatiques.
La forme scléro-nodulaire
Elle représente 70 à 80 % des cas diagnostiqués et touche les ganglions cervicaux et médiastinaux de sujets jeunes.
Il s'agit d'une prolifération de cellules B (post-centre germinatif).
L'aspect au microscope est une atteinte diffuse du ganglion avec peu de cellules de Reed-Sternberg qui présentent
les caractéristique histo-chimiques suivantes : CD20- dans 75 % des cas, CD79a-, bcl6-, ema-, bob1-, 0ct2-, CD30+, CD15+, mum+.
La forme à cellularité mixte
C'est une forme qui touche plus volontiers les hommes âgés de plus de 50 ans qui
présentent des adénopathies disséminées ou parfois une atteinte ganglionnaire profonde et assez souvent des signes généraux.
Une sérologie positive au virus d'Epstein Barr
(EBV)
est retrouvée dans les deux tiers des cas.
L'examen
au microscope
de la biopsie ganglionnaire permet de retrouver des lymphocytes normaux, une fibrose et d'assez nombreuses cellules de Reed-Sternberg, d’où le nom, "à cellularité mixte".
La forme à prédominance lymphocytaire
C'est une forme rare qui fait l'objet de discussions entre scientifiques, certains d'entre eux considérant cette forme comme un lymphome B mature.
Les cellules tumorales sont rares et il existe de très nombreux lymphocytes.
Forme avec déplétion lymphocytaire ou
sarcome
d'Hodgkin
C'est une forme très rare de la maladie qui est souvent associée au SIDA.
Au microscope, le tissu ganglionnaire est caractérisé par la présence de nombreuses cellules de Reed-Sternberg, d'une fibrose et de la quasi-absence de lymphocytes, d’où son nom "avec déplétion lymphocytaire".
DEUX ENTITÉS
DISTINCTES
C'est la nature de la réaction tissulaire, notamment la présence de fibrose, et cellulaire qui est à l’origine de la classification de l'OMS qui a subdivisé les lymphomes de Hodgkin en deux types principaux :
LES QUATRE SOUS-TYPES DE LYMPHOME DE HODGKIN CLASSIQUE
Quatre
variétés sont décrites, en fonction des anomalies retrouvées au microscope.
Le type I
C’est la forme riche en lymphocytes qui est rare et ne représente que 5 %
des cas.
Il s’agit d’une prolifération de petits lymphocytes.
Le type II
C’est la forme scléro-nodulaire, la plus
fréquente, 70 % des cas.
Son aspect est celui d'un épaississement fibreux de la capsule entourant les ganglions, un
parenchyme nodulaire, une fibrose annulaire ou en bandes épaisses. Les cellules
tumorales ont un cytoplasme abondant donnant un aspect lacunaire.
Le type III
Il se
rencontre dans environ 20 à 25 % des cas et correspond à la forme à cellularité mixte.
Au microscope, la population
cellulaire est abondante, formée de cellules lymphoïdes, de plasmocytes,
d’histiocytes, de polynucléaires avec des amas de cellules épithélioïdes, dont
l’ensemble constitue un
granulome
.
Le type IV
C’est la forme la plus rare, moins de 5 % cas et longtemps confondue avec les
lymphomes. Il correspond à la forme à déplétion lymphocytaire.
LES FORMES UNIFOCALES
Le site initial est unique et ganglionnaire. Par ordre de fréquence, les sites initiaux sont, intrathoraciques, dans la moitié des cas, cervicaux, haut ou moyen, inguino-crural ou lombaire et axillaire.
L’extension lymphatique, à partir du ganglion initial, est très particulière et se fait à partir :
LES AUTRES FORMES
Les formes généralisées d’emblée sont très rares.
Les formes à diffusion hématogène représente le second mode d’extension de la maladie. dans ce cas les organes touchés sont la rate, les os, la moelle osseuse, les poumons ou le foie. Cette forme peut aussi résulter d’une extension lymphoïde à partir des ganglions lombo-aortiques et de la rate.
Une atteinte par contiguïté, à partir d’un ganglion envahi, explique l’atteinte du péricarde, de la paroi thoracique, ou d’une vertèbre isolée.
14 août 2011