Infos pratiques Oncogénétique La consultation d'oncogénétique
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Ils sont très bien décrits dans le document d'
ONCOPROF.
Ce sont les suivants :
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Pour en savoir plus :
GÉNÉTIQUE & CANCER
Les spécialistes s’accordent aujourd’hui à recommander une consultation d'oncogénétique, dans les cas suivants :
UNE CONSULTATION PARTICULIÈRE
Une démarche volontaire...
C'est une consultation médicale mais la démarche du consultant est toujours une démarche volontaire et les
médecins ne peuvent pas convoquer autoritairement le patient.
La première consultation
Elle vise à informer le proposant ou consultant
initial qui est la première personne de la famille à venir en
consultation sur les objectifs
et les limites de la consultation d'oncogénétique (cas sporadiques,
nouveaux cas, limites des techniques...).
Le cas probant dans une famille
C'est
la personne vivante porteuse de la maladie qui a la probabilité la plus
élevée d'être cas génétique. Le cas probant peut être le proposant.
LES CONTRAINTES
Le consultant initial
C'est le relais indispensable vis-à-vis des autres membres de la famille qui souhaitent soit
consulter, soit fournir un prélèvement sanguin sans consultation.
Les apparentés
Comme le médecin oncogénéticien peut avoir besoin d’informations
médicales sur certains des apparentés de ses consultants.
Ceux-ci ne
peuvent être convoqués que s'ils formulent une demande explicite soit à
rencontrer un médecin assurant ce type de consultation soit à accepter
un prélèvement biologique.
Le cadre légal
Le médecin oncogénéticien est soumis aux règles relatives au secret
médical et n'a pas la possibilité d'écrire à un membre de la famille car
cela impliquerait de lui donner une information sur la pathologie dont
est atteint le consultant
L'article 226-13 du CP prévoit que "la révélation d'une information à
caractère secret par une personne qui en est dépositaire" constitue une
divulgation du secret professionnel.
L'article 11 du Code de Déontologie rappelle que " le secret
professionnel, institué dans l'intérêt du malade, s'impose à tout
médecin dans les conditions établies par la loi ".
Enfin, la communication à un tiers d'une information médicale de cette
nature constitue également une violation au " droit au respect de la vie
privée " (Article 9 du CC).
LA COMMUNICATION DES RÉSULTATS
La communication au consultant et à chaque membre de la famille qui aura
accepté le test, des résultats sur son statut biologique de
prédisposition doit se faire avec l'accord écrit de la personne
consultante.
Vous êtes alors libre de connaître ou non les résultats des analyses
dont la signification vous aura, au préalable, été clairement expliquée
de manière individualisée, portant uniquement sur des informations vous
concernant.
L'information fournie par oncogénéticien doit préciser les risques, les
bénéfices et les limitations des tests ainsi que les incertitudes sur
l'efficacité des interventions de prévention et de dépistage.
Au terme de la consultation, selon le type de cancer, l'oncogénéticien peut adopter l'une des trois attitudes suivantes.
Ne rien proposer, s'il n'y a pas de prévention possible ou
scientifiquement démontrée ou se contenter de faire des recommandations
générales.
Proposer un dépistage systématique à intervalles réguliers qui vous
seront proposés, comme, par exemple, des coloscopies systématiques, des
mammographies de dépistage, le dosage de marqueurs tumoraux, comme le
CA-125.
Proposer une chirurgie préventive (sein, ovaires, colon) dont
l'efficacité a été démontrée pour le cancer colique, mais aussi plus
récemment pour le cancer du sein et de l'ovaire.
17 mars 2011