En savoir plus... Cancer La maladie
[imprimer la page]Le cancer se traduit par une multiplication anarchique de certaines cellules normales de l’organisme, qui échappent aux mécanismes physiologiques de différenciation et de régulation de leur multiplication. En outre, ces cellules acquièrent la capacité d’envahir le tissu normal avoisinant, en le détruisant, puis de migrer à distance pour former des métastases. (
OncoProf)
Par ailleurs, les spécialistes considèrent trois définitions possibles de la maladie...
COMMENT ?
Deux objectifs sont à atteindre pour obtenir la guérison de la maladie :
PAR QUELS MOYENS ?
Au début...
Les traitements à visée
loco-régionale sont la chirurgie et la radiothérapie
Les traitements
à visée générale, ou
systémiques, sont la chimiothérapie, l'immunothérapie et l'hormonothérapie. Ils sont donnés en complément des traitements loco-régionaux.
Lorsque la maladie
cancéreuse est métastatique d'emblée
Il convient d'appliquer à une
maladie générale un traitement général qui sera donc le plus souvent
médical.
Au delà d'un certain volume, souvent petit, voire très petit, les cellules tumorales peuvent migrer via les canaux sanguins et lymphatiques, réalisant une maladie micrométastatique systémique.
Cette maladie peut exister de façon significative, concomitamment à la maladie locale, ce qui explique que certains cancers soient découverts au stade métastatique d'emblée.
Elle peut, au contraire, demeurer infraclinique, c'est à dire en deçà des méthodes de détection clinique et paraclinique usuelles, pour une durée indéterminée et être à l'origine d'une rechute ultérieure.
C'est cette maladie infraclinique qui complique la prise en charge thérapeutique en cancérologie. Cependant, sa probabilité d'existence ou son absence, peuvent être appréciées à l'aide de facteurs pronostiques, variables d'une localisation à une autre, comme par exemple :
SIX CENT MILLE MILLIARDS DE CELLULES...
Un homme ou une femme est composé d'environ plus de 6 x 10
13
(six cent mille milliards !) de cellules...
Au cours de la vie d'un individu, ces 6 x 10
13
cellules vont se diviser régulièrement ce qui représente environ 10
16
mitoses (cent millions de milliards !)...
L’HOMÉOSTASIE
Les cellules de l'organisme sont organisées en tissus, en organes et en systèmes. Par suite de régulations très précises, il existe un équilibre harmonieux entre le nombre de cellules disparaissant de mort naturelle, ou apoptose, et le nombre de cellules créées.
A chaque seconde, plus de vingt millions de cellules se divisent pour remplacer les cellules qui disparaissant par vieillissement (apoptose) ou par lésion. Par exemple, le maintien d'un nombre constant de globules rouges nécessite deux millions de divisions cellulaires par seconde !
LA PERTE DE L’HOMÉOSTASIE
L’apparition d’un cancer chez un homme sur trois au cours de la vie correspond à une probabilité de transformation en cellule maligne par division cellulaire qui est inférieure à 10
−17
(une cellule sur cent millions de milliards !).
Une dérégulation de cet équilibre serait à l'origine de proliférations mal contrôlées d'un ou plusieurs groupes de cellules. L'accumulation de ces cellules aboutit à la formation d'une masse observable lors d'investigations complémentaires ou simplement palpable lors d’un examen clinique.
Cette nouvelle formation tissulaire, plus ou moins volumineuse, ressemblant, plus ou moins au tissu normal adulte ou embryonnaire aux dépens duquel elle s'est développée est une tumeur.
UNE TUMEUR
C’est une masse tissulaire en excès constituée par une prolifération cellulaire anormale qui échappe aux mécanismes de régulation cellulaire.
Une tumeur bénigne ou maligne, sont des tumeurs qui possèdent un potentiel évolutif différent.
Une lésion ou un état précancéreux est une lésion tissulaire associée à un risque plus ou moins élevé d’évoluer vers un cancer.
UN SCHÉMA ÉVOLUTIF HABITUEL...
L'histoire naturelle d'un cancer peut être divisée schématiquement en plusieurs étapes :
Cette progression tumorale est liée à l'instabilité génétique des cellules cancéreuses. Des modifications génétiques spontanées vont survenir progressivement, avec apparition de variants du clone initial, entraînant une hétérogénéité de la tumeur. Ces clones variants auront des comportements prolifératifs, invasifs, antigéniques, et métastatiques hétérogènes, ou encore une sensibilité inégale à la chimiothérapie.
DANS UN TISSU SAIN
C’est le résultat de la juxtaposition d’un grand nombre de cellules. A chaque instant, le nombre de cellules qui naissent est égal au nombre de cellules qui meurent. Chaque jour, dans notre organisme, environ 6000 milliards de cellules remplissent la fonction qui leur a été assignée par leur code génétique, tout en veillant sur leurs voisines.
Les cellules de l’organisme ou cellules somatiques nouvellement créées ont trois évolutions possibles. Elles peuvent :
Ces processus sont contrôlés par des mécanismes de régulation très précis. Ceux-ci ne sont performants que par la communication quasi constante entre les cellules. Pour cela, elles reçoivent une multitude de signaux de leur environnement : les autres cellules, les différents tissus et organes de l'organisme. Ces signaux, une fois interprétés, vont permettre aux cellules de déterminer leur position et leur rôle dans l'organisme. Ces signaux sont indispensables à plusieurs fonctions essentielles.
Ces signaux assurent le maintien harmonieux de la taille et de la fonction des tissus.
LA CELLULE CANCÉREUSE
Elle échappe aux règles biologiques de la croissance et de la différenciation cellulaire ainsi qu'aux mécanismes de surveillance.
En cas de défaillance de ce système précis de régulation, la cellule peut alors devenir immortelle et proliférer de façon anarchique, ce qui peut conduire à l'apparition d'une tumeur.
On peut donc dire que le cancer est le résultat d'une prolifération cellulaire anarchique aboutissant à la mort du sujet hôte.
Elle accumule des altérations génétiques...
On estime entre deux et sept le nombre d'évènements indépendants, non obligatoirement tous mutagènes, nécessaires dans une même cellule pour entraîner sa transformation en cellule maligne.
Chaque étape correspond au franchissement d'un des obstacles qui s'opposent physiologiquement et en permanence au développement d'une prolifération cellulaire anarchique.
Ces mutations impliquent les gènes commandant les six fonctions cellulaires majeures.
Le cancer est dû à des altérations génétiques qui perturbent l’équilibre entre stimulation et inhibition de la prolifération cellulaire
23 juillet 2011