Infos pratiques Cancers professionnels La reconnaissance en maladie professionnelle
[imprimer la page]Vous avez au moins cinq bonnes raisons :
LE RÉGIME GENERAL DE LA SÉCURITÉ SOCIALE
Il prend en compte, pour l’indemnisation :
LES AUTRES RÉGIMES SALARIES
Le régime Agricole et celui de la fonction publique font, en général, référence aux tableaux des maladies professionnelles.
Pour le régime de la fonction Publique, les procédures font appel à la Commission de Réforme qui retient ou non, la notion de maladie contractée (ou aggravée) en service.Les personnels concernés sont :
LES AUTRES…
Il s’agit des professions libérales, des travailleurs indépendants, des artisans, des bénévoles...
Dans ce cas la prise en charge n’est uniquement possible qu’en cas d’assurance volontaire.
LES CANCÉROGÈNES
Il existe un certain nombre de substances considérées comme des cancérogènes certains pour l’homme. Ces substances appartiennent au Groupe 1 défini par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) de Lyon.
Les substances du Groupe 1 peuvent être, soit inscrites dans un des tableaux des maladies professionnelles, soit relever du système complémentaire. Une liste spécifique de cancérogènes correspond à une localisation de cancer précise.
DEUX CAS DE FIGURE
Le cancer est inscrit dans « un tableau » et vous remplissez les huit conditions...
C’est le système principal de reconnaissance des maladies professionnelles pour le régime général de Sécurité Sociale et du régime agricole. Pour obtenir réparation, huit conditions sont à remplir :
Si la maladie dont vous souffrez répond à tous les critères du tableau, la reconnaissance en maladie professionnelle se fait sans que vous ayez à faire la preuve de la relation entre votre maladie et votre exposition professionnelle. C’est le principe, comme pour les accidents du travail, de la présomption d’origine.
Vous ne remplissez pas les huit critères ou la maladie est hors tableau
Dans ce cas, c’est le système complémentaire qui s’applique et relève alors de la loi n° 93-121 du 27 janvier 1993. Après avis du Comité Régional de Reconnaissance des Maladies Professionnelles (CRRMP) composé de trois médecins, cette loi permet deux possibilités d’extension de réparation.
Il manque un des huit critères par rapport à un tableau de maladie professionnelle
Il peut, par exemple, manquer :
Vous situation rentre, alors, dans le cadre de l’alinéa 3 de l’Article L461 du Code de la Sécurité Sociale. Dans ce cas, il y a un passage obligatoire devant le CRRMP et ceci, quel que soit le taux d’IPP attendu. Une réparation est alors possible si la maladie est directement liée au travail habituel.
Le cancer dont vous souffrez ne fait pas partie d’un tableau mais vous avez été exposé à un cancérogène du groupe 1...
Vous êtes, dans ce cas, redevable l’alinéa 4 de l’Article L461 du Code de la Sécurité Sociale. Dans cette situation, le passage devant le CRRMP est obligatoire, uniquement, si taux d’IPP prévu est supérieur ou égal à 25 %.
Il vous appartiendra d’apporter des arguments prouvant la relation de causalité entre votre maladie et votre exposition professionnelle. La maladie doit être liée essentiellement et directement au travail car dans ce cas, la présomption d’origine ne s’applique pas.
QUI DOIT DÉCLARER ?
La procédure de déclaration est rigoureuse et l'initiative de la déclaration vous revient et non à votre employeur.
QUELS SONT LES DOCUMENTS À FOURNIR ?
Les documents à fournir à la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM), pour le régime général sont :
PREMIÈRE ÉTAPE
Votre médecin rédige, en trois exemplaires, un certificat médical sur le formulaire 6 901, c'est le certificat médical initial précisant :
DEUXIÈME ÉTAPE
Vous
envoyez à la Caisse Primaire d’Assurance Maladie la déclaration
(imprimé 6 100.2) en trois exemplaires, dans les 2 ans, avec :
TROISIÈME ÉTAPE
Votre médecin établira le certificat médical de consolidation qui permet l'attribution d'un taux d'Incapacité Professionnelle Permanente (IPP).
