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Hadrontérapie

Les hadrons

Les hadrons constituent les noyaux des atomes.
Les particules constituant un hadron sont appelées de manière générique partons.
Les quarks présents dans le hadron tout le long de son existence sont appelés quarks de valence, à l'opposé des particules (paires quark-antiquark et gluons) qui apparaissent et disparaissent en permanence dans le hadron, du fait de la mécanique quantique, et qui sont appelées particules virtuelles.
Les gluons sont les vecteurs de l'interaction forte qui maintient les quarks ensemble.
Les hadrons communs sont classés selon leurs constituants en différentes sous-familles :

  • Mésons : hadrons bosoniques, formés par des configurations de paires quark/antiquark.
  • Baryons : hadrons fermioniques, formés de trois quarks.


L'hadronthérapie


C'est une radiothérapie externe (RTE) qui utilise un faisceau de particules «lourdes», si on les compare aux électrons et photons…

  • Des protons (protonthérapie)
  • Des neutrons (neutronthérapie)
  • Des ions lourds, ions carbone principalement (carbonethérapie)

Le but de cette technique innovante est d’améliorer l’irradiation des cellules tumorales tout en épargnant les tissus sains et les organes. En effet, les protons ont des propriétés de précision balistique supérieures à celles des photons.
Les neutrons des propriétés d’efficacité biologique relative très intéressantes pour les tumeurs radiorésistantes.
Les ions lourds associent ces deux types de propriétés, balistiques et biologiques.
C'est une nouvelle méthode de radiothérapie utilisée pour le traitement de certains cancers avancés et/ou radio-résistants.


Hedgehog

La voie de signalisation hedgehog intervient dans la bonne mise en place des organes durant le développement embryonnaire. Son nom découle de la protéine hedgehog, découverte en 1995 chez la mouche drosophile. Les mammifères, eux, possèdent trois de ses homologues, appelés sonic hedgehog homolog (SHH), desert hedgehog homolog (DHH), et indian hedgehog homolog (IHH). La première est la plus connue.
Le dysfonctionnement de la voie de signalisation hedgehog a été associé à l'apparition de carcinomes basocellulaires, une forme des cancers de la peau.


Hématopoïèse

Elle assure chez un adulte sain la production quotidienne de plusieurs centaines de milliards de cellules. Elle se déroule dans la moelle des os, tels que l'os iliaque, le rachis, le sternum, à l'exception des lymphocytes T, dont la différenciation s'achève dans le thymus.


Hématopoïèse clonale de potentiel indéterminé” (CHIP)

Ce syndrome est défini par la présence et l’expansion d’un clone somatique de cellules sanguines chez des sujets relativement âgés mais qui n’ont aucune autre anomalie hématologique.

Autres syndromes proches:

  • Clonal Cytopenias of Undetermined Signifiance
  • Idiopathic bone marrow Dysplasia of Unknown Signifiance
  • Idiopathic Cytopenia of    Undetermined Signifiance


Hématurie

Présence de sang dans les urines. Toute hématurie doit faire rechercher une anomalie et en particulier une tumeur du rein ou un polype de vessie.


Hémiasomatognosie

Méconnaissance de la moitié du corps.


Hémisphères cérébraux

Partie supérieure du cerveau composée de deux parties symétriques qui contrôle les fonctions musculaires du corps ainsi que la parole, les émotions, la lecture, l'écriture et la faculté d'apprendre; L'hémisphère droit contrôle les mouvements des muscles situés du côté gauche du corps, et l'hémisphère gauche contrôle les mouvements musculaires de sa partie droite.


Hémoculture

Examen bactériologique qui recherche la présence de microbes dans le sang.


Hémoptysie

Hémorragie à partir de l’arbre respiratoire et retrouvée dans les crachats.


Hémorroïde

Varice des veines de l'anus.


Hémospermie

Présence de sang dans le sperme. Symptôme assez souvent lié à une infection intra-prostatique, sans rapport avec le cancer de la prostate. Une hémospermie est habituelle dans les deux ou trois semaines qui suivent une biopsie de prostate.


Hépatalgie

Douleur au niveau du foie.


