En savoir plus... Sexualité & cancer La fertilité chez la femme
[imprimer la page]L'infertilité est définie comme l'absence de conception après un an en l'absence de contraception.
Actuellement, environ 4 % des patients traités pour un cancer ont moins de 35
ans, ce qui représente en France, environ 10 000 patientes.
Avec les
traitements actuels, les trois quart des malades traités avant l'âge de 45 ans
vivent au moins 5 ans.
POURQUOI ?
Un petit rappel
La fertilité chez la femme dépend du nombre d'ovocytes
disponibles. Le processus de l'ovogenèse débute avant la naissance avec un
nombre maximal d'ovocytes (6 à 7 millions) vers le 5
ème
mois de grossesse. Ce nombre diminue rapidement pour n'être que
d'un à deux millions à la naissance et seulement 300 000 à la puberté.
Après la
puberté, à chaque cycle menstruel, un groupe d'ovocytes est recruté mais un seul
deviendra dominant et les autres disparaitront définitivement, ce qui réduira
d'autant le capital. Le dosage de la FSH est une indication si son taux est en
dessous de 30 UI.
La toxicité des traitements
Elle est la conséquence de la déplétion des follicules primordiaux. Le capital folliculaire étant maximal pendant la vie embryonnaire et décroissant avec l’âge, l’atteinte ovarienne dépend de l’âge au moment de la chimiothérapie.
Chez l'enfant
L’ovaire des petites filles serait plus résistant à cette toxicité. L’insuffisance ovarienne se traduira par un impubérisme ou une puberté incomplète avec une absence de règles (aménorrhée) primaire ou secondaire parfois précoce et une infertilité.
Sur le plan biologique, les hormones FSH et LH seront élevées, l’hormone antimüllérienne (AMH) et l’inhibine, reflet de la réserve ovarienne, seront basses.
Il est important de souligner que le retour ou le maintien
des règles et le degré de fertilité ne sont pas synonymes.
LES FACTEURS IMPORTANTS
Les traitements du cancer
Ils
affectent surtout chez les femmes de plus de 30 ans chez qui la chimiothérapie
peut diminuer les réserves ovariennes car les cellules folliculaires de l'ovaire
en croissance sont très vulnérables.
La chimiothérapie peut, ainsi,
entraîner la mort des ovocytes.
La
toxicité est fonction des produits utilisés, de la dose cumulée et surtout de l’âge.
La nature du/des médicaments
et de leur dose
Les agents
alkylants sont les plus agressifs pour la fonction ovarienne. Parmi les produits
souvent proposés :
Les agents non alkylants, pour leur part, sont
moins toxiques pour l'ovaire.
Pour résumer, le niveau de risque d'insuffisance ovarienne après traitement est précisé dans le tableau 1.
Le tableau 2 précise le risque engendré par différents types de protocoles de chimiothérapie communément utilisés.
L'âge lors du traitement
Le risque est âge dépendant, c'est-à-dire qu'il
augmente fortement avec l'âge. Il est faible avant 12 ans car à cette âge, la
jeune fille possède une importante réserve folliculaire. Il devient important
après 30 ans.
Le cycle menstruel
Cet effet sur les règles est facteur de l'âge
de la malade.
Une irrégularité du cycle menstruel, souvent allant
de pair avec un allongement des intervalles entre les cycles, peut être
observée.
Les règles peuvent s’arrêter. Si les ovaires ne produisent plus
d'hormones, la patiente peut ressentir des symptômes de ménopause comme des
bouffées de chaleur.
L'effet de la chimiothérapie correspond, en fait, à
hâter la ménopause. Ainsi, une malade de plus de 40 ans a environ 70 % de risque
de subir une castration chimique et l'aménorrhée qui s'ensuit dans environ 80 %
des cas, risque d'être définitive.
Au contraire, pour les femmes âgées de moins 30
ans, le risque de perturbation de la menstruation n'est que d'environ un tiers,
et si une aménorrhée survient, elle a moins de 20 % de risque d'être définitive.
L'induction d'une ménopause
Avec le cyclophosphamide, une ménopause définitive
peut s'observer pour les fortes doses.
Une ménopause précoce est à craindre quelque
soit l'âge au traitement en raison des lésions des cellules folliculaires. Le
traitement diminue alors le capital folliculaire.
