Localisations Hémopathies malignes (cancers du sang) Lymphomes non hodgkiniens
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DES GANGLIONS SUPERFICIELS (PALPABLES)
Ils sont présents dans près des deux tiers des cas et, souvent, la découverte d’un ganglion amène le patient à consulter.
Les ganglions peuvent être, isolés ou non, mais leur répartition est asymétrique.
Toutes les localisations sont possibles, ce qui explique la nécessité de les rechercher systématiquement.
Lorsqu’un ganglion est repéré, il est non douloureux, dur, élastique, et n'est pas fixé aux tissus qui l’entourent, il roule sous le doigt. S'il y a plusieurs ganglions, ils ne sont pas tous de la même taille.
DES GANGLIONS PROFONDS (NON PALPABLES)
Par définition, ils ne sont pas palpables et peuvent passer inaperçus ce qui explique que l’on peut les découvrir à l'occasion d'une radio systématique du thorax, par exemple.
Ils peuvent, aussi, se manifester par des symptômes indirects, comme de la toux, pour les adénopathies médiastinales. Le médiastin est la partie du thorax située entre les deux poumons. A gauche, la radiographie des poumons montre des adénopathies médiastinales. Des ganglions médiastinaux sont présents dans environ un quart des cas.
Les ganglions profonds peuvent être découverts à l'occasion du bilan pour un épanchement liquidien comme une pleurésie (épanchement dans la plèvre) ou d’une ascite (épanchement dans l’abdomen) ou, enfin, d'une compression d'un organe adjacent.
LES SYMPTÔMES « B »
Ils comprennent les signes suivants :
D'AUTRES SYMPTÔMES
POSSIBLES
Ils sont variables, rares et inconstants.
Si vous présentez ces symptômes, il faut consulter votre médecin rapidement !
Parfois, c'est la découverte
d’un gros foie (hépatomégalie) ou d'une grosse rate (splénomégalie) lors d'un examen qui conduit au diagnostic.
Elles sont plus rares, car elles ne concernent que moins d’un quart des cas de lymphomes non-hodgkiniens. Elles peuvent affecter de toutes les parties de l'organisme, cependant, les plus fréquentes sont les suivantes :
Moins fréquemment, les localisations extra-ganglionnaires peuvent affecter les organes suivants :
La maladie, plus rarement peut se révéler à l’occasion d’une complication, en apparence aiguë, en particulier dans les formes agressives de la maladie.
Un syndrome cave supérieur
Il correspond à une compression de la veine cave supérieure. Il se traduit par un essoufflement, d'apparition récente, une circulation veineuse collatérale thoracique supérieure, un œdème du visage et des membres supérieurs.
Il correspond habituellement à un lymphome B à grandes cellules, un lymphome sclérosant du médiastin ou à un lymphome lymphoblastique. Il est rare dans une maladie d’Hodgkin qui présente parfois des masses médiastinales de volume impressionnant.
Une masse abdominale
Elle peut comprimer la veine cave inférieure, le tube digestif avec tableau d’occlusion ou les uretères avec insuffisance rénale aiguë.
Il s’agit habituellement d’un lymphome diffus B à grandes cellules ou d’un lymphome de Burkitt. A l'opposé, les lymphomes folliculaires peuvent donner des masses abdominales très volumineuses, mais rarement compressives.
Une compression médullaire
Elle peut être la conséquence d'une localisation osseuse de la maladie ou à une épidurite (atteinte de l'enveloppe entourant moelle épinière).
Cette complication rare est le fait des lymphomes B diffus à grandes cellules, rarement d’un lymphome folliculaire.
Un syndrome de Claude Bernard-Horner
Ce syndrome est lié à une compression du sympathique cervical. Il associe :
Il est rare et souvent lié à une localisation sus-claviculaire. Il correspond à une maladie d’Hodgkin ou à un lymphome diffus à grandes cellules.
15 décembre 2009