Les taux de guérison

Survie nette à 5 et 10 ans

Cancer

Survie nette à 5 ans (2005–2010)

Survie nette à 10 ans (1999–2004)

 

Cas

Homme

Femme

Cas

Homme

Femme

Prostate

57 142

93

23 130

84

Sein

50 542

87

29 237

78

Côlon-rectum

46 371

62

64

25 449

50

55

Poumon

33 850

16

20

14 398

9

14

ORL hors larynx

11 458

34

49

5821

18

35

Pancréas

10 528

9

10

4178

5

8

Mélanome de la peau

10 416

88

93

3568

81

85

Vessie

10 332

55

49

4620

45

42

Foie

9926

16

18

3991

7

ND

Rein

9078

70

73

3768

59

61

Estomac

8391

26

33

4360

21

26

Thyroïde

7826

91

97

3210

ND

91

Endomètre

6582

75

3005

65

Œsophage

6274

14

18

2966

6

13

Ovaire

4702

43

2340

31

Système nerveux central

4618

25

29

1821

15

Larynx

3316

56

59

1648

38

ND

Col de l'utérus

2938

63

1517

59

Testicule

2079

92

994

95

GLOBALEMENT, TOUS STADES CONFONDUS

En France, plus de la moitié des patients traités sont en vie à 5 ans et 38 % guériront, tels sont les derniers chiffres publiés....
Cependant, les taux varient beaucoup, selon la localisation et le type de cancer de 6 à 95 %. Pour simplifier, les cancers sont classé en trois catégories de pronostic.

Les cancers de bon pronostic

Ils représentent près de la moitié des cas de cancers, soit environ 135 000 patients. Pour eux, la survie globale à 5 ans est supérieure ou égale à 80 %. Cela représente onze localisations et deux hémopathies malignes

  • Rein
  • Glandes salivaires
  • Mélanome de l'uvée
  • Rein
  • Mélanome cutané
  • Lèvre
  • Corps utérin
  • Thyroïde
  • Prostate
  • Sein
  • Testicule
  • Leucémie lymphoïde chronique
  • Maladie de Hodgkin


Des cancers de pronostic intermédiaire

Ce sont les localisations dont la survie à 5 ans est comprise entre 20 et 80 % et qui représentent un tiers des cas, soit environ 110 000 personnes. Il faut savoir que pour la majorité des cas elle se situe entre 40 et 60 % et que les survies à 5 ans dépassent 80 % pour les stades locaux. Cela concerne 12 localisations 

  • Côlon-rectum, estomac
  • Bouche-pharynx,larynx
  • Vessie, rein
  • Corps (75 %) et col de l’utérus (70 %), ovaire
  • Lymphomes non hodgkiniens,myélome et leucémies aiguës 

Des cancers de mauvais pronostic

Ce sont des maladies dont la survie à 5 ans est inférieure ou égale à 20 %. Elles  représentent 31 % des cas chez l'homme et 17 % des localisations chez la femme.
soit environ 60 000 malades. Il s'agit des neuf localisations suivantes.

  • Mésothéliome pleural
  • Pancréas
  • Œsophage
  • Foie
  • Voies biliaires
  • Poumon
  • Système nerveux central
  • Estomac
  • Hyopharynx

Ils s'améliorent d'année en année mais avec de grandes disparités

EN FONCTION DU SEXE, TOUS STADES CONFONDUS

Le tableau suivant reproduit l’étude des données issu du livre publié par Springer en 2007 « Survie des patients atteints de cancer en France » qui a porté sur des cas de cancers diagnostiqués entre 1988 et 1997.

 

Survie à 5 ans 

Hommes adultes

%
ensemble des cancers

Plus de 75 %

Lèvre, testicule, thyroïde, maladie de Hodgkin, peau, prostate, œil, LLC

35 %

50 à 75 %

Verge, rein, sarcomes, vessie, côlon, rectum, glandes salivaires, larynx, lymphomes, sphère ORL, LMC

31 %

25 à 50 %

Nasopharynx, intestin grêle, myélome, langue, pharynx

11 %

Moins de 25 %

Leucémies aiguës, estomac, tumeurs cérébrales,foie et voies biliaires, poumon, œsophage, plèvre, pancréas

33 %

 

Femmes adultes

 

Plus de 75 %

Thyroïde, maladie de Hodgkin, peau, lèvre, sein, LLC, corps utérin (endomètre), œil

48 %

50 à 75 %

Glandes salivaires, col utérin, rein, sarcomes, larynx, rectum, côlon, lymphomes, sphère ORL, vulve et vagin, vessie

30 %

25 à 50 %

Sphère ORL, LMC, langue, myélome, intestin grêle, ovaire, leucémie lymphoïde aiguë, estomac

11 %

Moins de 25 %

Tumeurs cérébrales, leucémies myéloïdes aiguës, poumon, œsophage, foie et voies biliaires, plèvre, pancréas

11 %

SOURCES DOCUMENTAIRES

  • Rapport du CIRC est disponible sur le site Internet : www.academie-medecine.fr
  • La base de données de l' IARC
  • Bulletin Hebdomadaire Epidémiologique 41 42 (2003)
  • European Code Against Cancer and Scientific justification (third version 2003) Annals of Oncology 2003;14:973-1005

Le risque résiduel à 10 ans

C'est le risque qui subsiste après que toutes les mesures de prévention et de protection ont été prises en compte, y compris les recommandations de suivis.

Il est habituel de classer les cancers en trois profils de risque résiduel à 10 ans, tout en soulignant que le stade lors du diagnostic est une donnée essentielle pour prédire le risque résiduel à 10 ans

les cancers très rarement évolutifs (risque résiduel < à 2 %)

  • Côlon-rectum, le risque décroissant avec l’âge
  • Thyroïde
  • Mélanome de la peau
  • Corps de l’utérus
  • Ovaire
  • Testicule
  • Maladie de Hodgkin

Les cancers peu évolutifs (risque résiduel entre 2  et 5 %)

  • Sein, les valeurs les plus faibles étant observées chez les femmes âgées de 45 à 64 ans
  • Lymphome non Hodgkinien
  • Rein
  • Larynx

Les cancers pour lesquels le risque résiduel est supérieur à 5 %.

Ce groupe comprend des cancers ayant des récidives tardives, mais aussi des cancers évoluant telles des maladies chroniques de bon pronostic global, mais ayant un risque résiduel de décès relativement constant dans le temps. 

  • Prostate
  • Poumon
  • Leucémie lymphoïde chronique

Les seconds cancers

GLOBALEMENT

Le sur-risque de développer un second cancer après un premier cancere est faible mais il peut s'avérer élevé pour certaines localisations, comme

  • Les cancers du pharynx et de la cavité buccale pour lesquels le risque relatif est multiplié par 2.5
  • La maladie de Hodgkin pour laquelle ce risque est multiplié par 2

En revanche, il est inexistant pour d'autres, comme les cancers de l'endomètre et du côlon-rectum ou le myélome.

POUR CERTAINES CATÉGORIES DE PATIENTS


Les femmes ayant eu un cancer du sein avant 40 ans ou celles présentant une prédisposition génétique aux cancers sont plus à risque de développer un second cancer que les autres.

Les données relatives à l'effet iatrogène des traitements anticancéreux doivent, quant à elles, être interprétées au regard de l'évolution des stratégies thérapeutiques car certains risques décrits dans la littérature ne concernent pas les patients traités plus récemment.

Mise à jour

13 janvier 2019