IMPORTANT
Il faut rappeler que la toxicité de la
chimiothérapie sur la sphère génitale s'ajoute aux agressions de la maladie et
des autres thérapeutiques, notamment la radiothérapie.
|
Tableau 1
Risque élevé > 80 % |
Risque intermédiaire |
Risque faible < 20 % |
|---|---|---|
|
Cyclophosphamide
Ifosfamide Chlorméthine Busulfan Melphalan Procarbazine Chlorambucil |
Cisplatine
Carboplatine Doxorubicine |
Vincristine
Méthotrexate Dactinomycine Bléomycine Mercaptopurine Vinblastine |
|
Tableau 2
risque d'amenorrhée
|
traitements en cause |
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Risque élevé > 80 %
|
Plus de 40 ans : 6 cycles CMF, FAC, FEC
|
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Risque intermédiaire : 20 – 80 %
|
Moins de 40 ans : 6 cycles CMF, FAC, FEC
Plus de 40 ans : 4 cycles FAC
|
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Risque faible < 20 %
|
Moins de 30 ans : 6 cycles CMF, FAC, FEC
Moins de 40 ans : 4 cycles FAC
|
|
Risque non évalué
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Taxanes, trastuzumab (Herceptin
TM
)
|
LA RADIOTHÉRAPIE
Elle peut affecter la fertilité de plusieurs façons :
LE CANCER DU COL DE
L'UTÉRUS
Les lésions pré-cancéreuses du
col utérin (CIN 2 & 3)
Elles sont
facilement traitées à l'anse diathermique et par conisation.
Ces traitements n'ont pas d'influence sur la
fertilité. Il n'ont pas, non plus, d'effets néfastes sur le devenir de la
grossesse en termes de poids de naissance et d'accouchements prématurés.
Les alternatives à
l'hystérectomie radicale en cas de cancer invasif
Un traitement conservateur peut être envisagé
lorsque le cancer est limité au col utérin.
Les patientes présentant des
cancers micro-invasifs, peuvent être traitées par simple conisation sans autre
intervention car le risque d'extension à distance est inférieur à 1 %.
Pour
les patientes au stade 1a2 et 1b,
s
i l'hystérectomie et le curage iliaque externe
restent l'intervention de référence, il est proposé chez les patientes n’ayant
pas eu d’enfant, dont l'endocol n'est pas envahi après vérification par IRM, de
réaliser une intervention de Dargent mixte par voie vaginale et par voie
cœlioscopique consistant en une ablation du col de l'utérus (trachélectomie)
associée à un curage iliaque externe bilatéral. Cette technique permet de
conserver un espoir de mener à bien une grossesse dans environ 50 % des cas.
Néanmoins, cette grossesse nécessitera une surveillance accrue car, en l'absence
de col, des incidents peuvent survenir.
Pour les autres stades, l'association
radio-chirurgicale ou radiothérapie exclusive reste le traitement standard et il
n'est pas envisagé de possibilités de traitement conservateur.
Quelles mesures prendre ?
Il est possible de préserver la fertilité ovarienne
par les mesures conservatoires suivantes.
LE CANCER DE L'ENDOMÈTRE
C'est un cas rare car ce type de cancer n'affecte
que moins de 5 % des femmes en âge de procréer.
Un traitement conservateur
d'un adénocarcinome de l'endomètre localisé de stade 1 est possible. Un
traitement hormonal, visant à obtenir une rémission, suivi d'une hystérectomie
après la grossesse est option envisageable
LE CANCER DE L'OVAIRE
La question de la fertilité se pose car 15 % des
cancers de l'ovaire, 50 % des tumeurs dites
border-line
et 90 % des tumeurs germinales surviennent avant 40
ans.
Les éléments du choix thérapeutique sont fonction du type, du grade
tumoral et du stade tumoral.
Les possibilités thérapeutiques peuvent
correspondre soit à un traitement chirurgical conservateur définitif ou
d'attente, soit à une fécondation
in vitro
(FIV) préalable à l'ovariectomie.
LES HÉMOPATHIES MALIGNES
Les traitements de chimiothérapie utilisés lors d'hémopathies ou de chimiothérapie, radiothérapie (conditionnement pour greffe de moelle) entraînent un état de ménopause dans environ 85 % des cas.
Lorsqu'une grossesse survient, il existe une augmentation du nombre de fausses couches spontanées et des accouchements prématurés sans qu'il y ait augmentation du nombre d'anomalies congénitales fœtales.
