Localisations Cancers masculins Cancer du testicule
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Les tumeurs germinales représentent plus de 95 % des cancers du testicule. Elles dérivent d’une cellule germinale souche qui prolifère à l’intérieur des tubes séminifères et peut se différencier de deux manières.
DE L'OMS
Elle distingue deux grandes sous-familles de cancers du testicule.
DES UROLOGUES
Le
plus souvent, les urologues et les oncologues considèrent que sur un
plan pratique, il faut distinguer deux grands types de tumeurs. C’est
la classification la plus utilisée actuellement.
POUR D'AUTRES ...
Il faut savoir que certaines équipes de chercheurs classent les tumeurs en trois sous-groupes.
DANS LE CAS GÉNÉRAL...
Les séminomes représentent 60 % des tumeurs testiculaires.
Ces tumeurs se développent à partir des cellules impliquées dans la spermatogenèse au niveau des canaux séminipares.
Les séminomes surviennent après l’âge de 30 ans et sont souvent localisés. Ils
ne s’accompagnent jamais de sécrétion d’alphafoetoprotéine (AFP).
Tous stades confondus, les tumeurs séminomateuses « pures » sont de meilleur pronostic que les tumeurs non séminomateuses.
CAS PARTICULIERS
Les séminomes spermatocytaires
Ils sont une forme particulière de séminome. Ils représentent environ 7 % des tumeurs germinales. Ils surviennent plus tardivement, après l’âge de 50 ans.
Ils ont un pronostic excellent et ne s'accompagnent qu'exceptionnellement de métastases.
Le séminome sécrétant de βHCG (
beta human chorionic gonadotrophin
)
C'est une forme rare de séminome pur. Son incidence est de l’ordre de 10 à 20 % des cas. Il a les mêmes caractéristiques cliniques et évolutives que le séminome non sécrétant. Son pronostic est identique à celui du séminome non sécrétant.
Dans les séminomes de stade I, le taux de
βHCG retourne à la normale après chirurgie. Dans le cas contraire, cela témoigne d’un stade plus évolué qui, dans ce cas, verra la concentration en
βHCG se normaliser après radiothérapie ou chimiothérapie adjuvante.
DANS LE CAS GENERAL
Elles représentent 40 % des tumeurs testiculaires.
Ce sont des tumeurs embryonnaires qui se développent à partir de cellules souches totipotentes.
Elles touchent les patients plus jeunes, de la puberté à 35 ans. Ce sont rapidement des maladies systémiques par opposition autres formes.
DIFFÉRENTS SOUS-TYPES
Les différentes formes en fonction du tissu atteint sont nombreuses. Les principales formes de la maladie sont les suivantes.
Les formes mono-tissulaires
Les dysembryomes
Il existe plusieurs types de tumeurs selon leur degré de différenciation.
Les carcinomes embryonnaires
Ils représentent environ 20 % des cas de cancers du testicule. Il est indifférencié, très invasif.
Il survient vers l’âge 30 ans.
Cette forme s'accompagne d'une élévation des bêta-HCG et/ou de l'AFP.
Les tératocarcinomes
Ils sont fréquents puisqu'ils représentent de 20 à 30 % des tumeurs germinales du testicule.
Les tératomes
Ils représentent de 5 à 10 % des tumeurs du testicule dans leur forme mature ou adulte.
Ils affectent les hommes dans les 30 premières années de la vie.
Au microscope, la tumeur contient plusieurs types de tissu parfaitement reconnaissables : épithélium, cartilage.
Il faut séparer le tératome mature de l'enfant, qui est bénin, du tératome mature de l'adulte qui est lui malin et peut s'accompagner de métastases.
Le choriocarcinome (ou chorio-épithéliome)
C'est une tumeur rare. Il ne représente que moins de 1% des tumeurs testiculaires.
Ils surviennent essentiellement entre 20 et 30 ans.
Les tumeurs du sac vitellin (carcinome du sac de Yolk)
Ce sont des tumeurs qui touchent chez les jeunes enfants. C'est la forme la plus fréquente de cancer du testicule chez l'enfant.
Cette forme s'accompagne d'une élévation de l'AFP.
Les tumeurs mixtes
Elles sont assez fréquentes, 50 % des cas dans certaines séries de malades. Une sur deux contient à des degrés divers plusieurs types de cellules tumorales. De fait, les tumeurs non-séminomateuses sont associées dans 40 % des cas à une tumeur séminomateuses.
3 avril 2011