En savoir plus... Imagerie médicale La Tomographie par émission de positons (TEP)

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La Tomographie par émission de positons (TEP)

Un grand progrès en matière d'imagerie médicale...

PET-scan, TEP-FDG…

Le TEP Scan (Tomographie par Émission de Positons) ou l’abréviation anglaise PET-scan pour Positron Emission Tomography est un examen d'imagerie médicale. C'est l’alliance de l’imagerie TEP (Tomographie par Émission de Positron), d'une imagerie scintigraphique et d’un scanner multibarettes permettant la fusion des images.
Cette alliance permet un affinement des résultats obtenus par les moyens classiques et une vision précise de la position des tumeurs.


FDG...

Très souvent le terme TEP ou PET sera suivi ou précédé de FDG (Fluoro-Désoxy-Glucose) qui désigne le traceur utilisé et injecté lors de l'examen.
C’est, en fait, une sorte de scintigraphie qui utilise un traceur, le 18-fluorodéoxyglucose. Celui-ci est un analogue du glucose et s’accumule dans les cellules dont le métabolisme est augmenté sous forme de 18-fluoro-2-désoxyglucose-6-phosphate.
Cette accumulation se retrouve dans les cellules malignes d’un bon nombre de cancers et est en relation directe avec leur potentiel évolutif. On l’observe également sur les processus cicatriciels, inflammatoires, infectieux ainsi qu’au niveau des muscles striés ou lisses lorsqu’ils sont soumis à des efforts ou à des contractures et elles peuvent être à l’origine de faux positifs.
Cette accumulation est un apport très important aux images anatomiques qui ne permettent pas toujours de trancher en particulier au niveau des adénopathies entre atteinte métastatique et hypertrophie réactionnelle car l’augmentation de la taille d’un ganglion ne signifie pas forcément la présence d'une métastase. A contrario , une taille normale de ganglion n’est nécessairement pas synonyme d’absence d’atteinte.


  • PET-Scan

Un peu de technique...

LE PRINCIPE…

C'est une technique d'imagerie médicale fonctionnelle qui consiste à injecter un traceur radioactif qui par désintégration, signale sa présence aux γ caméras situées dans le système de détection entourant le patient. Ces caméras assurent la visualisation d’organes peu ou mal accessibles par l’imagerie conventionnelle et de réaliser des images du fonctionnement des organes.

LA MACHINE...

L'appareillage comporte :

  • Un système de détection en trois parties comportant
    • Les collimateurs filtrent les rayonnements pour ne garder que ceux qui proviennent du corps
    • Les scintillateurs ou cristal qui arrêtent le rayonnement γ et produisent des photons de scintillation
    • Le photomultiplicateur transforme le signal lumineux constitué par les photons en signal électrique transmis au système informatique

  • Un système informatique de contrôle à distance


LE FLUORODESOXYGLUCOSE

Le 18-fluorodéoxyglucose

C'est un analogue d’un sucre, le glucose. Celui-ci rendu radioactif par le remplacement dans la molécule du glucose d'une liaison OH par un marqueur, le fluor-18 ( 18 F).
Le fluor 18 est créé grâce à un cyclotron par accélération de noyaux H+ qui vont rencontrer  des  ions 18 O qui, en réagissant, créent le 18 F, selon la réaction : 18 O + H+ → 18 F.
Sa demi-vie courte de 109 minutes oblige un transport rapide quand il est produit hors du lieu d’exploitation. De plus, la quantité fabriquée est toujours supérieure à la quantité utilisée en raison d'une désintégration continue.

Un positron ou positon

Le positron ou positon, encore appelé anti-électron est l'antiparticule associée à l'électron. C'est  une particule bêta positive. Il possède une charge électrique de +1 contre -1 pour l'électron, le même spin et la même masse que l'électron.
Le 18 F est un atome qui contient un positron supplémentaire qui est libéré dans l’organisme. Lorsque le positron rencontre un électron, ils s’annihilent et forment deux photons gamma dont l'énergie est de 512 keV (1 électronvolt (eV) = 1,60×10 -19  Joule).

Son intérêt

Ce marqueur va suivre le métabolisme des cellules car il va se comporter comme du glucose. Il se fixera sur des zones très actives sur le plan métabolique. Les sites de fixation pourront être retrouvés à la fois sur des zones physiologiques ( hot spot ), comme le cerveau, le tube digestif, l’appareil urinaire et dans les zones contenant des cellules malignes. Il permet de détecter des tumeurs à partir de 1 cm.

À QUOI RESSEMBLENT LES IMAGES OBTENUES ?