Les leucémies aigües lymphoblastiques
Les traitements, le plus souvent chez l'enfant, à base de cyclophosphamide et de cytosine n'entraînent que peu anomalies ovariennes sauf si un traitement d’intensification est mis en œuvre pour une greffe de moelle osseuse
Les lymphomes ou la maladie de Hodgkin
Les protocoles à base de chlorambucil et de procarbazine ont peu d’effets délétères dans l’enfance quand seule une chimiothérapie est prescrite. En revanche, le même traitement chez l'adulte induit une aménorrhée définitive
LE CANCER DE LA THYROÏDE
L'irradiation par l'iode-131 est une méthode de traitement fréquemment utilisée qui est particulièrement efficace pour l’éradication des tumeurs thyroïdiennes métastasées. Il n'existe pas de conséquences de cette irradiation et ces patientes ne présentent pas de troubles de la fertilité ni d'augmentation du nombre d'accouchements prématurés.
LES TUMEURS DU SYSTÈME NERVEUX
Elles sont traitées par des protocoles contenant des nitrosourées comme le CCNU ou BCNU. Les anomalies sont moins sévères que pour le garçon et réversibles.
EN RÉSUMÉ....
Le tableau ci-dessous résume le risque d'insuffisance ovarienne en fonction du traitement reçu pour guérir la maladie.
| Risque élevé > 80 % |
Risque intermédiaire |
Risque faible |
|---|---|---|
|
Irradiation complète (TBI pour une greffe de moelle par exemple) ou irradiation du pelvis
Chemothérapie de conditionnement pour une greffe de moelle Maladie de Hodgkin (traitée par des médicaments alkylants) Sarcomes des tissus mous en cas de maladie métastatique Cancer du sein |
Leucémie aiguë myéloblastique
Hépatoblastome Ostéosarcome ou le sarcome d'Ewing Sarcomes des tissus mous Lymphomes et maladie de Hodgkin Tumeur cérébrale avec irradiation cranio-spinale ou crânienne irradiation de plus >24 Gy |
Leucémie aiguë lymphoblastique
Tumeur de Wilms (cancer du rein de l'enfant) Sarcomes des tissus mous de grade I Les tumeurs germinales ne nécessitant pas d'irradiation Rétinoblastome Tumeur cérébrale opérée mais avec une irradiation crânienne < 24 Gy |
LE CADRE JURIDIQUE
Le cadre légal de l'AMP est défini par la loi du 29 juillet 1994 dite de bioéthique qui dans ses attendus mentionne que ..."
L’homme et la femme formant le couple doivent être vivants, en âge de procréer, mariés ou en mesure de faire la preuve d’une vie commune d’au moins deux ans et consentent préalablement à l’insémination ou au transfert des embryons
".
Elle implique un délai de réflexion d’un mois et un consentement éclairé écrit.
LES TECHNIQUES
Ce sont des artifices permettant de relayer sinon de remplacer un processus naturel défaillant dont la finalité est de favoriser la rencontre entre le spermatozoïde et l’ovocyte.
L'insémination artificielle, qui est une fécondation naturelle
in utero
, peut être réalisée selon deux types de protocoles :
La fécondation
in vitro,
qui est une fécondation naturelle "en éprouvette", peut être réalisée selon deux procédés :
QUELQUES INFORMATIONS SUR CES TECHNIQUES
L'insémination artificielle
L'insémination intraconjugale (IAC)
C'est une technique relativement ancienne car la première décrite et réalisée par J. Hunter remonte à 1791 qui insémine la femme d'un drapier avec le sperme de ce dernier et obtient une grossesse. C'est la première insémination artificielle humaine.
En France, on réalise annuellement 50 000 cycles d’insémination artificielle par an.
L'insémination avec sperme de donneur (IAD)
Elle est réalisée grâce à un don de sperme à un couple qui a des enfants ou à un couple qui en désire.
Le principes du don sont sa gratuité et son anonymat. Cette technique est prise en charge à 100 % par l'Assurance Maladie
La fécondation
in vitro
La naissance de Louise Brown remonte déjà à 1978 !
Au début, la technique se faisait en cycle spontané, c'est-à-dire, un ovocyte, un embryon mais les résultats étaient médiocres avec environ 10 % de grossesses par ponction.
De nos jours, la technique dite de super-ovulation permet s'obtenir plusieurs ovocytes, donc plusieurs embryons. Elle augmente la probabilité de grossesse mais aussi le risque de grossesses multiples.
