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Vaccinations

Les déficits immunitaires

Ils sont fréquents chez les personnes atteintes de cancer, d’une part à cause de la maladie et, d’autre part, en raison des médicaments utilisés pour lutter contre le cancer.
Les déficits sont plus ou moins marqués selon le type de cancer, son stade d’évolution et la thérapie appliquée.

Les hémopathies malignes qui touchent les organes impliqués dans la fabrication des cellules sanguines comme les leucémies, affaiblissent davantage le système immunitaire que les tumeurs solides (cancers du sein, de la prostate, du côlon, ect.). 

Les personnes atteintes de cancer sont donc plus vulnérables aux maladies infectieuses. Si elles en contractent une, comme la grippe, les complications graves telles qu’une pneumonie sont plus fréquentes et le risque de décès est plus élevé. La vaccination de ces personnes et de leur entourage familial, mais aussi médical (personnel soignant, membres du service de soins à domicile, par exemple), permet d’abaisser ce risque.


Vivant atténué Entier inactivé Fraction antigénique
Tuberculose (BCG)
Poliomyélite oral (Sabin)
Fièvre Jaune
Rougeole
Oreillons
Rubéole
Varicelle
Zona
Rotavirus
Rage
Poliomyélite injecté (Salk)
Coqueluche (c)
Hépatite A
Encéphalite à tiques
Leptospire
Choléra
Protéique
- Tétanos
- Diphtérie
- Grippe
- Hépatite B
- Coqueluche (ac)

Polysaccharidique
- Haemophilus
- Méningocoque (A, C, Y W135)
- Pneumocoques
- Salmonella typhi

Particules virales
- Papillomavirus

Les vaccins recommandés pour les patients recevant une chimiothérapie

Ce sont les vaccins du calendrier vaccinal en vigueur et des vaccins spécifiques, grippe et pneumocoque.
Les vaccins vivants atténués sont contre-indiqués en cours de chimiothérapie et pendant au moins six mois après l’arrêt de celle-ci. celle-ci.
La vaccination contre les infections invasives à pneumocoque doit se faire avec le vaccin conjugué selon le schéma adapté à l’âge suivi du vaccin polysodiquenon conjugué 23-valent (si âge>2 ans).
Pour les vaccins du calendrier vaccinal, une dose de rappel doit être administrée trois à six mois après l’arrêt de la chimiothérapie.


En pratique...

  • Après une greffe de cellules souches hématopoïétiques, il faut repartir à zéro!
  • La reconstitution immunitaire après greffe de moelle osseuse est très lente, les lymphocytes T sont bas les trois premiers mois avec une déplétion en lymphocyte CD 4+
  • En cas de traitement par le rituximab, les lymphocytes B mettent six mois à un an pour se reconstitue
  • Les vaccins polyosidiques/polysaccharidiques sont peu efficaces
  • De principe, les vaccins vivants sont contre-indiqués pendant le traitement et six mois après.
  • Le rattrapage des vaccinations de base est conseillé le cas échéant


Vaccination contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite et la coqueluche

En cours de chimiothérapie,  il n’y a pas d’indication à la vaccination sauf cas particulier.  A distance de la chimiothérapie, une injection d’un vaccin combiné diphtérie-tétanos-polio-coqueluche acellulaire sera administrée systématiquement trois mois (tumeur solide) ou six mois (hémopathie maligne) après l’arrêt de la chimiothérapie.

Il faut savoir que ces vaccins sont bien tolérés mais les réponses immunitaires aux anatoxines tétanique et diphtérique sont inférieures à celles de la population générale



La Vaccination contre la grippe saisonnière (influenza)

Le système immunitaire des patients atteints d'un cancer est diminué.
et elles présentent un risque plus élevé d’être contaminées ou de présenter une grippe avec complications.
Les spécialistes recommandent donc une vaccination chaque année contre la grippe en automne.
De plus, comme la réponse immunitaire est souvent plus faible que chez les autres personnes, il est également recommandé de vacciner les personnes en contact avec le patient pour éviter de le contaminer.
La vaccination contre la grippe est également conseillée au personnel médical qui s’occupe de ces patients pour les mêmes raisons. 


Vaccination contre les pneumocoques

Les patients atteints de lymphomes, de leucémies et de myélomes, ainsi que les personnes dont le système immunitaire est affaibli à la suite du traitement devraient aussi se faire vacciner contre les pneumocoques. Les pneumocoques sont des bactéries à l'origine de nombreuses pathologies plus ou moins sérieuses : otites moyennes, pneumonies, méningites et infections généralisées (septicémie).
Les personnes souffrant d'un cancer et dont le système immunitaire est déprimé sont considérées comme à haut risque.
Dans la plupart des cas, une dose unique de vaccin suffit.
Chez les personnes qui ont subi une greffe de moelle osseuse, plusieurs doses sont recommandées.
La vaccination n’est pas conseillée à l’entourage proche du patient.


Vaccination contre la varicelle

La varicelle est une maladie virale extrêmement contagieuse qui se transmet très facilement d’un individu à l’autre par le biais de l’air inspiré ou par contact cutané avec le liquide contenu dans les vésicules.
Les personnes dont le système immunitaire est affaibli ont davantage de risques d’avoir la varicelle sévère ou compliquée.
De ce fait, une vaccination est recommandée aux personnes atteintes de cancer qui n’ont pas eu la varicelle.
Le vaccin étant préparé à partir de germes vivants, il ne doit pas être administré avant six mois après la fin du traitement.
Deux doses de vaccin sont nécessaires pour garantir une protection suffisante.
La vaccination contre la varicelle est également recommandée aux personnes de l’entourage qui n’ont pas encore eu cette maladie.


Vaccination contre l‘hépatite B et l'hépatite A

L’HÉPATITE B

C'est une maladie grave du foie provoquée par un virus extrêmement contagieux, le virus de l’hépatite B (VHB). Celui-ci se transmet par contact avec le sang ou les sécrétions d’une personne infectée, par exemple lors de rapports sexuels, mais aussi par contact avec une lésion cutanée ou avec les muqueuses.
La vaccination contre l’hépatite B est recommandée à toutes les personnes atteintes de cancer qui ne sont pas encore vaccinées.

L’HÉPATITE A


Si vous voyagez dans des régions où l’hépatite A est fréquente ou qui, dans le cadre de votre profession, sont en contact avec des personnes venant de ces régions, devraient également se faire vacciner contre l’hépatite A.
Il existe une vaccination combinée contre ces deux types d’hépatite.
Suivant l’âge et le vaccin, deux à trois doses sont nécessaires pour garantir une protection suffisante.  
 







Vaccination contre la rougeole, la rubéole et les oreillons

Les patients traités par chimiothérapie

Ils présentent un risque de présenter des formes graves de la rougeole (pneumonie, encéphalite).
En cas de contage au cours du traitement, il est recommandé d’administrer des immunoglobulines polyvalentes en IV.

En cas de leucémie


Une vaccination par le ROR après arrêt de la chimiothérapie, se traduit par une élévation du taux d’anticorps résiduels
Une vaccination pratiquée entre trois et six mois après l’arrêt de la chimiothérapie entraîne une réponse immunitaire identique à celle de l’enfant sain avec une meilleure réponse chez les enfants plus âgés.
Il n’y a pas d’effet indésirable grave .

la vaccination par le ROR peut être effectuée au moins six mois après l’arrêt de la chimiothérapie,chez les enfants et les adultes nés après 1980.


Calendrier vaccinal 2017


Mise à jour

11 septembre 2017



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