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La radiographie

  • Wilhelm Roentgen, (1845-1932) la première radiographie
    Wilhelm Roentgen, (1845-1932) la première radiographie

Comment l’image est-elle obtenue ?

L'image radiologique est obtenue par atténuation de la diffusion d'un faisceau de rayons X lors de sa traversée des différents tissus du corps.
Cette atténuation dépend de l'épaisseur de tissus traversés et également de la composition des tissus.
Plus l'épaisseur est importante, moins les rayons traversent les tissus et plus l'image est blanche.
Plus les tissus contiennent des atomes de numéros atomiques importants, moins les rayons traversent et plus l'image est blanche.


Les corps élémentaires d'un point de vue radiologique

La composition des tissus est relativement simple. En radiologie, on reconnaît comme corps élémentaires : l'air, la graisse, l'eau et l'os. Ces corps élémentaires, du fait de leur composition atomique, atténuent différemment le faisceau de rayons X : l'air moins que l'os et l'eau plus que la graisse.
L'épaisseur des organes traversés et leur composition en air, en graisse, en eau et en os feront que l'on aura sur le film radiographique des zones plus ou moins grises, mais ceci ne suffit pas pour obtenir des lignes.


La composition de lignes sur le cliché radiologique

Le principe d'apparition des lignes en radiologie est à l'origine de la silhouette observée des organes. Elle nécessite que l'interface, séparant deux milieux de numéros atomiques différents, soit abordée tangentiellement par le faisceau de rayons X.
Ainsi, on distingue les contours du rein, parce qu'ils sont inclus dans de la graisse. De la même façon, on voit les vaisseaux pulmonaires, parce qu'ils se détachent de l'air des poumons.
Deux opacités quise projettent l'une derrière l'autre et dont on voit complètement les contours ne peuvent être dans le même plan. Si deux opacités n'ont pas de contour propre au niveau de leur intersection, on peut dire qu'elles sont dans le même plan.


Les produits de contraste

 

Les produits de contraste utilisés en radiologie sont à base de métaux lourds comme le baryum ou l’iode. Ils sont destinés à augmenter la gamme de contrastes, en modifiant l’atténuation des rayons X au travers des tissus.

 
LES PRODUITS BARYTÉS


Ils sont à base de baryum. Le baryum, dont le numéro atomique est 56, est un métal de poids atomique élevé : 137.
Le baryum sert à opacifier la lumière digestive. Il est introduit dans le tube digestif par ingestion ou par lavement. Le baryum a aussi l’intérêt de ne pas être absorbé dans le tube digestif.
On l’utilise ce produit de contraste pour visualiser l’œsophage et l’estomac. On parle alors de « transit gastro-œsophagien ». Le baryum est aussi utilisé pour opacifier l’intestin grêle et le colon. Pour ce dernier l’examen s’appelle un « lavement baryté ».


LES PRODUITS HYDROSOLUBLES IODÉS


Ces produits contiennent de l’iode. L’iode, dont le numéro atomique est 53, est un métal de poids atomique élevé : 127, comme le baryum.
Les produits iodés sont généralement injectables. Ils sont injectés soit dans une veine, soit dans une artère. La durée du transit du produit dans le sang est très brève et très rapidement il diffuse dans les autres tissus. Les produits de contraste iodés sont excrétés dans les urines.


Quelques examens courants…

UNE ANGIOGRAPHIE

C'est un examen qui sert à opacifier les vaisseaux sanguins.
Si les artères sont étudiées, il s’agit d’une artériographie.
Si les vaisseaux du cœur, les artères coronaires, sont examinés, l’examen s’appelle une coronarographie.
De la même manière, une phlébographie étudie les veines et une lymphographie, les vaisseaux lymphatiques et les ganglions annexes.

D'AUTRES EXAMENS

Si l'examen est réalisé pour opacifier les cavités urinaires, on parle alors d’un pyélogramme ou d’une urographie intraveineuse (UIV).
Lorsque ce sont les voies biliaires qui sont opacifiées, dans ce cas il s’agit d’une cholangiographie.
Les produits hydrosolubles peuvent aussi servir à opacifier d'autres cavités comme :

  • Une articulation , on parle alors d'une arthrographie
  • La cavité utérine , dans ce cas il s’agit d’une hystérosalpingographie
  • Les canaux excréteurs du sein (canaux galactophores), on parle, alors de galactographie
  • Les espaces autours de la moelle épinière , il s’agit, alors soit d’une myélographie soit d’une saccoradiculographie


Mise à jour

Mercredi 25 Mars 2009



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