Il existe deux techniques, avec ou sans micro-injection (ICSI -
Intracytoplasmic sperm injection
).
La fécondation
in vitro
avec ovocytes de donneuse (DO)
Le don d'ovocytes
est d'apparition plus récente, 1990.
Les principes le régissant sont la gratuité et l'anonymat.
Cette technique est encore peu utilisée en raison de problèmes matériels et un nombre insuffisant de donneuses d’ovocytes
L'accueil des embryons
Il est prévu par la loi de 1994. Pour le couple receveur, il s’agit d’un transfert embryonnaire intra-utérin après décongélation.
La première naissance en France avec cette technique a eu lieu en 2004 et depuis, 20 enfants nés d’un don d’embryons par an.
Dans la mesure du possible, l’attribution des embryons tient compte des caractères physiques principaux des donneurs et du couple receveur (ethnie, couleur de la peau, yeux).
La gestation pour autrui (GPA)
- les mères porteuses
Cette technique est interdite en France.
Dans ce cas, on fait appel à l’utérus d’une "mère porteuse", qui nourrira l’embryon pendant 9 mois, puis le remettra au couple géniteur.
LA CONGÉLATION D'EMBRYON
De quoi s’agit-il ?
C’est la
technique la plus efficace pour préserver la fertilité.
Après le
traitement chirurgical et avant la chimiothérapie, une stimulation ovarienne est
effectuée. Les ovocytes prélevés sont mis en présence des spermatozoïdes du
conjoint. Après fécondation
in vitro
(FIV), les embryons obtenus sont congelés
et seront réimplantés ultérieurement dans l’utérus de la patiente, à distance de
la fin des traitements.
Les limites de la technique
Elle ne s’adresse qu’à des couples constitués et
doit être effectuée rapidement, ce qui soulève des problèmes pratiques.
L’effet de la stimulation ovarienne sur le risque
de récidives à long terme n’est pas connu, et toute tératogénicité des composés
utilisés pour l'obtenir doit être absolument écartée.
LA CONGÉLATION D'OVOCYTES
Le principe
Il consiste à effectuer une stimulation ovarienne
et à congeler les ovocytes matures obtenus, comme on congèle le sperme des
hommes. Il n’est donc pas nécessaire que la patiente ait un conjoint.
Les limites de la technique
Les taux de succès sont encore très faibles
actuellement, car la congélation et la décongélation ovocytaire posent de
nombreux problèmes techniques.
Il faut savoir que plusieurs études récentes ont montré que cette
technique ne serait pas totalement dépourvue de risques car des cellules
malignes pourraient être ré-implantées.
De plus, cette technique soulève les mêmes questions que la
précédente, concernant notamment les risques carcinologiques d’une stimulation
ovarienne et d’une éventuelle hyperestrogénie, surtout en cas de cancer
hormonodépendant.
LA MATURATION OVOCYTAIRE
in vitro
Cette méthode est en cours de développement et d'évaluation. Son avantage est de pouvoir être réalisée sans délai et ne nécessite pas d'exposition hormonale.
Elle consiste à prélever des ovocytes immatures dont la maturation sera effectuée au laboratoire.
LA CRYOCONSERVATION
OVARIENNE
Le principe de la technique
Il s’agit d’une technique encore expérimentale.
Avant la chimiothérapie, un ovaire est prélevé partiellement ou totalement, le
plus souvent par cœlioscopie, et congelé.
À distance des
traitements, des fragments seront décongelés, puis réimplantés chez la patiente,
soit dans le pelvis, autogreffe orthotopique, soit dans un site plus facile
d’accès, comme l’avant-bras, autogreffe hétérotopique.
Une croissance
folliculaire peut ensuite survenir, soit spontanément, soit après stimulation
ovarienne, et l’ovocyte est prélevé. Après FIV, l’embryon obtenu est réimplanté
dans l’utérus de la patiente.
Qui serait concerné ?
Cette s’adresserait à des femmes de moins de 35
ans dont le risque d’infertilité serait certain.
Il concernerait
les tumeurs "borderlines" ovariennes.
Les limites de la technique
Il pose le problème spécifique de la
réintroduction éventuelle de cellules cancéreuses dans l’organisme (métastases
ovariennes occultes).
De plus, le rapport bénéfice/risque de cette
technique doit être apprécié chez les très jeunes femmes ayant un cancer du
sein, car le risque d’infertilité après chimiothérapie n’est alors pas très
élevé, et l’ablation d’un ovaire réduirait d’emblée notablement leur capital
folliculaire.
