Localisations Autres cancers Cancers secondaires des os

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Symptômes & Diagnostic

Les signes cliniques

LES MÉTASTASES OSSEUSES PEUVENT ÊTRE ASYMPTOMATIQUES

Les médecins les rechercheront systématiquement dans certaines situations comme par exemple :

  • Avant décision thérapeutique lourde car leur présence peut remettre en question la pertinence de ce traitement
  • Lorsqu’un marqueur tumoral est très élevé, comme, par exemple :
    • Le PSA, en cas de cancer de la prostate
    • Le CA 15-3, dans le cancer du sein


Il faut savoir que cette situation est variable selon la localisation de la tumeur primitive. Rare, en cas de cancer prostatique, chez une malade sur deux, en cas de cancer du sein.
De ce fait, la recherche de localisations osseuses est dans la plupart des cas, en l’absence de symptômes, non justifiée.

DES DOULEURS

C’est la manifestation la plus fréquente. Son mécanisme est complexe car il mêle des phénomènes  inflammatoires, des microfractures et, parfois, des atteintes nerveuses.
Elles sont fugaces au début puis deviennent continues, intenses et perturbant le sommeil.
Leur existence justifient, alors, la mise en œuvre d’un traitement majeur pour calmer la douleur.

LES FRACTURES PATHOLOGIQUES

Elles représentent une complication, parfois révélatrice dans 5 à 15 % des cas. Elles posent des problèmes orthopédiques qui seront pris en charge de façon active en chirurgie orthopédique ou en radiothérapie. Elles affectent, le plus souvent, le rachis, le bassin, les fémurs, les humérus.

LES COMPRESSIONS NEUROLOGIQUES

Elles se traduisent par des douleurs mais très différentes des douleurs osseuses et des déficits neurologiques. Ce sont des urgences cancérologiques qui se rencontrent dans 10 à 25 % des cas.
Les compressions de la moelle épinière (médullaires) ou de la queue de cheval (nerfs faisant suite à la moelle épinière et situés dans le canal rachidien) doivent être levées dans les 48 heures. Le traitement associe des corticoïdes, parfois une radiothérapie ou un geste chirurgical en urgence.

L’HYPERCALCÉMIE

C’est aussi une urgence. Il implique une réhydratation massive, une corticothérapie et l’utilisation de bisphosphonates par voie intraveineuse.


Le bilan diagnostique

QUAND ?

Ce bilan n’est pas systématique pour tous les cancers mais sera réalisé s’il s’agit d’un cancer réputé ostéophile. Dans les autre cas, il sera entrepris en cas de signe d’appel, cliniques.

COMMENT ?

La scintigraphie osseuse

Elle utilise les bisphosphonates technétiés. Elle est très sensible (faux négatif 8%), permettant un diagnostic très précoce (avant la traduction radiologique) car elle peut détecter une lésion de 2 mm mais est peu spécifique (faux positifs 40 à 50 %).
L'image obtenue est la traduction d'un foyer d’hyperfixation correspondant à une activité ostéoblastique augmentée, au site de la métastase

L’IRM

Cette technique à un intérêt particulier et représente l'examen de référence pour l’étude du rachis.
Elle permet une excellente visualisation des lésions osseuses. Elle montre des images sombres en T1, du fait de la présence d’eau dans les cellules tumorales.
Elle sera demandée devant toute atteinte vertébrale car elle permet d’estimer la solidité du mur postérieur et de l’arc postérieur de la vertèbre et de rechercher une éventuelle atteinte épidurale. De plus, c'est l'examen de référence devant toute suspicion de compression médullaire.

Les autres méthodes

Les radiographies et la tomodensitométrie peuvent être très utiles dans certaines localisations et pour évaluer le risque de fracture, surtout au niveau des os longs.


Mise à jour

11 janvier 2012



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