Hépatite

Inflammation du foie, généralement causée par des virus (hépatites A, B, C et E)

Hépatite A
C'est une maladie du foie qui est due à un virus à ARN de la famille des Picornaviru s, une famille de virus qui comprend aussi les poliovirus et les rhinovirus. Il y aurait de 10 à 30 000 nouveaux cas par an en France.
Hépatite B
C'est une maladie du foie qui est due à un virus à ADN de la famille des Hépadnavirus . A l’instar du SIDA, l’hépatite B est considérée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) comme un problème majeur de santé publique. Dans le monde, environ 350 millions de personnes seraient porteuses du virus et ce dernier entraînerait entre 1 et 2 millions de morts par an ! En France, il y aurait environ 100 à 150 000 personnes porteuses du virus de l‘hépatite B.
Hépatite C
C'est une maladie du foie qui est due à un virus à ARN de la famille des Flavivirus. Dans une estimation récente 3 % de la population mondiale présenterait une infection chronique au virus de l’hépatite C. Pendant longtemps, cette hépatite était anciennement appelée hépatite non-A non-B.


Hépatite chronique

C'est une maladie inflammatoire du foie, qui évolue vers la nécrose et la fibrose. Les hépatites en cause sont en général :

Virales : virus B, virus C
Médicamenteuses : Aldomet™, Rimifon™, Pexid™, etc.
Auto-immunes

La maladie de Wilson, le déficit en alpha-1-antitrypsine sont des causes plus rares.


Hépatologie

Étude des maladies du foie.


Herpès (infection herpétique)

Virose donnant des aspects cytologiques souvent impressionnants mais caractéristiques : cellules au noyau volumineux, homogénéisé, en verre dépoli - inclusions nucléaires acidophiles - cellules multinucléées.


Hirschsprung (HSCR)

La maladie de Hirschsprung (HSCR)
C'est un trouble congénital de la motilité intestinale, caractérisé par des signes d'occlusion intestinale dus à la présence d'un segment aganglionnaire d'étendue variable dans le côlon terminal. Son incidence annuelle est de 1/5 000 naissances.
Elle se manifeste peu de temps après la naissance avec des symptômes d'occlusion basse de l'intestin.

C'est une neurocristopathie
Elle est due à un défaut de développement du système nerveux entérique. Elle se caractérise par l'absence de cellules ganglionnaires (aganglionose) dans l'intestin terminal. Le segment intestinal affecté reste dans un état de contraction tonique, entraînant une occlusion fonctionnelle.
Quatre formes sont identifiées :

  • Dans la forme court-segment (80% des cas), l'aganglionose est limitée au recto-sigmoïde et est plus fréquente chez les patients de sexe masculin.
  • Dans la forme long-segment (15%), celle-ci s'étend jusqu'au côlon sigmoïde
  • Dans l'aganglionose colique totale (5%), elle atteint le gros intestin dans son ensemble. C'est la forme la plus grave.


Les facteurs génétiques et environnementaux
Ils jouent un rôle dans la pathogénie et plusieurs gènes sont impliqués :

  • Le Ret proco-oncogène ( RET ),
  • Le gène du facteur neutrotrophique dérivé des cellules gliales ( GDNF ),
  • Le gène récepteur d'endothélines type B ( EDNRB ),
  • Le gène d'endothéline 3 ( EDN3 ),
  • Le gène de l'enzyme 1 de conversion de l'endothéline 1 ( ECE1 )
  • Le gène de la molécule d'adhésion cellulaire L1 ( L1CAM ).


Le diagnostic
Il repose sur la biopsie rectale.Le dépistage se fait par imagerie médicale.

Le traitement
Il est chirurgical. Dans les cas d'agangliose intestinale totale, une greffe d'intestin peut être nécessaire.


HLA (système HLA)

Le complexe majeur d’histocompatibilité de l’homme (CMH), le système HLA a été le premier système génétique cartographié et séquencé.
Il comporte plus de 140 gènes, dont les principaux sont les gènes d’histocompatibilité

  • HLA classe I
  • HLA classe II (DR, DQ, DP).


Ces molécules codées par ces gènes s’expriment à la surface

  • De l’ensemble des cellules de l’organisme pour les molécules HLA de classe I
  • Uniquement sur les cellules professionnelles « présentatrices de l’antigène » que sont les monocytes, macrophages, cellules dendritiques et lymphocytes B pour les molécules HLA de classe II


En situation pathologique (auto-immunité, inflammation, infection, greffes), une expression augmentée voire aberrante sur les cellules épithéliales est observée.

Le système HLA comporte plus de 6000 allèles. Ceux-ci sont organisés en haplotypes qui se transmettent régulièrement en bloc. Ainsi, les principaux allèles HLA classe I et II sont en déséquilibre de liaison. Cela explique aussi une distribution ethno-géographique différenciée au niveau mondial faisant des allèles HLA un outil performant de suivi anthropologique (génétique des populations).

