Localisations Autres cancers Mélanome
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On distingue plusieurs types de mélanomes. Ces distinctions ne sont pas uniquement académiques car elles ont des conséquences très importantes pour la prise en charge de la maladie, son traitement et son suivi.
SES CARACTÉRISTIQUES
Le mélanome à extension superficiel ou SSM pour
Superficial Spreading Melanoma
est la forme la plus fréquemment rencontrée de mélanome cutané et représente environ 80 % des cas de mélanomes diagnostiqués.
L'âge d'apparition est variable mais touche plutôt l'adulte jeune (âge moyen 40 à 50 ans).
Son siège est ubiquitaire, dos, membres inférieurs, sein chez la femme. Une exposition solaire intense et brève est souvent impliquée.
SON ASPECT…
Il se présente sous forme d’une tache de contour irrégulier polycyclique, de couleur inhomogène polychrome (noir, marron, rouge, achromique).
Il est non palpable ou palpable selon sa phase d’évolution.
SON ÉVOLUTION...
Ce type de mélanome est invasif. Il évolue en deux phases successives :
SES CARACTÉRISTIQUES
Cette forme a, d’emblée une croissance verticale. Il représente 20 % des cas de mélanomes cutanés.
L'âge d'apparition est variable de 40 à 50 ans). Son siège est ubiquitaire et touche à la fois les zones couvertes ou non.
SON ASPECT…
Il se présente sous forme d’un nodule épais de couleur noire, plus rarement achromique. Il est ferme et arrondi. Il peut s’ulcérer, se recouvrir de croûte, suinter ou saigner.
SON ÉVOLUTION…
Sa croissance est rapide en quelques semaines. Cette forme a pour caractéristique d’être, d’emblée, invasive et d’être plus agressive.
GÉNÉRALITÉS
Elle se rencontre dans environ 10 % des cas de mélanome.
C’est une forme de mélanome qui touche plus volontiers les personnes âgées. Elle fait suite à une mélanose de Dubreuilh, qui est un état précancéreux, parfois appelé
mélanome in situ ou
lentigo maligna
(LM).
SON ASPECT…
Elle se présente sous forme d’une tache pigmentée, inhomogène, allant du noir au marron foncé, observée sur les zones exposées au soleil, surtout sur le visage, chez les personnes âgées.
SON ÉVOLUTION…
Le risque d’évolution d’un mélanome de Dubreuilh vers un mélanome malin est mal connu allant de 30 à 50 % dans certaines études à seulement 5 % sur des données épidémiologiques plus récentes. Ce qui est certain, c’est que l’augmentation de la durée de vie augmente le risque d’évolution du « mélanome in situ » vers un mélanome invasif.
Pour ce mélanome, la phase « horizontale » intra-épidermique est très longue. Elle dure de 10 à 20 ans.
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Évolution
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En deux temps (phase horizontale puis verticale)
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En un seul temps (phases horizontale et verticale synchrones)
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LA RECHERCHE FONDAMENTALE
De très nombreux travaux de biologie moléculaire et de recherche translationnelle ont mis en évidence de nombreuses anomalies génétiques affectant les cellules tumorales des mélanomes.
Actuellement, les résultats sont établis pour les anomalies génétiques suivantes :
A terme, cela devrait déboucher sur une classification biomoléculaire des mélanomes et vers une personnalisation plus poussée des traitements ciblant des anomalies génétiques spécifiques.
VERS UNE NOUVELLE CLASSIFICATION
Quatre grands types de mélanomes
Les spécialistes ont tendance maintenant à classifier les mélanomes en quatre grandes familles :
Des anomalies génétiques spécifiques...
Les mélanomes apparaissant sur une peau non surexposée au soleil sont fréquemment associés à des mutations activatrices du gène
BRAF
et des mutations du gène
NRAS
Les autres mélanomes affectant les muqueuses, les extrémités ainsi que ceux se développant sur une peau surexposée au soleil n’ont pas habituellement de mutations des gènes
BRAF
et
NRAS
mais présentent un nombre anormal de copies du gène de la kinase 4, cycline-dépendante, (
CDK4
) et de la cycline D1 (
CCND1
), qui sont des composantes de la voie de transduction intracellulaire sous le contrôle des gènes
MAPK
. Il aussi observé des mutations du gène
KIT
.
23 mars 2012