Localisations Cancers de l'enfant Oncopédiatrie
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EN DEUX MOTS...
Son origine
La classification internationale des cancers de l’enfant (
ICCC3
) classe maintenant le médulloblastome parmi le groupe des tumeurs embryonnaires intracrâniennes, neuroectodermiques (PET -
Primitive Neuroectodermal Tumor
).
Le médulloblastome se développe dans la partie inférieure du cerveau, dénommée fosse postérieure. La tumeur se développe à partir du
quatrième ventricule
ou du
cervelet
.
Son épidémiologie
Dans 80 % des cas, le médulloblastome affecte l'enfant et représente environ 20 % des tumeurs cérébrales, alors qu’il représente moins de 1 % des tumeurs cérébrales de l’adulte
L'âge moyen de découverte est 5 ans. Il affecte plus souvent les garçons.
Les médulloblastomes se développent principalement aux dépens du vermis et du 4
ème
ventricule.
Chez l'adulte, la localisation préférentielle est cérébelleuse hémisphérique.
Le seul facteur exogène identifié
Ce serait l’exposition anténatale aux barbituriques. Cependant, cette hypothèse n’a pas été confirmée par toutes les études.
LES ANOMALIES
GÉNÉTIQUES
Le médulloblastome est une tumeur neuro-ectodermique
qui dériverait d'une prolifération d'un progéniteur immature des
neurones de la
couche des grains
.
Leur profil d’altérations génétiques est encore mal connu,
bien que
l'activation de certaines voies de transduction constitue un
facteur
pronostique reconnu.
Les techniques modernes ont montré que dans un tiers des
médulloblastomes, la maladie était associée à la présence d’une anomalie
chromosomique, l’isochromosome 17q. Cette anomalie est, pour certains auteurs,
associée à un mauvais pronostic.
De même, l'existence dans les
médulloblastomes à grandes cellules et desmoplastiques d'une amplification du
gène
C-Myc
serait associée avec un
pronostic plus sombre.
Les premières manifestation de la maladie sont, le plus souvent
des maux de tête surtout le matin et des vomissements traduisant une hypertension intracrânienne. Ces symptômes sont dus à
l'existence d'une hydrocéphalie qui un excès de liquide céphalo-spinal (LCS)
dans le cerveau.
Les symptômes suivants peuvent, aussi, être rencontrés
:
Le délai entre le début des symptômes et le diagnostic, de 2 à 5 mois, est l’un des plus longs dans le cadre des cancers de l’enfant et s’explique par le manque de spécificité de ces symptômes et de leur attribution à des motifs psychologiques.
LES MOYENS
?
C'est l'IRM qui est
l'examen
fondamental pour établir le diagnostic. Comme c'est une maladie pouvant
donner
des métastases dans le système nerveux, un bilan d'extension est
réalisé qui comprend :
LA STADIFICATION
Les valeurs de T et de M
Au terme du bilan, le stade de la maladie peut être précisé. On
distingue, dans une classification relativement ancienne, quatre valeurs
pour la
tumeur "T"
Pour les métastases, on identifie 4 situations pour "M "
Les groupes à risque
Ce bilan permet de classer le
médulloblastome dans un des deux groupes suivants :
La plupart des médulloblastomes se développent dans le
cervelet; cependant, ils peuvent émerger également dans d'autres
parties du
cerveau.
La classification de l'OMS distingue trois types
histologiques principaux :
Le pronostic de la maladie s'est beaucoup
amélioré au cours des vingt dernières années. Actuellement, il existe une augmentation importante des taux de survie à long terme, atteignant jusqu’à 85 % dans les médulloblastomes de risque standard.
Les progrès des techniques chirurgicales, de la radiothérapie et le
développement de la chimiothérapie contribuent à une meilleure prise en
charge tant en termes de pronostic que de séquelles.
La prise en charge du traitement est multidisciplinaire et fait appel à la neuro-oncologie pédiatrique incluant le neurochirurgien, l'oncologue et le radiothérapeute. Le traitement fait
appel à diverses modalités thérapeutiques :
10 avril 2012