Le plus souvent les images obtenues sont imprimées sur des films transparents, mais il est également possible de les éditer sur du papier. Elles sont majoritairement interprétées et rendues à votre médecin en noir et blanc (échelle de gris). Certains centres utilisent aussi des échelles de couleurs. Le radiologue, pour interprétation, a recours à des images informatiques animées où il est possible de visualiser les 3 plans de l'espace.

LES LIMITES DE LA MÉTHODE…

Il faut savoir que cette technique à des limites d’utilisation chez les diabétiques et lorsque la tumeur maligne n’a qu’une faible activité métabolique.


A quelle occasion prescrit-on une TEP ?

Les indications de cette méthode se sont fortement développées depuis 1998, date de l'introduction de la méthode en pratique.
Les indications actuelles faisant l'objet d'un consensus concernent le bilan initial, le suivi thérapeutique et la recherche de récidive

  • Des tumeurs broncho-pulmonaires et des voies aéro-digestives supérieures
  • Des tumeurs colo-rectales
  • Des lymphomes hodgkiens et non-hodgkiniens
  • Des mélanomes
  • Des cancers de l'ovaire.


Les contre indications de la technique

  • La grossesse
  • L'allaitement (suspension pendant 12 heures)
  • En cas de diabète, l’examen est réalisé tôt le matin quand le taux de glucose est au plus bas
  • L'exercice physique (conduite, marche  ou sport) est interdit dans les deux jours précédent l’imagerie


Je vais passer une TEP...

QUE DEVEZ-VOUS PRÉPARER POUR L'EXAMEN ?

Vous devez être à jeun depuis 6 heures avant l'examen. Si vous êtes diabétique, il faut programmer l'heure du PET-scan afin que votre dernière prise de médicaments antidiabétiques soit effectuée deux heures avant le début de l’examen.
Ne faites pas d'exercice physique important dans les 12 heures précédant l'examen.
Buvez deux grands verres d'eau une heure avant l'examen.


AU CENTRE D’IMAGERIE MÉDICALE

Avant l'examen, on vous injectera par voie veineuse le traceur radioactif 18 FDG composé d'une solution de glucose (sucre) marqué par un isotope à demi-vie courte (2 heures).
La quantité de radiations associée à l'examen est sans danger et est, à titre d'exemple, inférieure à celle reçue lors d'un scanner traditionnel.
On vous demandera alors d’aller aux toilettes et de ne plus bouger après.
Vous vous reposerez pendant environ 45 minutes afin que le sucre radioactif se distribue au sein de votre organisme et qu'il soit incorporé dans les organes.
Vous devrez être le plus détendu possible afin de minimiser la captation de sucre dans vos muscles.
Lors de l'examen lui-même, vous serez allongé sur le lit d'examen durant environ 30 minutes. En fonction du type de caméra utilisée, cette phase d'acquisition des images pourra cependant être plus longue, mais n'excédera que rarement 2 heures.
Pour la grande majorité des patients, il est nécessaire de compter environ 3 à 4 heures dans le centre.

COMMENT IREZ-VOUS APRÈS L'EXAMEN ?

Il n’y a pas d’effet secondaire à l’injection du FDG. Vous vous sentirez parfaitement bien après le PET-scan. Il n'y pas d'effet secondaire et il vous sera possible de reprendre votre véhicule.
Il faut compter environ 12 heures pour que le produit radioactif soit éliminé. Par précaution, durant cette période, le contact étroit avec de jeunes enfants n’est pas recommandé, ceci pour leur éviter une irradiation inutile.


Pour résumer...

  • Être à jeun depuis 6 heures avant l'examen
  • Arrêt de toute perfusion de sérum glucosé 24 heures avant l'examen
  • Durée totale de l'examen, environ 3 heures
  • Injection et isolement, environ 1 heure
  • Temps d'acquisition des images : 25 minutes
  • Temps de reconstruction des images : 15 minutes  


Un contexte économique à ne pas négliger...

  • La machine et l'infrastructure
    • La construction de bâtiments spéciaux réservé à l’utilisation de la machine
    • Le prix de la machine : 2.5 millions €  plus installation de 800 000 €
    • Le budget de fonctionnement environ 2 millions € par an
    • Coût de la dose de FDG : 500 €

  • L'examen
    • Le coût d’un examen y compris le prix du FDG : 1200 € (en France)
    • Remboursement la sécurité sociale au centre d'imagerie, 1000 € par pour les mille premiers examens de l’année, puis de 550 € pour les suivants



Mise à jour

19 novembre 2010



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