Les taux de guérison

GLOBALEMENT, TOUS STADES CONFONDUS

En France, plus de la moitié des patients traités sont en vie à 5 ans et 38 % guériront, tels sont les derniers chiffres publiés....
Cependant, les taux varient beaucoup, selon la localisation et le type de cancer de 6 à 95 %. Pour simplifier, les cancers sont classé en trois catégories de pronostic.

Les cancers de bon pronostic

Ils représentent près de la moitié des cas de cancers, soit environ 135 000 patients. Pour eux, la survie globale à 5 ans est supérieure ou égale à 80 %. Cela représente onze localisations et deux hémopathies malignes

  • Rein
  • Glandes salivaires
  • Mélanome de l'uvée
  • Rein
  • Mélanome cutané
  • Lèvre
  • Corps utérin
  • Thyroïde
  • Prostate
  • Sein
  • Testicule
  • Leucémie lymphoïde chronique
  • Maladie de Hodgkin

Des cancers de pronostic intermédiaire

Ce sont les localisations dont la survie à 5 ans est comprise entre 20 et 80 % et qui représentent un tiers des cas, soit environ 110 000 personnes. Il faut savoir que pour la majorité des cas elle se situe entre 40 et 60 % et que les survies à 5 ans dépassent 80 % pour les stades locaux. Cela concerne 12 localisations
 
  • Côlon-rectum, estomac
  • Bouche-pharynx,larynx
  • Vessie, rein
  • Corps (75 %) et col de l’utérus (70 %), ovaire
  • Lymphomes non hodgkiniens,myélome et leucémies aiguës

 
Des cancers de mauvais pronostic

Ce sont des maladies dont la survie à 5 ans est inférieure ou égale à 20 %. Elles  représentent 31 % des cas chez l'homme et 17 % des localisations chez la femme.
soit environ 60 000 malades. Il s'agit des neuf localisations suivantes.

  • Mésothéliome pleural
  • Pancréas
  • Œsophage
  • Foie
  • Voies biliaires
  • Poumon
  • Système nerveux central
  • Estomac
  • Hyopharynx

Ils s'améliorent d'année en année mais avec de grandes disparités

EN FONCTION DU SEXE, TOUS STADES CONFONDUS

Le tableau suivant reproduit l’étude des données issu du livre publié par Springer en 2007 « Survie des patients atteints de cancer en France » qui a porté sur des cas de cancers diagnostiqués entre 1988 et 1997.




Survie à 5 ans


Hommes adultes

Proportion sur l’ensemble des cancers

Plus de 75 %


Lèvre, testicule, thyroïde, maladie de Hodgkin, peau, prostate, œil, LLC


35 %

50 à 75 %


Verge, rein, sarcomes, vessie, côlon, rectum,

glandes salivaires, larynx, lymphomes, sphère ORL, LMC


31 %

25 à 50 %


Nasopharynx, intestin grêle, myélome, langue, pharynx


11 %

Moins de 25 %


Leucémies aiguës, estomac, tumeurs cérébrales,

foie et voies biliaires, poumon, œsophage, plèvre, pancréas


33 %


  Femmes adultes


Plus de 75 %


Thyroïde, maladie de Hodgkin, peau, lèvre, sein, LLC,

corps utérin (endomètre), œil


48 %

50 à 75 %


Glandes salivaires, col utérin, rein, sarcomes, larynx, rectum, côlon, lymphomes, sphère ORL, vulve et vagin, vessie


30 %

25 à 50 %


Sphère ORL, LMC, langue, myélome, intestin grêle, ovaire, leucémie lymphoïde aiguë, estomac


11 %

Moins de 25 %


Tumeurs cérébrales, leucémies myéloïdes aiguës, poumon, œsophage, foie et voies biliaires, plèvre, pancréas


11 %

SOURCES DOCUMENTAIRES

Des informations, beaucoup plus détaillées, peuvent être retrouvées dans les articles suivants :

  • Rapport du CIRC est disponible sur le site Internet : www.academie-medecine.fr
  • La base de données de l' IARC
  • Bulletin Hebdomadaire Epidémiologique 41 42 (2003)
  • European Code Against Cancer and Scientific justification (third version 2003)
    Annals of Oncology 2003;14:973-1005

Le risque résiduel à 10 ans

DÉFINITION

C'est le risque qui subsiste après que toutes les mesures de prévention et de protection ont été prises en compte, y compris les recommandations de suivis.

PLUSIEURS CAS DE FIGURE

Il est habituel de classer les cancers en trois profils de risque résiduel à 10 ans, tout en soulignant que le stade lors du diagnostic est une donnée essentielle pour prédire le risque résiduel à 10 ans

les cancers très rarement évolutifs (risque résiduel < à 2 %)

  • Côlon-rectum, le risque décroissant avec l’âge
  • Thyroïde
  • Mélanome de la peau
  • Corps de l’utérus
  • Ovaire
  • Testicule
  • Maladie de Hodgkin

Les cancers peu évolutifs (risque résiduel entre 2  et 5 %)

  • Sein, les valeurs les plus faibles étant observées chez les femmes âgées de 45 à 64 ans
  • Lymphome non Hodgkinien
  • Rein
  • Larynx

Les cancers pour lesquels le risque résiduel est supérieur à 5 %.

Ce groupe comprend des cancers ayant des récidives tardives, mais aussi des cancers évoluant telles des maladies chroniques de bon pronostic global, mais ayant un risque résiduel de décès relativement constant dans le temps.
 
  • Prostate
  • Poumon
  • Leucémie lymphoïde chronique

Les seconds cancers

GLOBALEMENT

Le sur-risque de développer un second cancer après un premier cancere est faible mais il peut s'avérer élevé pour certaines localisations, comme

  • Les cancers du pharynx et de la cavité buccale pour lesquels le risque relatif est multiplié par 2.5
  • La maladie de Hodgkin pour laquelle ce risque est multiplié par 2

En revanche, il est inexistant pour d'autres, comme les cancers de l'endomètre et du côlon-rectum ou le myélome.

POUR CERTAINES CATÉGORIES DE PATIENTS


Les femmes ayant eu un cancer du sein avant 40 ans ou celles présentant une prédisposition génétique aux cancers sont plus à risque de développer un second cancer que les autres.

Les données relatives à l'effet iatrogène des traitements anticancéreux doivent, quant à elles, être interprétées au regard de l'évolution des stratégies thérapeutiques car certains risques décrits dans la littérature ne concernent pas les patients traités plus récemment.

Mise à jour

26 novembre 2015