Les modalités de la substitution nicotinique
LES TIMBRES (PATCHS)
Ce qui est disponible
Les timbres, appelés dispositifs transdermiques, délivrent une quantité contrôlée de
nicotine à travers la peau de l’ordre de 1 mg par heure, qu’il s’agisse de
timbres de 16 ou 24 heures. Trois dosages sont disponibles, ce qui permet
d’ajuster la posologie en fonction du degré de dépendance
pharmacologique.
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Les timbres actifs sur 24 heures sont dosés à 21, 14 et 7 mg
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Nicopatch
TM
, Nicotinell
TM
et Niquitin
TM
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Timbres actifs sur 16 heures sont dosés à 15, 10 et 5 mg
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Nicorette
TM
, patch sécable
Le pour et le contre...
L’avantage théorique des patchs de 24 heures portés la nuit est de laisser
persister une nicotinémie matinale permettant de contrôler l’envie dès
le réveil du fumeur dépendant. Cependant, ils provoquent parfois des
troubles du sommeil liés à l’action stimulatrice de la nicotine pendant
la nuit qui se traduisent par un endormissement normal mais un sommeil de la deuxième partie de nuit
haché, et une activité onirique importante.
L’allergie au timbre est possible et est plus fréquente l’été. La tolérance cutanée peut être
améliorée en changeant d’emplacement tous les jours, et en nettoyant la
colle résiduelle. Dans certains cas, lors de démangeaisons importantes, ion peut avoir recours à une crème corticoïde ou à de smédicaments
antihistaminiques. On peut, aussi, changer de
marque de timbre car la réaction cutanée est liée au gel où est stockée
la nicotine.
LES FORMES ORALES
Les gommes
Elles ne doivent pas être mâchées comme un chewing-gum mais être
légèrement croquées quelques secondes et maintenues entre la joue et la
gencive pour réduire la salivation. Deux dosages sont disponibles :
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Les gommes à 2 mg
qui délivrent 0,8 à 1 mg de nicotine
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Les gommes à 4 mg qui délivrent 1,2 à 1,4 mg de
nicotine
Les tablettes sublinguales
Ce sont de petites pastilles à laisser fondre sous la langue, délivrant
environ la même quantité de nicotine que les gommes à 2 mg.
Les pastilles à sucer
Elles présentent l’avantage d’une diffusion lente et régulière et d’une
très bonne acceptabilité. Elles sont dosées, selon les marques, à 1, 1,5, 2
ou 4 mg.
Dans tous les cas, il faut toujours commencer le sevrage par les substituts nicotiniques
oraux faiblement dosés puis passer à 4 mg en cas d’inefficacité.
L’INHALATEUR
Il se présente sous la forme d’un tube contenant une cartouche poreuse
imprégnée de nicotine : la nicotine n’étant pas chauffée, elle est
entraînée par le flux d’air qui traverse l’inhalateur sous forme de
gouttelettes qui sont trop grosses pour atteindre les poumons
et se déposent dans la bouche où la nicotine est absorbée.
EN PRATIQUE...
Le
médecin peut associer au timbre d’autres formes de substituants
nicotiniques, orales ou inhalateur. Ces autres formes dont la
distribution dans le corps, ou cinétique, est différente de celle du
timbre, permettent d’obtenir des pics de nicotine qui, en cas
d’envie impérieuse, soulagent rapidement la sensation de manque.