Localisations Cancers de l'enfant Oncopédiatrie
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DE QUOI S'AGIT-IL ?
Cette
tumeur rare touche l'enfant de moins de 3 ans, surtout les garçons. Elle représente, néanmoins, la tumeur maligne primitive du foie la plus courante chez
l'enfant. Elle représente un tiers des tumeurs malignes du foie de
l’enfant.
Son incidence annuelle est de 1,5 cas pour un million d'enfants âgés de moins de 15 ans.
LES FACTEURS DE SUSCEPTIBILITÉ
L'hépatoblastome peut survenir dans le cadre de plusieurs syndromes de susceptibilité
LES SYMPTÔMES
La maladie peut se révéler par :
Les symptômes systémiques
sont rares. Dans ce cas, les taux sanguins d'un marqueur tumoral, l'alphafoetoprotéine (AFP), sont considérablement
élevés.
LA STADIFICATION : PRETEXT
La classification PRETEXT (
PRETtreatment ExTent of disease
), proposée en 1990 par la
SIOPEL
(Société Internationale d'Oncologie Pédiatrique), est réalisée avant l'intervention à partir des résultats des examens d'imagerie médicale.
Le foie est divisé en quatre secteurs et le groupe PRETEXT est défini par le nombre de secteurs hépatiques occupés par la tumeur.
Les éléments suivants permettent d'affiner la stadification :
Cette classification permet de prévoir l’opérabilité et a une valeur prédictive sur la survie à long terme.
LES FACTEURS PRONOSTIQUES
Plusieurs facteurs pronostiques des hépatoblastomes ont été identifiés.
Il comprend habituellement une chimiothérapie associant la doxorubicine et le cisplatine ou le cisplatine seul et la chirurgie.
En
Europe, l'hépatoblastome est généralement traité par une chimiothérapie
préopératoire néoadjuvante, suivie d'une exérèse de la tumeur et d'une
chimiothérapie postopératoire adjuvante, tandis qu'une chirurgie
première suivie d'une chimiothérapie adjuvante est la stratégie de
traitement recommandée aux États-Unis.
Lorsque la tumeur est trop importante, une transplantation hépatique est, alors, indiquée.
LES RECHUTES
De nos jours, après un traitement dans un centre de référence, elles sont rares. Elles surviennent dans les 3 ans qui suivent le diagnostic et le traitement.
Il s’agit le plus souvent de rechutes locales et/ou de métastases pulmonaires.
LE SUIVI DU TRAITEMENT
La surveillance après la fin du traitement comporte
LE PRONOSTIC
La chirurgie associée à une chimiothérapie permet, maintenant, de guérir 70 % des cas.
10 mai 2009