Localisations Autres cancers Cancers secondaires des os
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LES MÉTASTASES OSSEUSES PEUVENT ÊTRE ASYMPTOMATIQUES
Les médecins les rechercheront systématiquement dans certaines situations comme par exemple :
Il faut savoir que cette situation est variable selon la localisation de la tumeur primitive. Rare, en cas de cancer prostatique, chez une malade sur deux, en cas de cancer du sein.
De ce fait, la recherche de localisations osseuses est dans la plupart des cas, en l’absence de symptômes, non justifiée.
DES DOULEURS
C’est la manifestation la plus fréquente. Son mécanisme est complexe car il mêle des phénomènes inflammatoires, des microfractures et, parfois, des atteintes nerveuses.
Elles sont fugaces au début puis deviennent continues, intenses et perturbant le sommeil.
Leur existence justifient, alors, la mise en œuvre d’un traitement majeur pour calmer la douleur.
LES FRACTURES PATHOLOGIQUES
Elles représentent une complication, parfois révélatrice dans 5 à 15 % des cas. Elles posent des problèmes orthopédiques qui seront pris en charge de façon active en chirurgie orthopédique ou en radiothérapie. Elles affectent, le plus souvent, le rachis, le bassin, les fémurs, les humérus.
LES COMPRESSIONS NEUROLOGIQUES
Elles se traduisent par des douleurs mais très différentes des douleurs osseuses et des déficits neurologiques. Ce sont des urgences cancérologiques qui se rencontrent dans 10 à 25 % des cas.
Les compressions de la moelle épinière (médullaires) ou de la queue de cheval (nerfs faisant suite à la moelle épinière et situés dans le canal rachidien) doivent être levées dans les 48 heures. Le traitement associe des corticoïdes, parfois une radiothérapie ou un geste chirurgical en urgence.
L’HYPERCALCÉMIE
C’est aussi une urgence. Il implique une réhydratation massive, une corticothérapie et l’utilisation de bisphosphonates par voie intraveineuse.
QUAND ?
Ce bilan n’est pas systématique
pour tous les cancers mais sera réalisé s’il s’agit d’un cancer réputé ostéophile. Dans les autre cas, il sera entrepris en cas de signe
d’appel, cliniques.
COMMENT ?
La scintigraphie osseuse
Elle utilise les bisphosphonates technétiés. Elle est très
sensible (faux négatif 8%), permettant un diagnostic très précoce (avant la traduction
radiologique) car elle peut détecter une lésion de 2 mm mais est peu spécifique (faux positifs 40 à 50 %).
L'image obtenue est la traduction d'un foyer d’hyperfixation correspondant à une activité ostéoblastique augmentée, au site de la métastase
L’IRM
Cette technique à un intérêt particulier et représente l'examen de référence pour l’étude du rachis.
Elle permet une excellente visualisation des
lésions osseuses. Elle montre des images sombres en T1, du fait de la présence d’eau
dans les cellules tumorales.
Elle sera demandée devant toute atteinte vertébrale car elle permet d’estimer la solidité du mur postérieur et de l’arc postérieur de la vertèbre et de rechercher une éventuelle atteinte épidurale. De plus, c'est l'examen de référence devant toute suspicion de compression médullaire.
Les autres méthodes
Les radiographies et la
tomodensitométrie peuvent être très utiles dans certaines localisations
et pour évaluer le risque de fracture, surtout au niveau des os longs.
11 janvier 2012