Localisations Autres cancers Cancers secondaires des os
[imprimer la page] Il est très important car il permet, seul, de pouvoir contrôler la maladie. Selon le cas, il peut consister en :
LA CHIRURGIE ORTHOPÉDIQUE
Prévenir ou traiter une compression de la moelle épinière...
Elle est indiquée en cas de compression médullaire. Dans ce cas, une chirurgie à visée décompressive est indiquée en urgence afin de restaurer l’intégrité médullaire pour prévir les paralysies.
L’association à une irradiation dans les suites opératoires est nécessaire.
Prévenir une fracture pathologique...
Le risque de fracture pathologique, c'est-à-dire après un traumatisme minime est plus important aux membres inférieurs en cas de
disparition de plus d'un tiers de la circonférence de la corticale. De
ce fait, une intervention prophylactique sera proposée car il est préférable de réaliser un traitement préventif plutôt que de traiter un os fracturé.
Ce type d'intervention sera proposé en cas de lésions
douloureuses détruisant 50 % du cortex circonférentiel et de lésions de
plus de 3 cm de diamètre.
En présence d’une lésion lytique sur un os porteur non encore fracturé comme l'humérus et surtout le fémur, une intervention "prophylactique" peut être indiquée. Elle sera suivie d'une irradiation postopératoire afin de réduire la prolifération métastatique dans le lit opératoire sur le matériel orthopédique.
Les techniques
En cas d'atteinte diaphysaire, le chirurgien mettra des broches, des clous ou des plaques visées
En cas de lésion épiphysaire, l'ostéosynthèse est le plus souvent impossible et dans cette situation, l'orthopédiste insérera une prothèse articulaire (hanche, genou ou épaule).
Le risque de récidive
Pour les récidives locales, le risque est de l'ordre de 20 %.
Il est faible en
cas de cancer du sein ou de la prostate. Il est important en cas de cancer
du poumon ou ORL, d'un mélanome, d'un cancer du rein et d'un cancer
colique.
Les complications possibles
Il existe un risque plus élevé d’infections locales favorisé d'un part, par la longueur
de l’intervention et d'autre part, par la diminution des défenses
immunitaire.
Un risque de diffusion générale de la maladie par
l’intervention est possible. De ce fait, pour les cancers chimio- et
radio-résistants, une résection en bloc extra tumorale sera proposée.
LES NOUVELLES TECHNIQUES EN RADIOLOGIE INTERVENTIONNELLE
Les techniques par radiofréquence
Elles permettent d'obtenir une nécrose de la lésion tumorale intra-osseuse. Elle est obtenue grâce à un générateur de radiofréquence produisant une élévation
thermique.
La cimentoplastie
Elle consiste à effectuer par voie percutanée une injection de ciment chirurgical en intra-osseux.
Les indications actuelles reconnues sont le traitement des lésions vertébrales et les métastase du cotyle fémoral.
Les contre-indications sont :
L'action sur la douleur par la consolidation des microfractures est très rapide, environ 12 heures. Dans les deux tiers des cas, cela se traduit par une réduction de la dose des antalgiques de plus de 50% et de plus de 50% de l’EVA.
Les incidents possibles sont, dans 10 % des cas une fuite du ciment. Les complications neurologiques se voient dans moins de 1 % des cas.
DE LA DOULEUR
En cas de douleur, un traitement antalgique vous sera systématiquement prescrit. Il pourra comporter, selon l'importance de la douleur :
LES BISPHOSPHONATES
Les bisphosphonates intraveineux comme le Zometa™ ou l'Arédia™
Ils sont très utiles en cas d'hypercalcémie et en traitement au long cours en cas d'ostéolyse diffuse.
Des études récentes ont montré une diminution de la morbidité et un retard de l'apparition de nouvelles métastases osseuses chez des malades atteints de métastases osseuses en rapport avec un cancer du sein traité par bisphosphonates intraveineux toutes les quatre semaines.
La durée optimale de traitement
Elle est de deux ans.
Les précautions à prendre
En raison d'un risque, bien que très rare, d'ostéonécrose du maxillaire, certaines précautions sont à prendre :
LES AUTRES TRAITEMENTS
Ils seront proposés en face de situations cliniques précises comme :
DANS LES CAS FAVORABLES
Les critères
Dans ce cas, la maladie correspond aux critères suivants :
Les options
Dans ce cas, les traitements suivants peuvent vous être proposés :
DANS LES AUTRES CAS
..
C'est-à-dire que les critères ci-dessus ne sont pas remplis, une chimiothérapie et une hormonothérapie d'emblée sera proposée.
LES OBJECTIFS
Dans
ce cas, il faut aboutir a une suppression rapide de la sécrétion des
hormones mâles par la castration.
LES MOYENS
La castration chimique
Il y a deux méthodes pour obtenir une
castration :
L'hormonothérapie
Les
anti-androgènes comprennent, l’acétate de cyprotérone (Androcur™), le nilutamide
(Anandron™), le flutamide (Eulexine™) et le bicalutamide (Casodex™). Ils sont utilisés
soit d'emblée, soit secondairement.
L'aminoglutethimide (Orimétène™)
, un inhibiteur de l’aromatase, peut être tenté en cas d'échappement partiel.
Les œstrogènes à fortes doses (ST52™) ont un effet antalgique mais ne sont
plus guère utilisés en raison des thromboses veineuses fréquentes.
La chimiothérapie
Elle utilise essentiellement des protocoles comprenant le docétaxel (Taxotère™) et de la cortisone.
Le
principal traitement consiste en une thyroïdectomie par l’iode
radioactif, complétée par une hormonothérapie à doses suppressives.
On peut aussi vous proposer une chirurgie de consolidation et/ou irathérapie forte dose (100 mCi) après un mois d’arrêt du traitement hormonal. Une radiothérapie externe sur la zone métastatique est une autre option ainsi qu'une perfusion de bisphosphonate.
Cela peut être une option quelque soit le stade d'évolution de la maladie. Toutes les informations sur les essais recrutant des patients, en France et dans le monde, peuvent être obtenues :
11 janvier 2012