Localisations Cancers féminins Cancer de l'ovaire
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LE CA-125 DANS UNE LOGIQUE DE DÉPISTAGE
A ce jour, aucune stratégie de dépistage organisé par dosage de ce marqueur n'est validée.
Une étude récente chez les populations à risque, apporte un éclairage nouveau sur cette question . Elle a concerné
2 343 femmes à risque de cancer de l'ovaire et porté sur
19 549 dosages de CA125.
Une modélisation du risque fait apparaître, pour ce dosage, une valeur prédictive positive, modeste, de 13 % mais avec une sensibilité, élevée, de 83 %.
Ces résultats préliminaires sont trop précoces pour proposer une stratégie de dépistage organisé validée du fait de la faible incidence de la maladie dans la population générale.
LE
BRCA1-IRIS
Une étude a été conduite chez des patientes atteintes d'une forme supposée familiale. Les données moléculaires des tumeurs de ces patientes ont été comparées avec 134 lésions jugées sporadiques (absence d'histoire familiale de cancer de l'ovaire ou du sein) et l'analyse en tissue micro-arrays a permis de souligner l'importance de la protéine
BRCA1-IRIS
dont l'expression s'avère très significativement plus élevée en cas de forme familiale et ce, même en l'absence de mutations identifiées sur
BRCA1
ou
BRCA2
.
LA VALEUR PRÉDICTIVE DE RÉPONSE A LA CHIMIOTHÉRAPIE ET MUTATION BRCA
Une étude portant sur des patientes porteuses de mutations BRCA 1 ou BRCA2 a révélé une augmentation nette du taux de réponses complètes, multiplié par 3,2 (intervalle de confiance de 1,3 à 8,1), associée à une amélioration des paramètres de survie, par rapport à des contrôles portant sur des cancers de l’ovaire sporadiques.
Un bas niveau d'expression de BRCA1 au niveau de la tumeur, évalué par la mesure des ARNm, est associé à une meilleure survie en cas d'utilisation d'un platine (30,4 mois contre 21 mois en cas de haut niveau) tandis qu'une tendance inverse est observée avec les taxanes (46,8 mois en cas de haut niveau de BRCA1 contre 21 mois, en cas de bas niveau).
D’AUTRES PISTES…
Les puces à ADN
La résistance à traitement par les sels de platine a été considérée selon une approche utilisant les signatures génétiques par la méthode des puces à ADN. Deux signatures ont été mises en évidence. Une signature portant sur 105 gènes permettrait d’identifier les tumeurs réfractaires primaires par rapport aux tumeurs sensibles aux sels de platine. Une autre signature concernant 31 gènes serait destinée à discriminer les tumeurs résistantes, définies par une rechute très précoce (moins de 6 mois après l'arrêt de la chimiothérapie) par rapport aux tumeurs sensibles.
La méthylation
L'étude de la méthylation des promoteurs est un autre axe de développement pour définir des groupes pronostiques et prédictifs de réponse. Une étude a été conduite à partir de la banque de tissus de l'EORTC en se focalisant sur la méthylation des promoteurs de gènes DUSP (phosphatases impliquées dans l'inactivation de la voie MAPK).
Deux marqueurs émergent de ces travaux. Le gène DUSP7, en l'absence de méthylation, est un facteur de bon pronostic. A l’inverse, le gène DUSP8, en cas de méthylation de son promoteur, est de bon pronostic. Cette discordance souligne l’importance des travaux de validation de cette approche.
10 janvier 2012