Les conséquences de ces caractéristiques génétiques du système HLA en médecine sont considérables. Ainsi, en transplantation si l’on trouve aisément en situation familiale (frères sœurs) une compatibilité HLA entre donneur et receveur, le nombre de combinaisons entre sujets non apparentés est tel qu’il n’y a jamais de compatibilité HLA absolue entre donneur et receveur.

La recherche de la moindre incompatibilité HLA entre donneur et receveur est une activité centrale des laboratoires HLA à travers le monde.
Cet extrême polymorphisme HLA explique la nécessité de développer des registres de donneurs et des banques de sang de cordon et de cellules typées en HLA, afin d’identifier le meilleur donneur pour un receveur donné en transplantation de cellules souches hématopoïétiques.


Homéostasie

Les cellules ont besoin, pour fonctionner normalement et efficacement, d'un environnement relativement stable. L'homéostasie désigne l'état de stabilité qui est assuré par le milieu intérieur, c'est à dire l'ensemble des liquides extracellulaires (sang, lymphe et liquide interstitiel). Ce milieu intérieur est à l'interface entre les zones d'échange avec le milieu extérieur (poumon, intestin et rein) et les cellules de l'organisme.


Homozygotie/Hétérozygotie

Chaque gène existe en deux exemplaires, l'un d'origine paternelle, l'autre d'origine maternelle. Chaque gène peut prendre différentes formes dites « allèles » : de 2 à plusieurs centaines :

Si les deux allèles du gène sont identiques, le génotype est homozygote pour ce gène.
Si les deux allèles sont différents, le génotype est dit hétérozygote.


Hormone de substitution

Hormone (oestrogène et/ou progestérone) donnée à la femme ménopausée ou qui a subi une ablation des ovaires afin de remplacer les oestrogènes qui ne sont plus produit par les ovaires.


Hormones

Substance chimique produite par certaines glandes de l’organisme et transportée par le sang dans un organe ou un tissu.


H.P.V. (abréviation de Human Papilloma Virus)

Les papillomavirus appartiennent à une famille de virus à ADN. On en dénombre une soixantaine de variétés. Ils sont impliqués dans la genèse du cancer du col. Les HPV de type 6 et 11 prédominent dans les condylomes et les HPV de type 16 et 18 (HPV oncogènes) prédominent dans les dysplasies modérées (CIN II) et sévères (CIN III).


Humidificateur

Machine qui humidifie l'air.


Hypercalcémie

Augmentation du calcium dans le sang.


Hypercalciurie

Augmentation du calcium dans les urines.


Hyperchromatisme

Dans une cellule normale, le noyau possède une chromatine fine. Dans les dysplasies et les carcinomes, la chromatine se dispose en mottes irrégulières ; elle devient plus dense, hyperchromatique.


Hyperparathyroïdie

Dysfonctionnement des parathyroïdes entraînant une augmentation du calcium dans le sang et éventuellement la formation de calculs urinaires.


Hydrocéphalie

Accumulation anormale de liquide cérébro-spinal dans les ventricules du cerveau.


Hyperplasie

Augmentation de volume d'un organe par augmentation du nombre de cellules dans cet organe. Par exemple, hyperplasie bénigne de la prostate ou adénome de la prostate.


Hyperaldostéronisme

Définition

C'est augmentation de la sécrétion d'aldostérone produite par la surrénale.

Les différents types

L'hyperaldostéronisme lié à une hypersécrétion autonome (HA primitif - syndrome de Conn) liée à un adénome surrénalien ou une hyperplasie de la glomérulée

L'hyperaldostéronisme secondaire

Avec hypertension artérielle

  • Très rarement les tumeurs rénales à rénine
  • L'hypertension réno-vasculaire par sténose de l'artère rénale
  • Les néphropathies hypertensives avecpertes de sel (pyélonéphrites chroniques)
  • L'hypertension essentielle ou maligne
  • Les diurétiques responsables d'une perte de sel
  • Les hypertensions associées aux oestro-progestatifs


Sans hypertension artérielle

  • Les syndromes oedémateux
  • Les maladies rénales: tubulopathies, syndrome de Bartter
  • La grossesse


Hyperplasie Bénigne de la Prostate « HBP »

Appellation scientifique de l'adénome prostatique bénin.


