Infos pratiques Oncogénétique Les principes
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GÉNOME
Le noyau de toutes les cellules sauf les gamètes, ovules et spermatozoïdes, renferme 23 paires de chromosomes. Les chromosomes sont composés d'ADN.
Sur les 23 paires de chromosomes sont répartis environ 30 000 gènes. L'ensemble de ces gènes forme le génome. Le génome contient l'ensemble
Souvent les scientifiques comparent le génome à une encyclopédie dont les différents volumes seraient les chromosomes. Les gènes seraient les phrases contenues dans ces volumes et ces phrases seraient rédigées dans un langage génétique représenté par quatre bases (adénine, guanine, cytosine et thymine) abrégées en AGCT.
GÈNE
Il correspond à une séquence d'ADN qui donne les instructions nécessaires à la cellule pour fabriquer une protéine particulière.
ALLÈLE
Chez un individu, chaque gène est représenté par deux allèles
situés au même place sur une paire de chromosome, l'un hérédité de la
mère, l'autre du père.
Les allèles d'un même gène ont la même fonction mais ils ne l'exercent pas forcément de la même façon.
GÉNOTYPE
C'est une séquence ou ensemble de séquences d’ADN correspondant à un caractère héréditaire donné.
PHÉNOTYPE
C'est l’ensemble des caractères observables d’un individu, que ce soit son apparence physique (couleur des yeux, taille,…), ou sa physiologie.
LES CHIFFRES...
Il l'est certainement à l’échelle somatique (phénotypique). À l'échelle germinale, cela est beaucoup plus rare.
POURQUOI CETTE DIFFÉRENCE ?
Un premier évènement...
Celui-ci, quelle qu'en soit l'origine, aboutit à une mutation d'un gène.
Cette mutation peut être :
Cette mutation conduit à
l'hétérozygotie, ce qui veut dire, qu'à ce stade, un seul des deux chromosomes est le siège
d'une mutation, d'où la formule XO.
Un second évènement...
Il entraîne une
mutation somatique qui aboutit, alors, à la perte de l'hétérozygotie X0. C'est-à-dire que maintenant, les deux chromosomes présentent une mutation, d'où la
formule XX. Cette seconde mutation permet à la maladie de se développer.
COMMENT ?
Les malades sont soit nés avec un gène muté soit ont acquis, au décours de leur vie, une mutation. Celle-ci, associée à certains
facteurs environnementaux, comme la consommation de tabac, l'exposition solaire sans protection,
l'exposition à des toxiques professionnels, va favoriser le développement
d'un cancer.
Les objectifs de cette consultation, décrits dans le document d'
ONCOPROF
, sont les suivants :
Cliquez-ici
Pour en savoir plus :
GÉNÉTIQUE & CANCER
Les spécialistes s’accordent aujourd’hui à recommander une consultation d'oncogénétique, dans les cas suivants :
UNE CONSULTATION PARTICULIÈRE
La
consultation d’oncogénétique est une consultation médicale. La démarche du consultant est toujours une démarche volontaire, les
médecins ne peuvent pas convoquer autoritairement les patients.
La première consultation vise à informer le proposant ou consultant initial qui est la première personne de la famille à venir en consultation sur les objectifs
et les limites de la consultation d'oncogénétique (cas sporadiques,
nouveaux cas, limites des techniques...).
Le cas probant dans une famille, c'est
la personne vivante porteuse de la maladie qui a la probabilité la plus
élevée d'être cas génétique. Le cas probant peut être le proposant.
LES CONTRAINTES
Le consultant initial
C'est le relais indispensable vis-à-vis des autres membres de la famille qui souhaitent soit
consulter, soit fournir un prélèvement sanguin sans consultation.
Cependant, le médecin oncogénéticien peut avoir besoin d’informations médicales sur certains des apparentés de ses consultants. Ceux-ci ne peuvent être convoqués que s'ils formulent une demande explicite soit à rencontrer un médecin assurant ce type de consultation soit à accepter un prélèvement biologique. En effet, le médecin est soumis aux règles relatives au secret médical et n'a pas la possibilité d'écrire à un membre de la famille car cela impliquerait de lui donner une information sur la pathologie dont est atteint le consultant.
Si les parents du consultant acceptent, la proposition, il leur sera donné la
possibilité de consulter un médecin proche de leur lieu de résidence.
De plus, un courrier doit être adressé aux parents du consultant qui ne
sollicitent pas de consultation, mais qui seraient prêts à accepter une
prise de sang.
Le cadre légal
Le médecin oncogénéticien est soumis aux règles relatives au secret médical et n'a pas la possibilité d'écrire à un membre de la famille car cela impliquerait de lui donner une information sur la pathologie dont est atteint le consultant
L'article 226-13 du CP prévoit que "la révélation d'une information à caractère secret par une personne qui en est dépositaire" constitue une divulgation du secret professionnel.
L'article 11 du Code de Déontologie rappelle que " le secret professionnel, institué dans l'intérêt du malade, s'impose à tout médecin dans les conditions établies par la loi ".
Enfin, la communication à un tiers d'une information médicale de cette nature constitue également une violation au " droit au respect de la vie privée " (Article 9 du CC).
LA COMMUNICATION DES RÉSULTATS
La communication au consultant et à chaque membre de la famille qui aura accepté le test, des résultats sur son statut biologique de prédisposition doit se faire avec l'accord écrit de la personne consultante.
Vous êtes alors libre de connaître ou non les résultats des analyses dont la signification vous aura, au préalable, été clairement expliquée de manière individualisée, portant uniquement sur des informations vous concernant.
L'information fournie par oncogénéticien doit préciser les risques, les bénéfices et les limitations des tests ainsi que les incertitudes sur l'efficacité des interventions de prévention et de dépistage.
Au terme de la consultation, selon le type de cancer, l'oncogénéticien peut adopter l'une des trois attitudes suivantes :
14 février 2010