Localisations Appareil digestif Cancers des voies biliaires & de la vésicule
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L'INCIDENCE
Le cancer de la vésicule qui représente 80 à 95 % des tumeurs des voies biliaires.
Son incidence est variable selon pays et selon groupes ethniques, en moyenne : 0,20 % des tumeurs malignes chez l'homme et 0,50 % chez la femme.
L’incidence annuelle du cancer de la vésicule est de 2 cas pour 100 000 habitants.
LA MALADIE
La grande majorité des cancers sont des adénocarcinomes (85 % des cas), le plus souvent bien différenciés.
L’âge moyen de survenue est de 65 ans.
Il existe une forte prédominance féminine pour le cancer de la vésicule (3 femmes pour 1 homme).
SOUVENT...
La lithiase vésiculaire (calculs de la vésicule biliaire)
C'est
le principal facteur de risque du cancer de la vésicule biliaire et 70
à 95 % des cancers surviennent sur une vésicule lithiasique. Le risque
de dégénérescence semble plus élevé en cas de calculs volumineux (plus
de 30 mm) qu'en cas de petits calculs.
La vésicule porcelaine
c'est
une forme particulière de cholécystite chronique ou la paroi
vésiculaire est totalement calcifiée et bien visible sur les
radiographies de l'abdomen. Elle est associée à un cancer vésiculaire
dans 10 à 30 % des cas.
L’adénome vésiculaire
C'est
un facteur de risque qui est corrélé à la taille de l'adénome. Une
cholécystectomie est justifiée en cas de polype de plus de 10 mm de
diamètre.
Les anomalies de la jonction bilio-pancréatique
Elles
sont définies par l'existence d'un canal commun bilio-pancréatique de
plus de 15 mm de longueur. La dilatation kystique de la voie biliaire
principale, même en l'absence d'anomalie de la jonction
bilio-pancréatique, est également un facteur de risque du cancer
biliaire et vésiculaire.
PARFOIS…
On peut citer le tabac, l’alcool, l’obésité, un régime riche en hydrates de carbone, le portage chronique de bacilles, comme
Salmonella typhi
ou l'exposition à certains carcinogènes.
Le plus souvent, il n'y a pas de symptômes et la tumeur est découverte sur la pièce de cholécystectomie (0,4 % des vésicules) parfois, elle peut être révélée par une douleur de l’hypochondre droit, une masse hépatique ou un ictère.
Cependant, quatre signes ou symptômes méritent de retenir votre attention et doivent être rapportés à votre médecin. Il s'agit de :
LES MÉTHODES
Les examens complémentaires suivants seront mis en œuvre pour aboutir au diagnostic :
Parfois une laparoscopie ou une laparotomie permettant une exérèse ou des biopsies et examen anatomo-pathologique peut être proposée.
LA STADIFICATION
Les valeurs de T, N, M sont
Les différents stade définis par l'AJCC est présentée dans le tableau ci-dessous.
| Stade (AJCC 7ème édition) | Tumeur = T | Ganglions (Nodes) = N | Métastase = M |
|---|---|---|---|
| I | T1 | N0 | M0 |
| II | T2 | N0 | M0 |
|
IIIA
IIIB |
T3
T1, T2, T3 |
N0
N1 |
M0 |
| IV | Tout T |
N2
Tout N |
M0
M1 |
LA CHIRURGIE
Le traitement curatif du cancer de la vésicule biliaire est chirurgical mais il n'est pas toujours possible.
Pour les cancers superficiels (T1), limités à la muqueuse, sans embole lymphatique ni péri-nerveux et sans atteinte des ganglions (N0), le chirurgien réalisera une cholécystectomie seule.
Pour les tumeurs au-delà de T1 avec atteinte de la musculeuse (notamment sur la paroi juxta-hépatique), le chirurgien réalisera en plus de l'ablation de la vésicule une résection
segmentaire
du foie ou une hépatectomie droite élargie, avec résection large des orifices de trocards en cas de réintervention après cholécystectomie laparoscopique.
LES TRAITEMENTS COMPLÉMENTAIRES
Ce ne sont pas des traitements habituels.
La chirurgie peut, parfois être complétée par une radiothérapie externe.
Des chimiothérapies à base de 5-FU, de mitomycine, de méthotrexate ou de doxorubicine ou l'association avec une radiothérapie peuvent, aussi, être envisagées.
22 février 2011