Hypertension intracrânienne

Augmentation de la pression à l'intérieur de la boite crânienne. Elle peut se traduire par les maux de tête une baisse de l'attention, associés ou non, à des symptômes neurologiques. Elle peut se voir par l'examen du fond d'œil.


Hypertension portale

L'hypertension portale est définie soit par une augmentation de la pression portale au-delà de 15 mm Hg, soit par une élévation du gradient de pression porto-cave au-delà de 5 mm Hg. La seconde définition est préférée car elle
explique le développement de la circulation collatérale porto-systémique et le risque d'hémorragie digestive. Ce dernier apparaît lorsque le gradient dépasse 12 mmHg.

Les obstacles à la circulation porto-hépatique siègent essentiellement dans le foie (bloc intra-hépatique). Ils peuvent, plus rarement, siéger sur la veine porte (bloc sous-hépatique), sur les veines hépatiques ou sur la partie terminale de la veine cave inférieure (bloc sus-hépatique).
Les thromboses de la veine splénique sont responsables d'une hypertension veineuse localisée ("hypertension portale segmentaire") et du développement de varices gastriques ou, plus rarement, oesophagiennes.

Tous types de bloc confondus, la cause la plus fréquente d'hypertension portale en France est la cirrhose.
Les principales causes de bloc intrahépatique en dehors de la cirrhose, sont la schistosomiase hépatique et l'hypertension portale idiopathique, dont une des lésions anatomiques est l'hyperplasie nodulaire régénérative.
La principale cause de bloc sous-hépatique est la thrombose de la veine porte.
La principale cause de bloc sushépatique est la thrombose des veines hépatiques (syndrome de Budd-Chiari).

Quels sont les principaux signes et complications de l'hypertension portale ?

Ce sont la circulation collatérale sous-cutanée abdominale, la splénomégalie et les hémorragies digestives parrupture de varices oesophago-gastriques ou par gastropathie congestive.
L'hypertension portale entraîne souvent une leucopénie et/ou une thrombopénie (hypersplénisme) qui ont exceptionnellement des conséquences cliniques.
L'hypertension portale contribue à la formation de l'ascite.


Hyperthermie

Augmentation de température – Par analogie, traitement dans lequel le tissu est exposé à de hautes températures dans le but d'endommager et de tuer les cellules cancéreuses ou de les rendre plus sensibles aux effets des radiations et de certains médicaments anticancéreux.


Hypoglycémie

Diminution anormale de la glycémie au-dessus de 0,80 g/litre.


Hypophyse (glande pituitaire)

Principale glande endocrine; elle produit les hormones qui contrôlent les autres glandes endocrines.


Hypothalamus

Zone du cerveau qui contrôle certaines fonctions vitales comme la température du corps, la faim et la soif. L'hypothalamus contrôle le fonctionnement de l'hypophyse.


Hystérectomie

Ablation de l’utérus.


Abréviations - H

HAD : hospitalisation à domicile
HAS : Haute Autorité de Santé
Hb : hémoglobine
HbA1C : hémoglobine glyquée
HbO2 : oxyhémoglobine
HBP : hypertrophie bénigne de la prostate (BPH)
HBPM : héparine de bas poids moléculaire (LMWH)
HBAG / HBPG : hémi-bloc antérieur /postérieur gauche
HC : hémoculture
HCD / HCG : hypochondre droit / gauche
HD : hernie discale
HDJ : hôpital de jour
HDM : histoire de la maladie
HDT : hospitalisation à la demande d’un tiers
HED : hématome extra-dural
HGPO : hyperglycémie provoquée par voie orale
HGE : hépato-gastro-enterologie
HGT : hémoglucotest
HIS : Hybridation in situ
HLH : hémianopsie latérale homonyme
HLM : hématies et leucocytes par minute
HMG : hépatomégalie (ou HPM)
HNF : héparine non fractionnée
HPN : hydrocéphalie à pression normale
HPP : hémorragie du post-partum
HPV : human papillomavirus
HSA : hémorragie sous-arachnoïdienne
HSV : herpes simplex virus
HSD : hématome sous-dural
HSM : hépato-spléno-mégalie
Ht : hématocrite
HTA : hypertension artérielle
HTAP : hypertension artérielle pulmonaire
HTIC : hypertension intra-cranienne
HTO : Hypertension oculaire
HTP : hypertension portale
HU : hématurie
HVG : hypertrophie ventriculaire gauche


Mise à jour

25 juin 2017



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