Localisations Cancers féminins Cancer du corps de l'utérus (endomètre)
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LA NOUVELLE ÉTUDE
L´apolipoprotéine A-I (ApoA-I), la préalbumine (TTR) et la transferrine (TF) sont trois marqueurs sériques du cancer de l´ovaire. Ces biomarqueurs pourraient également être liés au cancer de l´endomètre.
Dans une étude, portant sur chez 433 patientes, les taux sanguins de ces trois marqueurs ont été mesurés :
Les résultats montrent que le dosage conjoint de ces trois marqueurs permet de distinguer les sérums issus de sujets sains de ceux ayant un cancer de l´endomètre débutant avec une sensibilité de 71% et une spécificité de 88%.
Il permet également de faire la différence entre les femmes sans lésions cancéreuses et celles qui ont un cancer évolué avec une sensibilité de 82% et une spécificité de 86%.
SON IMPLICATION
Si ces données sont confirmées, ces trois marqueurs pourraient constituer un moyen diagnostic complémentaire pour la détection des cancers de l´endomètre.
L’influence des micro-métastases ganglionnaires sur le pronostic est controversée. Des études systématiques sont en cours, pour préciser les indications des traitements adjuvants.
LUTTEZ CONTRE L'EXCÈS DE POIDS
Il joue un rôle dans le développement du cancer en général et davantage encore pour certains cancers en particulier, dont celui de l'endomètre.
Une recherche épidémiologique néerlandaise portant sur 25 000 femmes de 40 à 65 ans sur 13 ans a révélé que l'excès de poids était, chez les femmes post-ménopausées, l'un des deux principaux facteurs de risques pour le cancer de l'endomètre et l'hyperplasie de l'endomètre (l'autre facteur est la prise de médicaments oestrogéniques).
Par ailleurs, des chercheurs suédois ont analysé les données épidémiologiques des pays de l'Union Européenne et ont découvert que 39 % des cancers de l'endomètre, dans ces pays, seraient reliés à un excès de poids.
UNE CERTAINE HYGIÈNE DE VIE…
Mangez moins, mangez mieux...
Trois études de cas-témoins montrent le rôle néfaste des graisses alimentaires…
Une étude, portant sur 695 femmes aux États-Unis, a démontré une augmentation significative du risque relié à la consommation de gras saturé (notamment le gras animal et les fritures). Ce travail a aussi montré une réduction du risque en cas de consommation régulière de céréales.
Un essai, portant sur 846 femmes de Suisse et d’Italie, à, lui aussi, trouvé une relation significative entre un excès de consommation de protéines et de graisses animales et l’augmentation du risque de cancer de l ‘endomètre.
Une recherche, plus récente portant sur 671 femmes, a, une fois de plus, mis en relief le lien entre l'apport de gras alimentaire et le risque de cancer de l'endomètre.
Pratiquez régulièrement des activités physiques !
Même si la corrélation entre la sédentarité et les cancers de l'endomètre n'est pas encore prouvée, une étude menée sur l'ensemble de la population féminine en Suède indique que l'activité physique (tant celle pratiquée comme loisirs que celle liée au travail et aux tâches domestiques) est susceptible de réduire le risque du cancer de l'endomètre après la ménopause.
Faut-il prendre des suppléments alimentaires à base d'isoflavones ?
Les isoflavones se trouvent dans certains aliments, et plus particulièrement les graines et les pousses de soja.
Certaines observations portent à croire que les femmes dont l'alimentation est riche en isoflavones, qui sont des phyto-œstrogènes, diminueraient le risque de cancer de l'endomètre. Des études sont nécessaires pour confirmer ce point.
RESTREIGNEZ L'APPORT EN ŒSTROGÈNES !
En cas de traitement substitutif pour la ménopause, il est impératif que le traitement contienne de la progestérone ou un de ses dérivés afin de contrebalancer l'effet négatif des œstrogènes.Il faut se rappeler phytœstrogènes (œstrogènes d'origine végétale) ne représentent pas un facteur de risque, mais qu'ils atténuent l'effet des œstrogènes, en particulier sur l’endomètre.
12 février 2011