LES AUTRES OPTIONS
La suppression ovarienne par les
agonistes de la LH-RH
Le principe de la méthode est de mettre en repos les ovaires durant la chimiothérapie. Pour cela, on utilise un agoniste de la LH-RH au cours de la chimiothérapie.
C'est une méthode parfois
proposée pour tenter de préserver la fertilité des jeunes femmes. Cependant, cette méthode est un sujet de controverse et les résultats actuels divergent d'une équipe à l'autre.
La désescalade thérapeutique
Il s’agit là d’un sujet majeur de recherche,
surtout dans le domaine du cancer du sein et de certaines hémopathies malignes
chez la femme jeune.
La possibilité, au moins dans certains cas de
cancers du sein, d’éviter des chimiothérapies, ou de les remplacer par des
hormonothérapies adjuvantes moins toxiques pour les ovaires, constituerait un
moyen efficace de préserver la fertilité des jeunes femmes.
| Receveuse | Donneuse |
|---|---|
|
Couples
Insuffisance ovarienne confirmée Moins de 43 ans |
Couples
Mère de famille Moins de 37 ans Accord du conjoint |
|
Bilan médical: FSH élevée, inhibine B effondrée
Hystérographie normale Echographie Doppler utérin Sérologies normales Entretien avec un(e) psychologue Consentement en vue d ’un don devant le Juge ou le Notaire |
Protocole de stimulation et ponction FIV |
LA RÉSERVE OVARIENNE
De quoi s'agit-il ?
Elle correspond à la quantité d'ovocytes présents dans les follicules primordiaux et qui peuvent donc être fécondés.
La réserve ovarienne est prédictive de la fécondité naturelle ou assistée.
Comment l'évaluer ?
La réserve ovarienne est estimée à partir du dosage de l'hormone anti-mullerienne (AMH) couplé au comptage, par une technique échographique du nombre de follicules antraux (CFA).
Les normes au 3
ème
jour du cycle sont :
VOTRE FONCTION OVARIENNE ÉTAIT DÉJÀ PERTURBÉE
En raison de la chimiothérapie, ou tout simplement en raison de l’âge, souvent dès 38 ans, il existe une insuffisance ovarienne, attestée par une FSH augmentée et une inhibine B basse. Au couple qui désire un enfant, on peut alors faire deux propositions :
Ces deux techniques présentent l’avantage de ne pas nécessiter de stimulation ovarienne chez la receveuse.
VOTRE FONCTION OVARIENNE EST INTÈGRE
Les conditions
Après feu vert des cancérologues pour la mise en route d’une grossesse et après bilan global de l’infertilité, il arrive parfois que la prise en charge de l’infertilité d’un couple nécessite le recours à une technique de procréation médicalement assistée, comme une insémination artificielle, une FIV et/ou micro-injection de spermatozoïde
in vitro
dans l’ovocyte (ICSI) .
Les problèmes
C’est celui d’une stimulation des ovaires après cancer du sein qui est posé.
Si la femme ovule, le recours à ces techniques en « cycles spontanés » reste possible et permet d’éviter une stimulation, mais se heurte à des taux de succès très faibles.
Dans les autres cas, si la femme n’ovule pas, ou s’il s’agit d’une infertilité sévère. Dans ce cas, les médecins ont un dilemme : faut-il, par crainte des effets de la stimulation, interdire toute tentative, et orienter d’emblée ce couple vers l’adoption ?
Certaines équipes (notamment à l’étranger) proposent des protocoles de stimulation adaptés, sous surveillance très attentive des taux d’estradiolémie.
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OPTIONS
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GROSSESSES (%)
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Cycles spontanés (acceptation du risque d’infertilité)
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5 à 28 %
3 à 6 ans après la fin du traitement
|
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Agonistes de la LH-RH pendant la chimiothérapie
|
Expérimental
Efficacité non démontrée
|
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Congélation d’embryons
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20 à 30 % par transfert de 3 embryons |
|
Congélation d’ovocytes
|
3 % par ovocyte décongelé
|
Le GEDO (Groupe d’Étude sur le Don d’Ovocytes)
Le site du
GEDO
propose des informations pour tout public :
Le CECOS (Centre d’Étude et de Conservation des Œufs et du Sperme humains)
Le site du
CECOS
propose des informations pour tout public :
25 octobre 2011