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ÉPIDÉMIOLOGIE
Le
rétinoblastome
est une tumeur maligne, rare, de la rétine mais la plus fréquente chez l’enfant.
Son incidence est de 1/15 000 à 1/20 000 naissances, avec une prédominance chez les garçons.
Elle
apparaît habituellement avant l'âge de 5 ans.
SES CARACTÉRISTIQUES
Dans environ 60 % des cas, la tumeur est unilatérale avec un âge médian au diagnostic de 2 ans et la plupart de ces formes sont non héréditaires.
Dans 40 % des cas, la tumeur est bilatérale et est toujours héréditaire,
mais pas forcément familiales. Il est alors
découvert à un âge médian au diagnostic de 1 an.
LES FORMES FAMILIALES
Le
rétinoblastome est familial dans 10 % des cas, et dans ce cas le plus
souvent bilatéral et multifocal, de révélation précoce (la moitié avant
l'âge d'un an) avec une pénétrance élevée, de plus de 90 %.
La maladie se comporte donc dans ce cas comme une maladie autosomique dominante.
LE BLASTÈME
C'est un amas de cellules mésoblastiques (cellules du troisième feuillet embryonnaire) non différenciées donnant naissance à un organe ou à une partie du corps. Par exemple, le blastème métanéphrotique donnera naissance au rein, le blastème de membre sera à l'origine du bras ou de la jambe.
UN RÉTINOBLASTOME
C'est une tumeur de la rétine qui se développe à partir de cellules immatures dérivées de l’ébauche embryonnaire, le blastème, d'où le suffixe
blastome
. Elle correspond à la prolifération de petites cellules rondes dans la rétine.
LES ANOMALIES GÉNÉTIQUES
Le gène
RB1
est situé sur le chromosome 13 (13q14) est normalement gène suppresseur de tumeur.
Sa délétion aboutit au développement du rétinoblastome.
Dans les familles où ce cancer est fréquent, une portion du chromosome manque sur l'un des deux chromosomes dans toutes les cellules, en particulier celles de la rétine de l'œil. Ces cellules, à ce stade sont encore normales. Elles ne deviennent cancéreuses que lorsque la même région est perdue sur l'autre chromosome 13.
Dans les formes non héréditaires, les mutations des deux allèles surviennent spontanément au niveau d’une seule cellule de la rétine.
Il y a deux signes qui évoquent le diagnostic :
LES VALEURS pTNM
La formule la plus précise en termes de pronostic et de traitements complémentaires après la thérapie curative est la classification anatomo-pathologique (p).
La tumeur
Les ganglions (N)
Les métastases (M)
LES STADES
Ils comprennent diverses modalités, non exclusives et souvent complémentaires, comme :
LES GRANDES OPTIONS
En cas de rétinoblastome unilatéral étendu
Dans ce cas, huit patients sur 10 atteints de rétinoblastome unilatéral doivent aujourd’hui encore être traités par une énucléation, car l’extension intra-oculaire de la tumeur ne permet pas d’envisager un traitement conservateur.
En l’absence d’envahissement du nerf optique ou des enveloppes oculaires qui
est le cas aujourd’hui de la majorité des patients,
aucun traitement adjuvant n’est indiqué.
Lorsque l’exérèse est microscopiquement incomplète, une chimiothérapie postopératoire et une irradiation orbitaire doivent être réalisées.
Les traitements conservateurs
C'est l'option presque toujours choisie, au moins pour un côté, dans les formes bilatérales.
Ils sont également de plus en plus souvent proposés dans les formes unilatérales en cas de petites tumeurs épargnant la macula laissant donc espérer une préservation visuelle de l’œil atteint, ou survenant chez un très jeune enfant, notamment dans le cadre d’un dépistage, et donc dans un contexte de risque de développer un rétinoblastome bilatéral métachrone, c’est-à-dire décalé dans le temps.
Les traitements conservateurs concernent aujourd’hui environ 20 % des patients atteints de rétinoblastome unilatéral.
STANDARD
La surveillance ophtalmologique se poursuit sous anesthésie générale au rythme mensuel, puis progressivement espacé, mais maintenu au moins au rythme trimestriel.
Le but de ce suivi est de dépister le plus précocement possible les récidives intraoculaires ou les nouvelles tumeurs, afin d’augmenter les chances de préservation oculaire et visuelle.
Le risque de récidive diminue avec le temps, mais des récidives ou des nouvelles tumeurs peuvent survenir même tardivement
Avec la collaboration de l’enfant, la surveillance ophtalmologique se poursuit en consultation, mais ne s’espace pas au-delà du rythme trimestriel. Cette surveillance a également pour objectifs de repérer les lésions oculaires induites par le traitement et d’évaluer précisément la vision
IMPORTANT
Tous les malades présentant un rétinoblastome doivent bénéficier d’une consultation génétique à la recherche de mutations germinales. Si elles existent, les membres de la famille se verront proposer une consultation d'oncogénétique.
Il est de nos jours excellent et de 90 à 95 % des enfants guérissent de leur maladie.
Le pronostic vital à cinq ans est identique pour la forme unilatérale et la forme bilatérale.
L’absence de récidive à cinq ans est considérée comme guérison.
RETINOSTOP
C'est une association crée en 1994 par des parents d'enfants atteints d'un rétinoblastome. Elle est là pour vous aider et vous orienter, en particulier en ce qui concerne les démarches.
26 rue d'Ulm 75232 Paris Cedex 05
Pour obtenir des informations sur l'association : Cliquez-ici
30 octobre 2010