QUELLE EST LA DURÉE DE LA PROCÉDURE ?
La Caisse de Sécurité Sociale doit, à compter de la
réception de la déclaration, donner sa réponse dans un délai de 3 mois
qui peut être étendu à 6 mois, en cas de dossier difficile. En
l’absence de cette réponse, le caractère professionnel du cancer est
automatiquement acquis (décret du 27 avril 1999).
QUE SE PASSE-T-IL EN CAS D’ACCEPTATION ?
D’un point de vue administratif…
Dans ce cas, la Caisse Primaire d’Assurance Maladie dont vous dépendez, vous délivre les volets de soins et avertit :
D’un point de vue financier…
Les avantages médico-sociaux d’une reconnaissance en
maladie professionnelle indemnisable dans le cadre du Régime Général de
la Sécurité Sociale, sont les suivants :
QUE FAIRE EN CAS DE REJET DE LA DEMANDE ?
Les
procédures de contestation varient selon les régimes de protection
sociale, en particulier pour la fonction publique, où elles sont plus
complexes.
Vous ou vos ayants droit ont un
délai de deux mois pour faire appel. Au-delà du délai de deux mois, le
dossier sera rejeté.
Trois niveaux de recours sont alors possibles :
QUI DOIT DÉCLARER ?
L'initiative de la déclaration vous revient et non à votre employeur.
QUELS SONT LES DOCUMENTS À FOURNIR ?
Les pièces nécessaires du dossier sont les suivantes :
QUELLE EST LA DURÉE DE LA PROCÉDURE ?
Une fois saisi, le CRRMP dispose de 4 mois pour rendre son avis, et de 2 mois supplémentaires lorsqu'il y a nécessité d'examen ou d'enquête complémentaires.
L'ensemble du dossier est rapporté devant le comité par le médecin conseil qui vous a examiné ou qui a statué sur son taux d'incapacité permanente.
Le comité doit entendre l'ingénieur conseil du service de prévention de la CRAM. Il. a également toute latitude pour vous entendre et votre employeur, et peut s'entourer de tous les avis nécessaires, notamment celui de l'inspection du travail.
L'avis du comité est rendu à la CPAM qui doit le notifier aux personnes concernées, victime ou ayants droit et employeurs.
QUE FAIRE EN CAS DE REJET DE LA DEMANDE ?
Les procédures de contestation varient selon les régimes de protection sociale, en particulier pour la fonction publique, où elles sont plus complexes.
D’une façon générale, vous ou vos ayants droit ont un délai de deux mois pour faire appel. Au-delà du délai de deux mois, le dossier sera rejeté. Trois niveaux de recours sont alors possibles :
CAS GÉNÉRAL
Le décret du 26/03/1993 (arrêté du 28/02/1995) institue une
surveillance médicale dite « post-professionnelle » Il vous est délivré
une attestation d’exposition à un agent cancérogène, signée par le
médecin du travail et le chef d’entreprise.
Votre dossier médical est
communiqué au médecin traitant.
CAS DE L'AMIANTE
On distingue les patients selon le niveau d’exposition à l’amiante, car
les risques de développer un mésothéliome augmentent avec l'importance
de l'exposition.
Les patients considérés comme ayant été fortement exposés,
appartiennent aux métiers suivants :
Les patients considérés comme ayant été moins exposés, sont, par
exemple, les travailleurs du bâtiment en contact avec des gaines.
En
France, différentes mesures de surveillance régulière de patients
exposés à l'amiante existent. Vous pourrez en prendre connaissance sur
le site Internet : la conférence de consensus « Élaboration d'une
stratégie de surveillance médicale clinique des personnes exposées à
l'amiante.
Mardi 07 Mars 2009